Archives for mai 2016

Visite de la Commission Défense, Sécurité et Protection Civile de l’Assemblée Nationale à Tombouctou

Les députés s’imprègnent des conditions de vie et de travail des militaires sur le terrain

Après Gao et Mopti, la Commission Défense de l’Assemblée Nationale du Mali est arrivée à Tombouctou le 07 avril 2016 pour une mission d’évaluation des capacités opérationnelles et des conditions de vie des forces armées et de sécurité de la dite région. Elle a été accueillie à sa descente d’avion à 14 h00 par le commandant de zone de Tombouctou, le colonel Oumar Diarra. La délégation était conduite par le président de la Commission, l’Honorable Karim Keita.

La délégation a d’abord rendu une visite de courtoisie au gouverneur de la région. Le représentant du gouverneur, le conseiller administratif et aux affaires juridiques, Bani ould Mohamed Cissé a salué la délégation venue pour s’imprégner des conditions de vie et de travail de notre armée.

Le président de la Commission a affirmé qu’il est venu pour trois objectifs à savoir, la défense nationale, la sécurité et la protection civile. « Nous sommes venus pour écouter, échanger et voir comment améliorer les conditions de travail et de vie des militaires et des forces de sécurité. Cette démarche s’inscrit dans le souci de redonner le moral à ceux qui défendent la sécurité du pays», a-t-il déclaré.

Après le gouvernorat, la délégation s’est rendue au Camp militaire où elle a été reçue avec tous les honneurs. Après le cérémonial d’accueil elle s’est inclinée devant la stèle dédiée aux morts de la reconquête. Elle s’est réunie ensuite à huis-clos avec l’état-major de la région. La rencontre a porté sur le terrorisme, l’insécurité, le banditisme, l’équipement, les conditions de vie des hommes, la collaboration avec les forces de la MUNISMA et Barkhane, bref tous sujets relatifs aux défis sécuritaires de la région.

Le président de la commission accompagnée de sa délégation s’est ensuite rendu au camp de la garde Nationale où il a été reçu par le commandant de groupement, le commandant Dao DIARRA qui a exposé les difficultés et les besoins de ses hommes. Le premier défi selon lui est lié à l’effectif pour une région aussi vaste ; le groupement manque d’effectif pour faire face aux défis sécuritaires, des logements pour les familles des gardes et des bâtiments pour les hommes, car, la plus part dorment en ville exceptés les militaires du rang.

Il manque aussi de bureau pour le commandant de groupement, de clôture pour le camp et d’équipements lourds pour l’exécution des missions. Mais dans le cadre de l’amélioration des conditions de logement, un logement pour le commandant de compagnie est déjà en chantier avec la clôture de la compagnie même si c’est insuffisant, a signalé le commandant Diarra.

Le président de la commission Défense et Sécurité, l’honorable Karim Keita a reconnu que les besoins sont énormes dans un pays pauvre. Il a donné l’assurance que toutes les doléances seront exposées à qui de droit et que des ressources seront mobilisées afin que les hommes travaillent et exécutent leurs missions dans les conditions acceptables.

Il a été beaucoup question du vecteur aérien car vue la capacité de nuisance de l’ennemi, seul des matériels roulants blindés appuyés par une aviation de frappe peuvent changer les données sur le terrain. Selon le président de la Commission Défense-Sécurité et Protection Civile de l’AN, l’accroissement de la capacité opérationnelle des forces armées est déjà lancé et l’acquisition du vecteur aérien n’est plus qu’une question de court temps. Le gouvernement avec la volonté du Président de la République tient à ce que ce pays soit une nation de paix, de sécurité et de développement et cela passe par une armée bien formée et réellement équipée. Cette tournée s’inscrit dans ce cadre, a précisé, l’honorable Keita.

Karim Keita a transmis le même message à la police nationale, à la gendarmerie nationale et à la protection civile. Toutes les corporations ont dressé un tableau de leurs besoins.

Partout, il a été question de justice, d’équité, de mauvaise répartition des ressources humaines, et de complaisance. La police manque cruellement d’effectif car, une centaine d’éléments affectés ont été réaffectée sans aucun remplacement. Pour le représentant du commissaire de police, l’inspecteur Hamidou Diakité, une cinquantaine d’éléments ne peuvent pas exécuter toutes les missions au niveau de la région de Tombouctou. Lors des patrouilles mixtes la police de la MINUSMA est dans des véhicules blindés alors que nos éléments sont exposés, a déploré l’inspecteur Hamidou DIAKITE qui a aussi demandé à la Commission de revoir les allocations et les primes de logements de la police qui restent inférieures à celles allouées aux autres corporations.

