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Service national des jeunes new look : 2 000 JEUNES ATTENDUS SOUS LE DRAPEAU

mahamane babyC’est à l’unanimité, par 104 voix pour, que les honorables députés ont avalisé, le 28 juin dernier, le rétablissement du Service national des jeunes (SNJ), après le plaidoyer de M. Mahamane BABY, en sa qualité de Ministre porteur du dossier.

Le SNJ nouvelle formule, dont la devise est « Apprendre – Servir – Défendre », a pour mission de « contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des jeunes en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays et de leur mobilisation pour les besoins de la défense nationale ».

Les jeunes y seront admis pour une durée de dix-huit (18) mois : six (06) mois de Formation commune de base (FCB), dix (10) mois de formation professionnelle et deux (02) mois de reprise en main dans les casernes, les centres d’instruction, les camps de jeunesse, etc.

Ils doivent, pour ce faire, remplir les conditions ci-après : être de nationalité malienne, être âgé de 18 au moins et de 35 ans au plus, jouir de tous ses droits civiques et être de bonne moralité.

Si le SNJ est personnel et obligatoire pour tous les jeunes, ceux-ci bénéficient néanmoins, pendant leur séjour dans cette structure, « d’un pécule et d’une Prime Globale d’Alimentation (PGA) conformément aux dispositions régissant les recrues de l’armée ».

En ce qui concerne spécifiquement les jeunes recrutés des fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités Territoriales, ainsi que des autres statuts, ils bénéficient de « la totalité de leur salaire pendant le prêt de service », tout en conservant également « l’intégralité de leurs droits à l’avancement ».

Toutefois, les jeunes recrutés des fonctions publiques de l’Etat et des Collectivités Territoriales, ainsi que des autres statuts « participent financièrement au coût de la Formation Commune de Base (FCB) », le montant de leur participation étant fixé par voie règlementaire.

Pour ce qui est des diplômés sans emploi et des non-diplômés urbains et ruraux, ceux-ci « bénéficient du SMIG octroyé par l’Etat pendant leur formation par apprentissage ».

Les jeunes diplômés sans emploi ayant effectué le SNJ, candidats à un concours de recrutement, « bénéficient, eux, d’une bonification en cas d’égalité de points fixée par arrêté du Ministre compétent ».

En contrepartie, sous forme d’obligations, les jeunes en service national sont tenus de « participer pleinement aux actions de formation entreprises à leur endroit » et de « respecter les mesures d’organisation du SNJ, notamment : la discipline, les horaires, les consignes d’hygiène et de sécurité ».

Les jeunes sont également astreints « aux chantiers nationaux, ainsi qu’aux activités sportives et culturelles » et ceux parmi eux qui sont libérés « demeurent des réservistes » dont les conditions de mobilisation et le statut sont déterminés par un décret pris en Conseil des Ministres.

En revanche, c’est un arrêté du Ministre en charge de la Jeunesse qui précise les mesures d’organisation du SNJ dont la promotion et la gestion « sont assurées par un organe constitué sous la forme d’un établissement public à caractère administratif (EPA) ».

L’organe de gestion en question définit les conditions et les modalités d’exécution du SNJ institué par la présente loi qui abroge celle n°83-027/AN-RM du 15 août 1983.

Le satisfecit général

« Le SNJ œuvre à promouvoir le respect, l’attachement et le développement des jeunes à leur pays et à la collectivité auxquels ils appartiennent, après une formation à la fois physique, civique et professionnelle leur permettant d’être actifs dans la vie et d’assurer la défense nationale du pays», a justifié le Ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle, de la Jeunesse et de la Construction Citoyenne, M. Mahamane BABY.

Son rétablissement s’inscrit d’ailleurs en droite ligne de la vision du Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar KEITA, largement exprimée dans son projet de société par l’investissement dans la jeunesse à travers la promotion de l’esprit de civisme et de socialisation de la jeunesse, a ajouté le Ministre BABY qui a précisé le nombre pour le contingent annuellement appelé sous ce drapeau : 2 000 jeunes.

Ceux qui n’auront pas la chance d’être recrutés dans la Fonction publique, a promis le Ministre BABY, seront matériellement accompagnés pour pouvoir s’installer à leur propre compte pour leur éviter l’oisiveté, le chômage et les activités illicites ou répréhensibles.

Les députés ont également exprimé leur satisfaction après le vote de cette loi, notamment le Président de la commission Jeunesse, l’honorable Moussa DIARRA, qui a justifié le rétablissement du SNJ comme un moyen de luter contre le manque de repères, l’incivisme généralisé, la faiblesse de la fibre patriotique, le peu d’engouement ou d’engagement pour la cause communautaire et l’investissement humain, etc.

Source : CCOM/MEFPJCC

Formation EUTM à la DIRPA Le renforcement des capacités opérationnelles des communicants des FAMa se poursuit

DSC_6268La Direction de l’Information et des Relations Publique des armées (DIRPA) a abrité le jeudi 12 mai 2016, la cérémonie de remise des attestations aux stagiaires de la 4ème vague de la formation des photographes-Cameramen.Cette cérémonie était présidée par le représentant du Chef d’Etat- Major Général des Armées, le Colonel Mamadou Keita, en présence du Directeur DIRPA, le Colonel Souleymane Maiga, du représentant de l’EUTM le commandant Rupp,du représentant du directeur du 34ème bataillon du génie, le Colonel Ousmane WELLE et du représentant du Directeur de la police Nationale, le Commissaire Bassirou Keita.

Ce stage a regroupé 7 participants interarmes et la police. Cette formation fut encadrée par l’équipe PAO de l’EUTM du 25 avril au 12 Mai 2016.

