Archives for juillet 2016

Oraison funèbre à nos soldats tombés à Namapala

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des armées ;
Honorable invités, en vos rangs, grades et qualités, tout protocole observé.
Nous voilà réunis par la volonté Du Tout Puissant pour accomplir un devoir douloureux et difficile mais tout à fait honorable qui est celui de retracer brièvement la carrière de nos dix sept (17) compagnons d’armes qui viennent de tomber sur le champ de l’honneur, armes à la main en défendant l’intégrité de notre chère patrie.
Ils appartenaient essentiellement à la 2° Région militaire de Ségou, où ils vivaient avec leurs familles.
Beaucoup d’entre eux appartenaient à l’Arme Blindé et Cavalerie et un bon nombre était dans leurs fleurs d’âge.
Pour des raisons de force majeure deux (02) d’entre eux ont été inhumés sur le théâtre des Opérations. J’ai nommé :
Les caporaux Adama ZONGO MLE 33391 du 214ème Escadron de Reconnaissance et Sidy COULIBALY MLE 35109 de la 217ème Compagnie de Soutien de Markala.
S’agissant de frères d’armes morts au combat ; nous les nommerons des militaires du rang aux Sous-officiers supérieurs :
2ème Cavalier Souleymane MARE MLE 49490 du 214ème Escadron de Reconnaissance, né le 17 août 1992 à San ; fils de Hamidou et Safiatou Daou. Incorporé dans l’armée le 19 juin 2013. Il a été successivement affecté à la 211ème Compagnie de Commandement d’Appui et de Services ; au 214ème ER avant de rentrer dans la composition du Groupement Tactique Inter armes N°6 de Nampala.
2ème Classe ISSA DIARRA n°2, matricule 50329 de la 213ème Compagnie d’infanterie Motorisée est Né le 27 mars 1993 à Kayes ; fils de Souleymane et de Astan COULIBALY. Incorporé dans l’armée Malienne le 19 juin 2013 comme engagé volontaire. De la 213ème Compagnie d’infanterie Motorisée, sa première unité d’affectation, il est désigné pour rentrer dans la composition de la relève du poste de Nampala.
2ème Classe Nouhoum MOUNKORO, MLE 48112 du 373ème Escadron de Transport Mixte est né à Bamako en 1994, de Vambé et de Havan Koné. Incorporé dans l’armée Malienne comme engagé volontaire le 19 juin 2013 ; après le centre d’instruction il fut affecté au 373ème ETM de Kati avant d’être désigné pour une mission à Nampala .
1er Cavalier Idrissa Barassou DIARRA, Mle 44 712 du 214ème Escadron de Reconnaissance, né le 20 Avril 1990 à Kati, fils de Tiécoura et de Sira TRAORE. Incorporé dans l’Armée Malienne le 01 Novembre 2010, il fut affecté successivement à la 217ème CSM, 224ème ER, avant de rentrer dans la composition du GTIA-6 de Kampala.
Caporal Aly MOUNKORO Mle 36 997 du 211ème Compagnie de Commandement d’Appui et de Services est né le 20 Juin 1987 à Baradougou (San). Fils de Korimbé et Hawa MOUNKORO. Engagé volontaire le 01 septembre 2006, il fut affecté successivement à la 311ème CCAS, la 121ème CCAS, la 721ème CCAS, la 512ème CIM et enfin à la 211ème CCAS où il fut désigné pour rentrer dans la composition du GTIA-Balanzan et enfin du poste de Nampala.
Caporal Bourema SAWADOGO Mle 35 377 de la 217ème Compagnie de Soutien de Markala, né le 12 Juillet 1984 à Markala, fils de Mahamadou et de Fatoumata TRAORE. Incorporé comme engagé volontaire le 20 Juin 2005, il fut affecté à la 217ème Compagnie de Soutien de Markala pour compter du 15 Janvier 2006.
Caporal Mamoutou NACO Mle 39 189 de la 216ème Compagnie de Soutien et d’Instruction de Banankoro est né vers 1988 à Ouan -Markala, fils de Baba et de Aminata CONFOUROU. Incorporé dans l’Armée Malienne comme engagé volontaire en Novembre 2007, du Centre d’Instruction il fut affecté à la 216ème Compagnie de Soutien et d’Instruction de Banankoro avant d’être désigné pour rentrer dans la composition du poste de sécurité de Nampala.
Caporal Zakaria COULIBALY Mle 36226 de la 217ème Compagnie de Soutien de Markala est né le 29 septembre 1987 à Markala ; fils de Fassiriman et de Maimouna Coulibaly. Incorporé dans l’Armée comme engagé volontaire le 01 septembre 2006, il est affecté à la 112ème CIM de Tessalit puis à la 217ème Compagnie de Soutien de Markala pour compter du 1er juillet 2008.
Caporal Ibrahim Khalil TOURE Mle 41118 est né septembre 1987 à Koulikoro ; fils de Mamadou et de Alimata Maiga. Incorporé comme engagé volontaire le 15 décembre 2007, du centre d’instruction il fut affecté à la 217ème Compagnie de Markala pour compte 25 mars 2008.