La Commission a effectué une visite guidée à l’intérieur de la caserne à savoir l’intendance, le magasin de session, la poudrière, le garage, l’équipement roulant, la soute, la cuisine, l’infirmerie et la transmission. Au nom de la commission Défense-Sécurité et Protection Civile de l’AN, son président a offert une enveloppe symbolique aux FAMa basées à Tombouctou.

Avant de quitter, la délégation s’est rendue au siège de la MINUSMA.

Cal Alhassane ALDJOUMATI

Barkhane : l’opération Nivose pour affirmer la liberté d’action de la force

Du 19 au 24 avril 2016, la force Barkhane a mené une opération de contrôle de zone entre Tessalit et Aguelhok, au Mali, afin d’accentuer la pression sur les Groupes armés terroristes (GAT) et leur interdire toute liberté d’action. En s’attaquant à leurs lieux de refuge et de transit, Barkhane affecte durablement leurs capacités de combat et contribue à sécuriser cette région du Grand-Nord Mali.
Environ 150 soldats de la force Barkhane ont été mobilisés sur le terrain dans l’opération baptisée Nivose. Elle avait pour but de contrôler l’axe allant de Tessalit à Aguelhok, le long de la transsaharienne. Cet axe, très emprunté par les forces internationales comme par les civils, est souvent miné par les GAT.
Nivose s’inscrit dans la continuité des opérations de contrôle de zone et de sécurisation menées ces dernières semaines par Barkhane dans les régions de Kidal et Tessalit. Elle utilise la liberté d’action de la force, sa capacité à mener plusieurs opérations simultanément pour ne laisser aucun répit aux GAT et leur interdire toute possibilité d’action.
L’effort du Sous-groupement tactique désert (SGTD) engagé dans cette opération a plus particulièrement porté sur les villages de Taghlit et d’Aguelhok, ainsi que sur l’entrée de la vallée d’Assamalmal. L’oued (fleuve) d’Assamalmal constitue un important point de passage. La végétation qui pousse sur ses bordures offre des possibilités de caches, d’observation et de dissimulation aux GAT. Au cours de cette opération, le SGTD a par ailleurs contrôlé plusieurs campements en vue de caractériser la région et la menace présentée par les GAT.
Au cours de cette opération, le SGTD a été appuyé par les hélicoptères du sous-groupement aéromobile mis en place à Tessalit : les drones Harfang et Reaper du détachement de drones de Niamey et les Rafale du détachement chasse de N’Djamena.
L’opération Barkhane compte 3500 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armées terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.
Sources : État-major des armées (France)

La MINUSMA et Contingent bangladeshi équipent le bureau de Gao

Le bureau du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) à Gao a abrité le jeudi 7 avril 2016, la cérémonie de remise d’un important lot de matériels offert par la Minusma et le contingent Bangladeshi. La cérémonie était présidée par l’adjoint au coordinateur du MOC, le Lieutenant-colonel Samballa Sidibé en présence du Commandant en chef des forces de la MINUSMA, le Général Michael Lollesgaard et son adjoint, le Général de Division Tchadien Bikimo.
Le don de la MINUSMA est composé de fauteuils, d’armoires, de tiroirs classeurs métalliques, de vidéoprojecteurs, de cartons de papiers A4, de séparateurs de bureaux, d’ordinateurs de bureaux et portables. Celui des Bangladeshis était composé de canapés maliens (single seated 4), canapés (double seated 02), 01 desktop computer avec accessoires, 02 computer table, 02 tables et 02 chaises de secrétariat, 08 chaises en plastique destinés à l’équipement et à l’amélioration des conditions de travail du bureau de mécanisme opérationnel de coordination.

Le commandant en chef des forces de la MINUSMA, le Général Lollesgaard a déclaré que le staff du MOC a bien travaillé pour que les travaux puissent démarrer. Et d’ajouter que même si le processus a été long, aujourd’hui, ils ont le matériel nécessaire pour une planification des opérations coordonnées et bientôt les véhicules seront disponibles pour des patrouilles mixtes. ‘’La toute première patrouille mixte est prévue pour la fin de ce mois et j’espère travailler en étroite collaboration avec le staff du MOC’’, a affirmé le Général Lollesgaard.