Ce stage s’inscrit dans le cadre du programme ‘’conseil et assistance aux FAMa’’. Il a porté sur certains domaines de la photographie notamment : l’ouverture ; la vitesse ; le point vocal ; le diaphragme ; la mise au point d’un arrière-plan ; le contre-jour et la sensibilité de l’image.

Dans ses mots de remerciements le Directeur de la formation, le Commandant Sibiry Konaté a affirmé que cette cérémonie consacre la fin de la formation et la remise d’attestations aux stagiaires photographes de la 4ème vague. Il a félicité et remercié les stagiaires pour leur comportement exemplaire tout au long de la formation. S’adressant aux stagiaires : « je vous demande de faire bon usage des connaissances que vous venez d’acquérir à la DIRPA. Les portes de notre Direction vous sont grandement ouvertes» a-t-il rassuré.

La porte-parole des stagiaires, le MDL/CHEF Sira Camara de la Gendarmerie a exprimé au nom de ses camarades promotionnaires toute sa satisfaction pour cette formation. Elle a remercié la DIRPA et l’EUTM tout en promettant de faire bon usage des connaissances acquises. Elle a également remercié l’ensemble du personnel de la DIRPA pour la disponibilité et l’accueil dont il a fait montre tout au long de la formation.

Le représentant de l’EUTM, le commandant RUPP s’est réjoui de la réussite de cette formation tout en signalant que son équipe au sein de l’EUTM est en fin de mission. Il a exhorté les stagiaires à mettre à profit les connaissances acquises pour rehausser l’image de marque des forces armées et de sécurité. Remerciant la DIRPA pour sa franche collaboration avec l’équipe PAO de l’EUTM, il a promis de demander à son successeur la poursuite de cette coopération.

Le représentant du chef d’état-major général des armées, le Colonel Mamadou Keita a rendu hommage à tous ceux qui ont fait le déplacement malgré un agenda chargé pour participer à cette cérémonie, traduisant tout l’intérêt de la communication au sein des forces armées et de sécurité. Il a adressé ses vifs remerciements au commandement de l’EUTM qui a bien voulu, à travers une équipe technique, organiser cette formation qui vise à améliorer les connaissances techniques des FAMa dans le domaine de la réception et du traitement de l’image. Selon lui cette formation témoigne de la volonté et de l’engagement du commandement militaire à donner plus de visibilité et de lisibilité à l’action quotidienne des forces armées et de sécurité, dans un contexte national et international de plus en plus médiatisé ou l’image joue un rôle prépondérant.

Il a signalé que l’image dispose d’un langage universel, c’est pourquoi il a invité les stagiaires à bien exploiter les connaissances acquises. Il a affirmé que le renforcement du potentiel du personnel des forces armées et de sécurité est une préoccupation majeure des plus hautes autorités de notre pays.

Le colonel Keita a noté que ces cours ont permis aux stagiaires d’apprendre de nouvelles techniques nécessaires au renforcement de leurs capacités opérationnelles et professionnelles. Il a félicité les stagiaires pour leur assiduité pendant la formation tout en les invitant à appliquer les connaissances acquises au retour dans leurs services respectifs.

Le colonel Mamadou Keita a encouragé la DIRPA pour sa volonté affichée de toujours renforcer les capacités professionnelles du personnel des forces de défense et de sécurité dans le domaine de la communication et des relations publiques.

La remise des attestations aux stagiaires a été le temps fort de la cérémonie qui a pris fin par une photo de famille et un rafraichissement.

S/C Mamadou K. Diakité

Cérémonie de fin de stage à l’EMP sur la Protection des enfants en période conflit armé : L’EMP et l’Allemagne mènent un combat commun

Les rideaux sont tombés vendredi 10 juin sur les travaux du stage sur les droits et la protection des enfants (DPE). La cérémonie qui s’est déroulée dans la salle de conférence de l’Ecole de Maintien de la Paix était présidée le représentant du directeur général de ladite école,  Le colonel philip kleb, qui avait à ses côtés le conseiller à la défense de l’Ambassade d’Allemagne, le lieutenant-colonel Roland Skin.

Ce stage de formation qui a duré cinq (05) jours a regroupé 24 stagiaires composés de militaires, policiers et civils venus de 16 pays d’Afrique. Comprendre l’enfant et son développement, la nature changeante des conflits et leurs impacts sur les enfants, les instruments juridiques de protection des enfants affectés par des conflits armés, collaborer avec les parties prenantes de la protection des enfants, tels étaient entre autres les modules enseignés aux stagiaires.

Pour la directrice du stage, le commandant Kadiatou Mama Traoré, l’objectif de cette formation est de faire acquérir aux participants les connaissances, capacités et compétences nécessaires à la protection des enfants contre les dommages des conflits pendant les opérations de soutien à la paix. En vue d’atteindre les objectifs fixés, dira la directrice, différentes activités ont été entreprises parmi lesquelles des exercices illustratifs et des films vidéos. Elle poursuit qu’à tous les niveaux, des sessions de questions réponses ont permis d’éclairer les doutes des participants.

Toujours selon le commandant Traoré, les modules déroulés ont permis aux stagiaires de comprendre la nature profonde, complexe et vulnérable de l’enfant, vulnérabilité qui est exacerbée en situation de conflits, lesquels ont désormais changé de nature. Elle soutient que ces nouvelles formes de guerre nous mettent sur les bras des enfants traumatisés, abusés et exploités sexuellement. C’est pourquoi, admet-elle, la communauté internationale face à ce défis ne pouvait que faire intégrer de manière systématique la protection des civils en général et celles des enfants en particulier dans les mandats des missions multidimensionnelles qu’elle met en place afin de répondre de manière holistique aux besoins de ces enfants.