Caporal Adama ZONGO Mle 33391 du 214ème Escadron de Reconnaissance est né le 27 Août 1979 à Bamako. Fils de Amadou et de Fatoumata Diakité. Incorpore dans l’Armée Malienne le 13 juin 2000, de la 311ème CCAS /Centre d’instruction Kati il fut affecté successivement au 514ème Escadron de Reconnaissance de Tombouctou ; au 123ème ER de Kidal et enfin au 214ème ER de Ségou pour compter du 13 mars 2007 où il fut désigné pour la relève du poste de Nampala.
Caporal Sidy COULIBALY Mle 35109 de la 217ème Compagnie de Soutien de Markala est né le 20 juillet 1986 à Nioro du Sahel ; Fils de Omégué et de Bibatou Konaté. Incorporé comme engagé volontaire le 20juin 2005, il fut affecté à la 217ème Compagnie de Soutien de Markala pour compter du 15 janvier 2006.
Sergent Yaya TRAORE Mle 30241 de la Compagnie de Soutien de Markala est né vers 1975 à SANWA ; Fils de Niappégué et de Mata THIENOU. Incorporé comme engagé volontaire le 01 Novembre 1994, il fut affecté à la 211ème Compagnie de Commandement d’Appui et de Services de Ségou et la 217ème Compagnie de Soutien de Markala avant de rentrer dans la composition de la relève du poste de Nampala.
Sergent-chef Moussa SAMAKE Mle 33092 de la 216ème Compagnie de Soutien et d’instruction de Banankoro est né le 06 Novembre 1978 à Ségou ; Fils de Seydou et de Astan SAMAKE. Incorporé dans l’armée comme engagé volontaire le 12 juin 2000 ; il reçoit les affections suivantes: 611ème CCAS de Sévaré ; 522ème CIM à Goundam ; 216ème CSI à Banankoro ; 811ème CCAS à Sikasso au compte du GTIA ELOU avant d’être réaffecté à la 216ème CSI où il fut désigné pour rentrer dans la relève du poste de Nampala le 29 avril 2016.
Sergent-chef Abdramane COULIBALY Mle 28688 du 214ème Escadron de reconnaissance ; il est né le 17août 1974 à Kayes, fils de Mamadou et de Kletiémé DEMBELE. Incorporé dans l’armée le 1er août 1993, il fut affecté successivement à la 211ème CCAS /centre d’instruction Ségou ; au 233ème Escadron de Chars de Sévaré ; au 123ème ER de Kidal et au 214ème ER de Ségou en fin de séjour au grand nord, où il rentra dans la composition du Groupement Tactique n°6 de Nampala.
Sergent-chef Souleymane DIAKITE Mle 28352 de la 213ème Compagnie d’Infanterie Motorisée est né le 30 avril 1972 à Kayes, fils de TomKoura et de Assétou Diarra. Il est incorporé dans l’Armée Malienne comme engagé volontaire le 1er Août 1993, il recevra les affectations suivantes : la 412ème CIM à Kayes en 1994, la 121ème CCAS de Kidal en 1997, la 612ème CIM de Sevaré en 1999, la 311ème CCAS de Kati en 2004 enfin la 213ème CIM de Ségou où il fut désigné pour rentrer dans la composition de la relève de Nampala.
Sergent-chef Almousstapha FANE Mle 34 713 de la 217ème Compagnie de soutien Markala est né le 09 Avril 1960 à Bamako. Fils de Mama et Masitan KONE, il fut incorporé dans l’Armée Malienne le 27 décembre 2001. Il fut successivement affecté à l’infirmerie de garnison de la Garde Nationale à Bamako en 2002, l’infirmerie de garnison de Ménaka en 2003, l’infirmerie de garnison de Gao en 2007 enfin à l’infirmerie de garnison des Ateliers centraux de Markala en Juin 2012 où fut désigné en mission à Nampala.
Adjudant-chef Alphousseyni KONE Mle 25 552 du 214ème Escadron de reconnaissance, né vers 1965 à Dioila, fils de feu Namakoro et Nantènè KEITA. Incorporé dans l’Armée Malienne le 07 octobre 1985, il a été successivement affecté à la 311ème CCAS/Centre d’instruction de Kati, au 351ème ER de Kati, au 352ème ER puis au 123ème ER de Kidal dans la relève du grand Nord. Il prolongera son séjour et reçoit les affectations suivantes : 134ème ER de Gao en 1997, 123ème ER de Kidal qui devient la 723ème ER et enfin au 214ème ER de Ségou avant de rentrer dans la composition du GTIA-6 Nampala.
Voilà rappelée de manière succincte la carrière nos camarades tombés à Nampala.
Chacun représente une famille endeuillée avec des veuves, orphelins et des amis profondément attristés.
Chers compagnons, votre sacrifice ne restera pas vain dans cette longue lutte que les Forces Armée Maliennes continueront à mener pendant un certain temps encore, pour défendre notre Patrie.
La Nation Malienne tout entière vous exprime sa plus grande reconnaissance pour le sacrifice consenti
Dormez en paix chers compagnons d’armes et que la terre vous soit légère. Amen !