Selon le coordinateur adjoint du MOC, le Lieutenant-colonel Samballa Sidibé, le MOC est l’un des instruments de mise en œuvre prévu par l’accord pour la paix et la réconciliation nationale. Il a ajouté qu’il a pour mission de contribuer à la sécurisation des régions du nord du Mali, particulièrement pour prévenir, réduire tout vide sécuritaire avant, pendant et après le processus de cantonnement, d’intégration et de DDR.

S’adressant aux partenaires bilatéraux, multilatéraux et à la communauté internationale, le lieutenant-colonel Samballa a affirmé que le Mali a le plus besoin de leurs soutiens décisifs et constants. ‘’Car au-delà des actes terroristes de quelques groupuscules isolés çà et là, la paix est désormais une réalité et continuera toujours d’être une lutte de longue haleine.
Récemment le vote de la loi relative aux autorités transitoires par les députés de l’assemblée nationale et la nomination de nouveaux gouverneurs pour les régions administratives de Kidal de Ménaka et Taoudéni prouvent à suffisance la volonté des plus hautes autorités du Mali d’aller vite à une paix nationale’’, a-t-il souligné.

Avant de conclure le lieutenant-colonel Sidibé a rappelé que les responsables du MOC (FAMa, plateforme et CMA) sont résolument engagés pour la mise en œuvre des patrouilles mixtes avant, pendant et après le cantonnement.

Sgt Daouda Fofana (Gao)

FAMa et Barkhane se donnent la main

Poste Commandement de la 1ère Région Militaire a abrité le lundi 28 mars 2016, la cérémonie de clôture de l’opération Ossau/Taoussa. Cette cérémonie était présidée par le Commandant du théâtre d’opération Maliba, le Colonel-major Bréhima Haidara à ses côtés, le Commandant de l’opération Barkhane, le Général de Division Patrick Brethous et le Commandant de 1ère Région militaire, le Colonel Félix Diallo ainsi que plusieurs autorités militaires.

Les FAMa et Barkhane avaient lancé le 29 février 2016, une opération conjointe dénommée Ossau / Taoussa. Elle est la plus grande depuis la reconquête des régions Nord du pays tant en personnels qu’en matériels.

Cette vaste campagne avait non seulement pour but de prévenir un retour à la situation antérieure et la résurgence voire la création de nouveaux sanctuaires dans l’Adrar des Ifoghas, Tigharghar et la forêt de Fittili, mais aussi d’empêcher ces groupes d’entretenir, de générer et de profiter d’une économie criminelle (trafic d’armes, de drogues) et d’en distribuer les dividendes pour asseoir leur influence. Elle avait aussi pour but de contrôler la région sud de Bambaramaoudé en interdisant toute initiative tactique à la Katiba Al-Forqane, capturer les combattants terroristes et démanteler des caches d’armes.

Selon le Commandant de la Force Barkhane, le Général de Division Patrick Brethous, cette opération de ratissage a permis de sillonner toute la boucle sud du fleuve Niger, le Liptako Gourma en passant par Ansongo et Ménaka jusqu’à la frontière Nigérienne. Elle a été un moyen de mettre la pression dans la durée sur les terroristes, rassurer la population, ainsi que le retour dans des zones où les FAMa n’avaient pas mis les pieds depuis longtemps.

Le Commandant de la Force Barkane s’est dit satisfait des résultats, parce que l’opération a permis de nettoyer toutes les zones qui peuvent servir de refuges aux terroristes, les démanteler, les poursuivre, faire des prisonniers, fouiller des caches d’armes et des dépôts logistiques.

Le Général Patrick Bréthous a réaffirmé le soutien indéfectible de la Force Barkhane aux FAMa dans ses efforts de stabilisation du pays ainsi que la lutte contre les terroristes.

Le Commandant du théâtre des opérations Maliba, le Colonel-major Bréhima Haidara a pour sa part signalé que cette opération a été salutaire car elle a permis de faire plus en terme de zones couvertes, d’assistance médicale, de terroristes neutralisés et de caches d’armes démantelées.

Au cours de cette cérémonie, 24 éléments de la Force Barkhane se sont vu décerner des certificats pour la détermination et le courage consenti tout au long de la mission.

Sgt Daouda Fofana (Gao)