De son côté, le président de la promotion, Stephane Nzé Nguéma, au nom des participants, reconnaitra qu’ils mesurent bien le noble objectif que vise cette formation en faisant d’eux des agents de paix, acteurs dans les opérations de maintien de la paix avec un accent sur la protection des enfants. Il précise qu’il s’agit pour eux de faire toujours de leur mieux en toute circonstance où besoin se fera sentir, d’agir pour le droit, la protection et le bien être de l’enfant. M. Stephane Nzé souligne qu’au moment où les crises et les conflits se multiplient et perdurent en Afrique, qu’ils ne peuvent rester insensible face à cette situation de détresse des enfants, qui  attend inlassablement un soutien, même un simple regard de leur part.

En ce qui concerne le représentant du Directeur Général de l’Ecole de Maintien de la Paix, le colonel Philip Kleb, il a d’abord tenu à remercier la République Fédérale d’Allemagne qui, par sa générosité a bien voulu accompagner la formation en mettant la main à la poche. Il estime que cette générosité de la partie Allemande contribuera sans nul doute à l’émergence du continent. Ensuite, il a exhorté les participants à plus d’engagement afin de réussir les missions qui les attendent.  Car, a-t-il prévenu que ce stage a fait de vous une espèce à part. « On ne peut pas bâtir une société sur une enfance qui boite. Et les enfants sont généralement  victimes des situations qu’ils n’ont pas demandées. Ils ont besoin qu’on les aime et qu’on les protège », a-t-il conclu.

La cérémonie a pris fin par la remise des diplômes aux stagiaires, suivi d’un cocktail.

 

                                   MDL Dramane Dembélé

Patrouilles conjointes Barkhane-FAN-FAMa dans la zone frontalière Mali-Niger

Les FAMa en collaboration avec Barkhane et les FAN (forces armées nigériennes) ont lancé le 22 mai 2016 à Ménaka, une vaste opération d’envergure tripartite baptisée SIHAM.

Coordonnée depuis N’Djamena (Tchad), cette opération avait pour objectif de contrôler le quadrilatère Ansongo, Inékar, Yassane et Efrakane.
Il s’agissait de sécuriser la frontière Nigero-Malienne, rassurer la population, faire du renseignement, mettre la pression et traquer les terroristes qui y ont trouvé refuge.
Il s’agissait aussi pour cette opération de démanteler des caches d’armes, des dépôts logistiques et faire des actions civilo-militaires à l’endroit des populations déjà éprouvées par la crise. Durant 13 jours, FAMa, Barkhane et FAN ont fouillé, entre autres, les principaux sanctuaires des terroristes à savoir, les forêts de Sorori, Timida, Tabankorte mais aussi, celles d’Akabar et d’Inraban où les terroristes reçoivent toutes sortes de soutiens.

Dans un contact établi avec les Fama sur le terrain à Efrakane, le commandant de la branche armée de la Coordination des Mouvements de l’Asawad (CMA) Adoun Ag Abacher a indiqué que le chef des terroristes de la zone se nomme Abou Walid et qu’il est du Polisario. Il a affirmé que toutes les poses de mines, les viols, les vols et enlèvements sont à l’actif de ce dernier.
Adoun Ag Abacher a réaffirmé son soutien indéfectible pour traquer ce terroriste dont la présence dans la zone a causé l’arrêt de plusieurs foires hebdomadaires, et le départ des ONG humanitaires favorisant ainsi la famine et les maladies. Il a rappelé que les hommes d’Abou Walid sont majoritairement composés de Peulh, de Daussak et de Tamashek.
Son adjoint Hadana Ag Haimaha a indiqué que les affrontements sont courants entre ses hommes et ceux d’Abou walid. Selon lui le dernier fut le plus meurtrier et durant lequel il a perdu 16 de ses combattants. Il a ajouté qu’Abou Walid est toujours suivi de plusieurs motos, mais qu’avec les renseignements, il se déguise en nomade pour rallier les points de rencontres.

Pour le mettre hors d’état de nuire, Hadana Ag Haimaha a préconisé une opération similaire en catimini puisqu’il a des moyens de renseignement efficaces.
Le commandant de la partie malienne, le capitaine Karim Camara, dira que cette opération est venue à point nommé car ladite zone est infestée de trafics de tout genre et qu’elle a permis aux FAMa de se familiariser avec sa population, s’imprégner du climat dans lequel évolue les concitoyens.
Cette opération a connu une réussite totale car de Tin Hama à Amalaoulaou en passant par Ménaka, Banguel et Indiakalan, un seul mot résonnait à chaque fois de la bouche des populations « le Mali ». ‘’Nous avons renoué le contact avec une population qui croit toujours en nous et qui nous soutien malgré la recrudescence de l’insécurité et les représailles des terroristes’’ a souligné le capitaine Camara.
Le capitaine Eric, commandant la troupe Barkhane a, pour sa part, déclaré que même si l’ennemi n’a pas été rencontré physiquement, il n’en demeure pas moins qu’il a été démantelé grâce au concours de la population. Il a salué la bonne collaboration entre les trois armées sur le terrain et réaffirmé le soutien de la France pour la lutte commune contre le terrorisme.