Hommage National aux militaires tombés à Nampala Aux hommes d’honneur la Nation reconnaissante.

Le jeudi 21 juillet 2016, le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées Son Excellence Ibrahim Boubacar Keïta a présidé la cérémonie d’hommage national organisée à la mémoire des militaires tombés sur le champ de l’honneur à Nampala le 19 juillet 20016. C’était en présence du premier ministre, des membres du Gouvernements, des présidents des institutions, des députés de l’Assemblée Nationale, des chefs des missions diplomatiques, des autorités régionales, des chefs d’Etats-majors et directeurs de services, des parents des victimes, ainsi que de plusieurs personnalités politiques, coutumières et traditionnelles.
Toute la nation malienne a rendu ce jeudi 21 juillet 2016, un dernier hommage national aux militaires victimes de la lâche attaque perpétrée contre le détachement de Nampala. Une localité située au centre de notre pays, dans la région de Ségou. La cérémonie était présidée par le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita au camp militaire Ahmadou Sékou Tall de Ségou, en présence du chef du gouvernement, Modibo Kéita, plusieurs ministres, des présidents des institutions de la république et la chaine du commandement militaire.
C’est aux environs de 05 h00, très tôt ce mardi 19 juillet 2016, que des ennemis de la paix ont attaqué d’une manière inqualifiable le détachement militaire de Nampala faisant 17 morts, plusieurs blessés et causant des dégâts matériels inestimables.
Après avoir décrété, lors du conseil des ministres de mercredi 20 juillet 2016, un deuil national de trois jours et l’État d’urgence pour trois mois, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, s’est rendu jeudi 21 juillet 2016 à Ségou où il a présidé, au camp militaire Ahmadou Tall, la cérémonie d’hommage national organisée en la mémoire des vaillants militaires tombés à Nampala.
C’est dans une atmosphère pleine d’émotions que s’est déroulée cette cérémonie funèbre, en présence des parents des victimes meurtris, du chef de la Minusma Mohamed Saleh Annadif, de l’Ambassadeur de France au Mali et les autorités régionales.
A son arrivée à Ségou en début d’après-midi, la délégation présidentielle a rendu visite aux blessés à l’hôpital régional de Ségou pour s’enquérir de la situation des blessés. Il ressort de cette visite que la vie des blessés est hors de danger aux dires des spécialistes de la santé.
Ensuite, le Président de la République accompagné du Premier ministre s’est rendu au camp militaire vers 15h00 pour rendre un hommage solennel aux héros tombés à Nampala. Après avoir été accueilli à l’entrée du camp militaire par le ministre de la Défense Tiéman Hubert Coulibaly avec à ses côtés le Chef d’état-major Général des Armées, le Général Didier Dacko et le commandant de la 2ème Région Militaire le colonel-major Tackni, le Chef de l’Etat, Chef Suprême des Armées est allé s’incliner sur chacune des dépouilles des militaires morts aux combats avant de s’installer à la tribune officielle. La suite de la cérémonie annoncée par le maître de cérémonie, le lieutenant-colonel Alou Traoré, directeur zonale des Transmissions des Armées.