Sgt Daouda Fofana

Cérémonie d’ouverture de l’atelier sur l’initiative pour la gouvernance en matière de sécurité Les États-Unis plaide pour une meilleure gestion du secteur Défense & Sécurité

DSC_7825La cérémonie d’ouverture de l’Atelier sur l’Initiative pour la Gouvernance en matière de sécurité (SGI) a eu lieu lundi 13 juin 2016 à l’Ecole de Maintien de la Paix, Alioune Blondin Bèye. Elle était placée sous la présidence du chef d’Etat-major Général des Armées, le Général de Division Mahamane Touré.

Ont pris part à cette cérémonie le Directeur Général de l’Ecole de Maintien de la Paix, le Général de Brigade Moussa Sinko Coulibaly, le Chef d’Etat-Major particulier du Président de la République, le Général Oumar Dao, l’attaché de défense près l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, les chefs d’Etat-major et Directeurs de Service ainsi que certains officiers des forces armées et de sécurité.

Lancée par le Président des Etats-Unis d’Amérique, Barrack Obama lors du sommet Afrique-Etats-Unis tenu à Washington, le 06 Août 2014, cette initiative représente une nouvelle forme de coopération ciblée, qui permettra aux pays bénéficiaires d’accroître et de renforcer leurs capacités, afin de répondre à leurs besoins sécuritaires, de prévenir les conflits et de contrer les activités criminelles et terroristes.

DSC_7833Selon le chef d’Etat-major Général des Armées, le Général de Division Mahamane Touré, cet atelier permettra d’identifier et de maîtriser les leviers indispensables à l’impulsion d’une dynamique pérenne, dans l’analyse des déterminants de notre politique de défense, afin d’élaborer et de piloter la mise en œuvre des politiques pertinentes adaptées à nos réalités.

Son budget initial s’élevant à 65 Millions de dollars offre une opportunité certaine aux six (6) pays africains membres, à savoir le Ghana, le Kenya, le Mali, le Niger, le Nigeria et la Tunisie afin d’améliorer la gouvernance dans leurs secteurs respectifs de la sécurité, de mettre en synergie leurs efforts et d’adapter leurs politiques de défense et de sécurité ainsi que les stratégies, a ajouté le Général Touré.

Selon le CEMGA, le choix de ces pays s’explique par la volonté affirmée de chacun d’entre eux à vouloir consolider leur partenariat avec les Etats-Unis en sollicitant l’assistance du gouvernement américain pour renforcer leur secteur de sécurité. Il a déclaré que les thématiques majeures qui seront abordées sont notamment les dynamiques entre stratégie et politique de défense et l’importance de la gestion des ressources humaines.

L’ambition des organisateurs de cet atelier est qu’au sortir de ces 4 jours d’ateliers, les participants soient biens outillés à la lumière des éclairages et conseils, a-t-il souligné.

Le Général Touré a rendu un hommage mérité au Président de la République, Chef suprême des Armées, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita qui, à travers la légitimité, la clarté de sa vision pour un renouveau des forces de défense et de sécurité républicaines, professionnelles et respectueuses des droits de l’homme, a ouvert la voie à cet accompagnement de qualité du gouvernement des Etats-Unis.

Il a salué non seulement les membres de SGI-Etats-Unis qui n’hésitent pas à se déplacer autant que de besoins et aussi à l’équipe des points focaux du chef d’Etat-major particulier du Président de la République, qui n’ont ménagé aucun effort pour apporter ce projet majeur sur des fonds baptismaux.

Le chef d’Etat-major particulier du Président de la République, le Général Oumar Dao a précisé que le travail élaboré concerne 3 ministères à savoir celui de la défense, de la sécurité et de la justice. Auparavant, en ce qui concerne le domaine militaire, des lacunes avaient été constatés notamment l’incapacité de planification stratégique, la mauvaise gestion des ressources humaines et logistiques, a-t-il relevé.

Après la cérémonie d’ouverture, les travaux se sont poursuivi pendant quatre jours par des présentations des experts américains sur des thématiques comme Stratégie & Politique, Gestion des Ressources Humaines, Concepts Opérationnels conjoint & la Doctrine conjointe, le Domaine de la gestion de la Défense, la Gestion de Portefeuille, etc.

Aviateur de 1ère Classe Oumar Bagayoko

SIHAM : Opération tripartite à la frontière malo-nigérienne

L’opération Siham s’est déroulée du 22 mai au 03 juin 2016. Elle était conduite par les forces armées maliennes (FAMa) et les forces armées nigériennes (FAN) de part et d’autre de leur frontière commune. L’armée française était en appui avec le détachement de liaison et d’appui opérationnel 3 (DLAO 3) d’Ansongo. Il s’agissait de la 13ième opération de contrôle transfrontalier.
Cette opération s’est déroulée dans le sud-est du Mali et à l’ouest du Niger, dans le quadrilatère Ansango, Inékar au
Mali et Wanzarbé, Ekarfane au Niger, secteur ou s’infiltrent les groupes armés terroristes (GAT). Elle était
commandée depuis Niamey par un centre opérations tripartite qui a assuré une relation constante avec les unités sur le terrain. L’opération s’est adossée à la fois sur les unités dédiées au dispositif permanent des forces armées de part et d’autre de la frontière et sur un dispositif dynamique composé de deux compagnies FAMa, deux compagnies FAN, du DLAO3 d’Ansongo et de ses renforts. Barkhane a également mené plusieurs missions de renseignement aérien à l’aide notamment d’avions Rafale.
Après une phase de reconnaissance aboutissant à la jonction des unités, ces dernières ont ratissé la zone d’ouest en est par phases successives et parallèles, alors qu’à l’extrémité de la zone d’autres unités étaient positionnées en butoir.
Dans des conditions climatiques particulièrement rudes, les forces internationales ont effectué une succession de
missions frontalières de contrôle de zone. Plusieurs fouilles de village ont été effectuées. Des actions directes et
dissuasives ont été menées contre l’ennemi. La présence des forces armées nigériennes et maliennes dans la région a
permis également de rassurer la population et l’accueil a été le plus souvent chaleureux. Plusieurs actions en faveur
des populations ont été conduites en particulier des aides médicales gratuites.
Siham a mis en avant les progrès effectués par les forces dans le domaine de l’interopérabilité et du renseignement,
tout en améliorant la connaissance du terrain et surtout en permettant de mieux caractériser les terroristes.
Les chefs d’état-major des pays du G5 se réunissent deux fois par an pour définir les grandes lignes stratégiques de
leur partenariat stratégique. Le chef d’état-major des armées françaises y est invité. La dernière réunion s’est tenue à
Bamako le 26 avril 2016. Des comités opérationnels prennent ensuite le relais tous les trimestres pour mettre en
œuvre la feuille de route. C’est dans ce cadre qu’avec l’appui de Barkhane, FAMa et FAN ont planifié conjointement
l’opération Siham, 13 ième
opération transfrontalière du G5 depuis le 1er août 2014.
La notion de partenariat constitue un des fondements de l’opération Barkhane. Elle vise en priorité à accompagner les partenaires du G5 Sahel dans leur lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT) sur l’ensemble de la Bande sahélo-saharienne (BSS). Cette lutte conjointe, contre un ennemi commun passant d’un pays à l’autre prend tout son sens quand il s’agit de contrôler les espaces frontaliers
Contact presse :
Conseiller communication : (+235) 62 93 38 04 – Conseiller communication adjoint : (+235) 66 74 64 56

 

EMP : Fin des stages sur le PC-BAT, UNPOL et DH

DSC_0863L’Ecole de Maintien de la Paix, Alioune Blondin BEYE a abrité vendredi 03 Juin 2016, la cérémonie de clôture de trois stages à savoir: le Poste de Commandement Bataillon (PC-BAT), le pré-déploiement de l’UNPOL et le droit de l’homme.

La cérémonie était placée sous la présidence du représentant du Directeur Général de l’EMP, le Colonel Philipe Kleb. Le représentant de l’ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Mali, le Lieutenant-colonel Andreas Heselschwerdt, le Directeur de l’Ecole Militaire d’Administration (EMA), le Colonel Mamady Koné et son Adjoint, le Lieutenant-colonel Joseph ont pris part à cette cérémonie.

Le premier stage financé par le Royaume des Pays Bas a vu la participation de 22 stagiaires. Ils sont venus du Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Niger, Sénégal, Togo, Tchad et du Mali.

Pendant 3 semaines, plusieurs activités ont été menées par les participants à savoir les cours théoriques, les interventions d’experts et l’exercice de synthèse basé sur un pays fictif appelé le BANDAMA.

Il avait pour objectif de donner aux participants le complément de connaissances et le savoir-faire indispensables pour leur emploi au sein d’un état-major d’un Bataillon ou équivalent dans le cadre d’une opération de soutien de la paix.

Selon le Directeur du Stage, le Lieutenant-colonel Moussa Goita, l’importance de ce stage n’est plus à démontrer car, au-delà des opérations de soutien à la paix, c’est un outil qui peut s’adapter à la gestion des tensions et troubles internes auxquels nos pays peuvent être confrontés. Il a remercié les hautes autorités de l’EMP pour l’appui constant et aussi le personnel de soutien visible et invisible qui a créé un environnement favorable pour le travail intellectuel.

S’adressant aux stagiaires, le Lieutenant-colonel Moussa Goita les a exhortés de mettre les connaissances acquises au profit de leurs pays respectifs pour un monde meilleur.

Quant au second stage, il a vu la participation de 27 stagiaires dont 05 femmes et 03 personnels de la MINUSMA. Ils sont venus du Burkina Faso, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Niger, Sénégal, Tunisie et du Mali.

Durant 3 semaines, plusieurs thèmes ont été abordés notamment la Police Communautaire et la résolution des problèmes à travers la méthode (SARA), l’arrestation et détention, le Mentorat et conseil, les Mesures de protection pour les prises d’otages ainsi que la Conduite et l’entretien de véhicules 4x 4.

Le Directeur du stage, le Chef d’Escadron Aïssa Maïga a affirmé que ces stagiaires ont été formés pour jouer efficacement le rôle de Policier des Nations Unies dans les opérations de maintien de la paix.

Elle a réitéré sa profonde reconnaissance à la République Fédérale d’Allemagne pour le financement de ce stage. Le Chef d’escadron Maïga a remercié les instructeurs permanents et non permanents de l’EMP pour leur disponibilité permanente et pour la qualité des interventions qui ont contribué aux renforcements des capacités des stagiaires.

S’agissant du troisième stage, il a été financé par le Mali et a vu la participation de 31 stagiaires. Ils sont venus du Mali, Côte d’Ivoire, Togo, Burkina Faso, Niger, Sénégal, Togo, Bénin, Cameroun, Tchad, Gabon, Djibouti et de Madagascar.

Pendant une semaine, de nombreux modules ont été débattus notamment l’introduction aux droits de l’homme, la revue des instruments internationaux et régionaux des droits de l’homme, le droit international humanitaire, le monitoring des droits de l’homme ainsi que la communication et le plaidoyer.

L’objectif visait à sensibiliser le personnel des forces de défense et de sécurité par rapport à leurs obligations de se conformer à des normes devenues impératives au sein de la communauté internationale et dont le respect s’impose aux opérations de maintien de la paix contemporaines sous l’égide des Nations Unies.