La cérémonie a été marquée par une marche funèbre pour l’installation des corps, l’allocution du Grand Chancelier des Ordres Nations, la décoration à titre posthume des victimes, la remise des médailles du détachement de Diabaly, la lecture de l’oraison funèbre, l’adresse du Président de la République IBK en Bamanan et en français, la prière mortuaire. Elle a pris fin par l’inhumation des corps au cimetière du camp militaire de Ségou.
Toutes les victimes ont reçu à titre posthume, la croix de la valeur militaire. Aussi, le ministre de la Défense et des Anciens combattants a remis 59 médailles du mérite militaire au Commandant de la 2e région militaire pour le renfort dépêché à Nampala, commandé par le capitaine Abel Poudiougou.
Il est à préciser que sur les 17 militaires tués, deux ont été inhumés sur le terrain pour des raisons de force majeure. Quinze corps ont été inhumés au cimetière du camp militaire de Ségou. Le plus jeune avait 22 ans. Il a intégré l’armée en 2013.
Dans une brève intervention en langue Bamanan, le Président de la République a indiqué que les ennemis du Mali sont allés très loin cette fois-ci en tuant lâchement ces 17 jeunes soldats à la fleur de l’âge.  » Les peuples vivent souvent des moments lourds et difficiles. Nous sommes aujourd’hui à Ségou en deuil, pleurant nos enfants tombés au champ d’honneur. Certains avaient 20 ans, d’autres 40 ans. Ce 19 juillet fut leur dernière respiration dans cette vie. Peuple du Mali, puisses-tu éternellement t’en souvenir. » Il ajouta que ces jeunes sont morts dans la plus noble mission, celle de la défense de la patrie. Il a promis que la mort de ces jeunes ne restera pas vaine. Le chef de l’Etat, poursuivant son intervention en Bamankan, dira que “ Toute vie n’est pas de dignité, la leur le fut jusqu’à l’heure ultime. Jeunes du Mali, nous sommes fiers de vous et nous n’allons pas tarder à répondre à cet acte barbare”.
Le chef suprême des armées a réitéré sa totale confiance aux FAMa qui sont, dit-il, à la hauteur des attentes et relèveront les défis sécuritaires auxquels le pays est confronté. «Jour et nuit, je remue terre et ciel à dire à nos amis que le Mali est vaste, le Mali est en guerre, il nous faut l’arme aérienne. L’arme aérienne est nécessaire pour notre défense. Nous ne sommes pas fabricants d’armes. Nous avons besoin de solidarité vraie et non mégotée »
Le président très peiné par cet ignoble acte a insisté sur la coopération militaire entre le Mali et les partenaires, laquelle coopération se doit d’être plus concrète. Pour lui, il faut une vraie solidarité de ceux qui se disent partenaires du Mali. Il dira en conclusion « je ne cesserai de me battre afin que l’armée du Mali soit à hauteur de mission pour défendre la patrie.»
A titre de rappel en 2015, le détachement de Nampala avait fait l’objet d’une attaque similaire où plusieurs soldats avaient été sauvagement tués. Cette année 2016, plusieurs tentatives d’attaques dirigées contre la même localité ont été déjouées par les FAMa.
Nous présentons nos condoléances aux familles de ces braves militaires qui ont leur serment en donnant leurs vies à la nation. ‘’ ….Si l’ennemi découvre son front, Au-dedans ou au dehors, Débout sur les remparts, Nous sommes résolus de mourir… »
La Redaction