Selon le Directeur du stage, M. Aliou Hamadoun Yonfo, ce stage a permis de mieux préparer les participants à collaborer avec les fonctionnaires des droits de l’homme afin de résoudre les problèmes liés aux violations. Il a indiqué ‘’qu’il ne peut y avoir de développement, de paix là où les droits humains sont bafoués par ceux mêmes qui sont censés s’ériger en rempart contre l’arbitraire ou la violence sous toutes ses formes’’.

Quant au porte-parole des stagiaires, M. Wennelé Darga , il a salué les partenaires pour le financement de ces 3 stages. M. Darga a rassuré de leur disponibilité à relever le défi de perspective partout où le devoir les appellera.

Pour sa part, le représentant du Directeur Général de l’Ecole de Maintien de la Paix, Alioune Blondin Béye, le Colonel Philipe Kleb a réaffirmé sa gratitude aux Gouvernements des Pays-Bas, Allemagne et du Mali qui ont mis à la disposition de l’école les ressources nécessaires pour l’organisation de ces formations.

Il a enfin exhorté les stagiaires à mettre en pratique les connaissances acquises et surtout à être des ambassadeurs de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye dans leurs pays respectifs.

Aviateur de 1ère Classe Oumar Bagayoko

Sport militaire : Le Cemga félicite les sportifs

DSC_7301Les militaires rugbymen ont remporté le 28 mai dernier la compétition des 7 Nations à Lomé (Togo).

La direction des services militaires a reçu mercredi la visite du chef d’état-major de l’armée (Cemga), le général de division Mahamane Touré. Il était parti remonter le moral des troupes et féliciter les sportifs pour les exploits réalisés à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Il s’agissait aussi, pour le chef d’état-major, de galvaniser les équipes pour les échéances à venir.
Après la traditionnelle cérémonie militaire, les pratiquants des différentes disciplines sportives dans l’armée se sont retrouvés autour du chef d’état-major. Il a salué les efforts des uns et des autres dans l’atteinte des résultats attendus par les autorités. Il a signifié le soutien de la hiérarchie et démontré qu’il est de cœur avec les uns et les autres sur tous les théâtres d’opération.
Le directeur des services militaires, Moussa M. Traoré, a remercié le chef d’Etat-major pour tout son soutien. Aux termes de cette rencontre, le général s’est fait remettre une médaille. En retour, il a offert une enveloppe aux sportifs.
La Mali peut se targuer d’un palmarès impressionnant en sports militaires. Il est entre autres trophées détenteur de la Coupe d’Afrique des nations (Can), remportée il y a quelques années par l’Union sportive des forces armées et de sécurité (Usfas).
O.D.

Sport militaire : Des résultats satisfaisants

DSC_7213Le chef d’Etat-major général des armées, le général de division Mahamane Touré a rencontré le mercredi 1er juin 2016, le personnel de la direction du sport militaire à l’ex-SNJ. Il était exactement 10h quand le chef d’Etat-major général des forces armées et sa délégation sont entrés dans la cour de l’ex-SNJ. A leur arrivée, ils seront accueillis par le directeur du sport militaire, le colonel major Moussa M. Traoré et les responsables des différentes équipes de l’USFAS.
L’animation était assurée par la Fanfare nationale. C’est devant la plaque du souvenir qu’aura lieu le regroupement encore appelé revue de la troupe.
Après ce cérémonial militaire, le colonel major Moussa M. Traoré prend la parole pour expliquer l’objet de la visite du chef d’état-major des forces armées.
«Le chef d’Etat-major général des forces armées est ici aujourd’hui (mercredi 1er juin, ndlr) pour nous rendre visite et aussi pour féliciter nos représentants dans les différentes disciplines sportives, dira-t-il. La pratique du sport et de la compétition dans la vie d’un militaire implique de développer une intelligence pratique, à la fois pour définir une stratégie compte tenu de l’adversaire, de ses qualités et de ses propres forces», renchérira le colonel major Moussa M. Traoré.

«Les forces armées suivent avec une grande attention vos exploits sur le plan national et international et sont fières de vous, soulignera le chef d’Etat-major général des forces armées. Même avant hier (lundi, ndlr), un de vos représentants, le cycliste Oumar Sangaré a remporté le maillot jaune au Tour de l’est international en Côte d’Ivoire. Nous savons aussi que c’est vous qui détenez la coupe d’Afrique militaire. Dans les autres disciplines comme l’athlétisme, le rugby, le handball, le volleyball etc.. vous avez toujours obtenu des résultats probants», insistera le patron des Forces armées maliennes (FAMA) avant de recevoir un brevet des mains du directeur du sport militaire.

S. S. KAMISSOKO
Fanta Diakité
Source: Essor

Le chef d’Etat-major Général des Armées, Mahamane Touré aux sportifs militaires maliens : «Vous représentez la victoire»

DSC_7271Auréolés d’une coupe d’Afrique militaire arrachée en 2012 devant le Cameroun à Abidjan, les sportifs militaires maliens enchaînent depuis les exploits aussi éclatants les uns que les autres dans les disciplines telles que le basketball, le rugby, le handball et la lutte traditionnelle. A travers ces succès qui magnifient à suffisance la volonté de ces jeunes militaires à faire le sacrifice ultime pour porter plus haut le drapeau national, la hiérarchie militaire malienne reconnaissante, à travers son chef d’Etat-major général des Armées, le Général Mahamane Touré est allé, hier mercredi 1er juin 2016, leur serrer la main en les assurant le soutien de la nation malienne toute fière du résultat obtenu.
Après les troupes déployées sur le front dans la lutte contre le terrorisme international, le chef d’Etat-major Général des Armées, le Gl de division Mahamane Touré se tourne vers les Directions des services militaires pour rappeler que chaque militaire malien qu’il se trouve doit contribuer à soigner l’image de l’Armée nationale, symbole de la souveraineté du Mali. Pour ce faire, il s’est rendu, hier mercredi 1er juin 2016, à la Direction des Sports militaires, ce service qui, à travers ses exploits internationaux, donne un motif à croire à une armée malienne qui se relève avec force. Pour la circonstance, le chef d’Etat-major général des Armées était accompagné par certains membres de son Etat-major. La délégation fut accueillie par le Directeur Général de la Direction des Sports militaires, le Col-Major Moussa Moriba Traoré en présence des militaires sportifs. Et une telle visite, les sportifs militaires maliens en avaient besoin. «A travers cette visite, vous prouvez que vous avez les sportifs maliens dans votre cœur. Vous montrez aussi que vous nous suivez de près», a dit Moussa Moriba Traoré. Il a été rassuré par le chef d’Etat-major général des Armées qui coupe court à ces inquiétudes. «Nous vous suivons et nous sommes fiers de vos activités. Le maillot du cyclisme est porté aujourd’hui par un de vos représentants. Nous sommes encore plus fiers de voir des résultats probants sachant que vous déteniez la coupe d’Afrique militaire. Nous sommes fiers de vous dans toutes les disciplines que ce soit le basketball, le handball et la lutte traditionnelle», a salué avec fierté Mahamane Touré.
Youssouf Z KEITA

Conférence de presse du Directeur de l’Office Central des Stupéfiants (OCS)

Une moisson de 150 interpellations et plus de 10500 Kgs de stupéfiants saisis au cours des cinq dernières années

La salle de conférence du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a abrité, le vendredi 28 Mai 2016 sa traditionnelle point de presse mensuelle. Le Directeur de l’Office Central des Stupéfiants (OCS), le Magistrat Lieutenant-colonel Adama Tounkara était à l’honneur de cette rencontre.

Après les Directeurs de la Gendarmerie, de la Garde Nationale et de la Police, c’était au tour du Directeur de l’Office Central des Stupéfiants, le Magistrat Lieutenant-Colonel Adama Tounkara d’expliquer aux hommes des médias les missions, les résultats et les perspectives de son service.

Cette rencontre avec les médias s’inscrit dans le cadre de l’internalisation de la convention des Nations Unies sur les stupéfiants. Le Mali a pris un certain nombre de mesures législatives et institutionnelles parmi lesquelles la loi n°01-078/AN-RM du 18 juillet 2001, portant sur le contrôle des drogues et des précurseurs, modifiée par l’ordonnance n°2013-012/P.RM du 02 Septembre 2013 qui crée l’Office Central des Stupéfiants (OCS).

L’OCS est un service central du ministère de la sécurité et de la protection civile, composé d’agents de tous les services impliqués dans la lutte contre le trafic illicite de drogues à savoir la Police, la Gendarmerie, la Douane, la Justice, la Santé ou tout autre service d’apport nécessaire. Les agents servant en son sein sont sélectionnés à base de volontariat et l’accent est mis sur la qualité professionnelle et l’intégrité morale. L’Office Central des Stupéfiants se compose d’une direction basée à Bamako et d’antennes dans chaque capitale régionale du pays.

Selon le Magistrat Lieutenant-Colonel Tounkara, toutes les antennes sont opérationnelles, exceptée celle de Kidal qui s’est repliée à Bamako en 2012 suite à l’occupation des régions du nord. Il a spécifié que le District de Bamako dispose de 3 antennes dont l’une sur la rive droite, une autre sur la rive gauche et une troisième à l’aéroport international de Bamako-Sénou abritant la cellule Aéroportuaire Anti-Trafic/ Antenne de l’Office Central des Stupéfiants (CAAT/A.OCS).

Le Directeur de l’OCS a déclaré que son service a pour mission d’intervenir sur toute l’étendue du territoire notamment dans les potentiels points de passage des stupéfiants tels que les aéroports, les postes frontières, les gares et les ports fluviaux. L’OCS procède également au contrôle et à la recherche de passagers suspects et leurs bagages en provenance ou en destination des pays-cibles des trafiquants de stupéfiants. Des fouilles sont également effectuées dans les terminaux à conteneurs, les frets, les aéronefs et parking. L’OCS établit aussi annuellement des rapports et statistiques sur les saisies et les tendances de l’abus et du trafic illicite des stupéfiants.

Pour le Magistrat Lieutenant-Colonel Tounkara beaucoup d’efforts sont déployés pour palier au problème de drogues, mais la tâche est ardue à cause de la position géographique de notre pays qui fait de lui un pays de transit par excellence. Cependant, pour plus de perspicacité l’Office Central des Stupéfiants s’assure de la coordination opérationnelle des actions de lutte contre le trafic illicite de drogues menées par les autres services de répression.

Abordant les résultats de sa structure, le Magistrat Lieutenant-Colonel Tounkara a  souligné aux hommes de médias que de 2012-2015, l’OCS a enregistré 150 interpellations de nationalités différentes. Elle a également procédé à la saisie de 36,400 kg de méthamphétamine d’une valeur de 5,915 milliard de FCFA, 20 kg de cocaïne d’une valeur marchande de plus de 900 millions de FCFA et environs 10 tonnes de Cannabis d’une valeur d’1milliard de FCFA. S’agissant des personnes interpellées, elles peuvent encourir de 3 à 5 ans d’emprisonnement ou d’une amande allant de 100.000 FCFA et plus. Et les produits saisis subissent des contre pesées afin d’éviter tout recyclage et perte. Ils sont ensuite stockés au niveau de la Pharmacie Populaire en attendant que la commission nationale de destruction mise en place à cet effet, décide du moment opportun pour les détruire.

Le directeur de l’OCS, le Magistrat Lieutenant-colonel Adama Tounkara a rassuré la presse que sa structure ne connait pas d’inaction mais qu’elle prend le temps de vérifier toutes les informations avant d’agir. Il a fait comprendre que dans l’avenir l’OCS aspire à un système qui se veut moderne afin de faciliter l’analyse des informations en temps réel entre les différentes unités d’enquêtes narcotiques.

Touchant les points d’actualités, le Lieutenant-colonel Tounkara a fait savoir qu’au sujet du dossier du 13 mai 2016 relatif à la saisie des 2 tonnes 700 kg de drogues que les recherches du chauffeur sont toujours en cours. Mais précise-t-il que les investigations ont permis d’identifier le chef du réseau qui est un Malien.

Pour illustrer l’ingéniosité des trafiquants, le Directeur OCS a fait passer des images d’objets ayant servi de caches aux drogues et précurseurs. Des objets tels qu’un vélo d’appartement, des sacs à main et des peluches.

A la fin de la conférence de presse, le Directeur de l’Office Central des Stupéfiants a dévoilé le thème de la journée internationale de cette année qui est : ‘’Femme et drogues’’ et il a profité de l’occasion pour appeler les hommes de presse à plus de collaboration.

 

                                                           MDL/C Geneviève S. Diallo

Cérémonie de décoration au ministère de la défense et des anciens combattants Sept (07) officiers de l’EUTM décorés Chevalier de l’ordre national et de la médaille du mérite militaire à titre étranger

DSC_7167La cérémonie de décoration du capitaine de vaisseau Alexander Omeliyanchuk et 6 officiers de l’EUTM présidée par le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly, a eu lieu le lundi 30 mai 2016 dans l’enceinte du département.

C’était en présence de plusieurs responsables militaires notamment l’Inspecteur général des armées et services, le Général Salifou Koné, le Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général Mahamane Touré, le général commandant de l’EUTM, le Grand chancelier des ordres nationaux du Mali.

Cette décoration est une reconnaissance du courage et le rendement du récipiendaire pendant son séjour malien et son implication personnelle à maintenir à un niveau très enviable la coopération militaire entre son pays et le Mali.

Le capitaine de vaisseau Alexander a été décoré Chevalier de l’ordre national du Mali à titre étranger, il a reçu sa distinction des mains du ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Les six officiers de l’EUTM tous décorés de la médaille du mérite militaire du Mali, ils reçu leurs medailles des mains du Chef d’ Etat-major Général des Armées, le Général Mahamane Touré. Il s’agissait : du colonel Frank Günter ; le Lt-colonel Kevin Freudenberger ; le Cdt Fernando Meana ; le Cdt Antonio Nero ; le Cdt Mike James et le Cdt Diego Rejon.

Le Capitaine de vaisseau Alexander a remercié la nation malienne, il a affirmé sa tristesse en quittant un pays dans lequel il a passé 6 ans.

Prenant la parole au nom des récipiendaires, le colonel Frank affirme que ce fut un honneur pour lui et ses camarades d’avoir cette médaille. Plus de 8000 soldats maliens ont  bénéficié des formations EUTM, a-t-il indiqué. Il a salué les FAMa pour leur courage et leur volonté inoxydable d’apprendre.

 

S/C Mamadou K Diakité

Renforcer les capacités des cadres des ressources humaines Le ministère de la défense en fait son combat

DSC_0422Dans le cadre du renforcement de ses capacités, la Direction des Ressources Humaines a organisé le lundi 18 Avril 2016 un séminaire de formation dans les locaux  de la justice militaire.

Ce séminaire était placé sous la présidence du Directeur des Ressources Humaines, le Colonel Abdoul Sy  en présence du représentant de l’Etat-major Particulier de la Présidence de la République, le Colonel Fadio Sinayoko. Pendant une semaine, une quinzaine de participants ont  pris part à cette formation.

Objectif  du dit séminaire de formation,  relever les capacités du personnel en gestion des ressources humaines. Il a été organisé par le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants en collaboration avec la Direction des Ressources Humaines et l’équipe de l’Union pour la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (SGAU) du Mali et des Etats-Unis d’Amérique.

Le SGAU est une initiative gouvernementale du Président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Obama pour permettre une meilleure gestion des ressources humaines du secteur de la sécurité intrinsèque par rapport à la coopération sécuritaire des différents territoires. Elle concerne certains pays africains notamment le Mali, le Niger, le Ghana et le Kenya.

Selon le Directeur des Ressources Humaines, le Colonel Abdoul Sy, cet atelier a été programmé lors de sa visite aux Etats-Unis courant décembre 2015. Le Colonel Sy avait souhaité qu’en plus des gestionnaires des ressources humaines au niveau de la Direction, que des représentants de chaque Etat-major, Directions et Services y participent.

Il a indiqué que les modules qui seront dispensés permettront aux participants d’avoir une connaissance académique sur la gestion quotidienne des effectifs et va ouvrir d’autres  horizons  pour une gestion beaucoup plus cartésienne du personnel et faciliter le travail quotidien par rapport à la gestion des ressources humaines en général.

Enfin le Colonel Sy a exhorté les participants à plus d’assiduité et surtout d’interactivité dans les échanges.

Av de 1ère Classe Oumar Bagayoko