Funérailles : Le Mali rend hommage à ses 17 soldats tués et ouvre une enquête sur ce meurtre

13754199_1406884635995054_8531128308569725408_nSégou – Le Mali a rendu hommage jeudi à ses 17 soldats tués dans une attaque « terroriste » à Nampala, dans le centre du pays, et annoncé l’ouverture d’une enquête sur ce meurtre au premier de trois jours de deuil national
La cérémonie d’hommage a été organisée à Ségou, chef-lieu de la région du même nom à plus de 230 km de Bamako, en présence du président Ibrahim Boubacar Keïta, des familles et proches des militaires tués mardi par des hommes armés.

« Nous sommes aujourd’hui à Ségou en deuil, pleurant nos enfants tombés au champ d’honneur. Certains avaient 20 ans, d’autres 40 ans. Toute vie n’est pas de dignité, la leur le fut », a déclaré M. Keïta dans un camp militaire.

« Jour et nuit, je remue terre et ciel à dire à nos amis que l’arme aérienne est nécessaire pour notre défense. Nous ne sommes pas fabricants d’armes. Nous avons besoin de solidarité vraie et non +mégotée+ », a-t-il ajouté sans plus de précisions, réclamant, en substance, des moyens aériens supplémentaires pour l’armée malienne.

Des hommes armés ont attaqué mardi le camp militaire de Nampala, à plus de 510 km de Bamako, proche de la frontière avec la Mauritanie. Dix-sept soldats y ont été tués et 35 blessés, selon le gouvernement qui a dénoncé une « action terroriste coordonnée ».

L’attaque a été revendiquée par deux groupes armés, un peul, et un autre, jihadiste, le groupe malien Ansar Dine.

Quinze des dix-sept soldats tués ont été inhumés jeudi dans un cimetière militaire de Ségou et les deux autres ont été enterrés à Nampala en raison du mauvais état des corps, a indiqué un officier lors de la cérémonie.

Tous les soldats ont été décorés à titre posthume par le président malien qui avait auparavant rendu visite aux blessés admis dans un hôpital de Ségou.

« J’ai perdu mon fils. Il est né en 1993 et c’est mon fils unique. C’est très dur à supporter mais c’est la volonté de Dieu », a déclaré à l’AFP le père d’un des soldats tués.

Dans un communiqué diffusé jeudi, le ministère malien de la Justice a annoncé l’ouverture d’une « enquête préliminaire par le Procureur du Pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité
transnationale organisée, suite à l’attaque perpétrée » à Nampala.

« Le juge d’instruction sera saisi pour mener une information judiciaire de façon diligente et complète », a ajouté le ministère.

A la suite de l’assaut, le président Keïta a décrété un deuil national de trois jours à compter de jeudi. Les drapeaux étaient en berne à Bamako dans plusieurs institutions et à Ségou.

Le gouvernement a également réinstauré l’état d’urgence pour dix jours à compter de jeudi. Cette mesure d’exception était en vigueur d’avril au 15n juillet dernier et n’avait pas été renouvelée à son expiration.

Des groupes armés jihadistes – dont Ansar Dine – ont contrôlé le nord du Mali de mars-avril 2012 à janvier 2013, à la faveur de la déroute de l’armée face à une rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée. Ils ont été dispersés et en grande partie chassés par
l’intervention militaire internationale.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix entre le gouvernement, des groupes armés qui le soutiennent et l’ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes.
Source: AFP

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COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT SUITE A L’ATTAQUE DE NAMPALA

mountaga_tall1_350289242Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que le camp militaire de Nampala, en 4ème Région, a été attaqué ce mardi 19 juillet 2016 vers 5 h30 du matin par des individus armés dont l’identité reste à déterminer.

Dans cette attaque, les FAMa déplorent 17 morts et 35 blessés. Du matériel militaire a également été emporté ou endommagé par les assaillants.

Le Gouvernement présente ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Le Président de la République a, au cours de la journée, présidé un Conseil de défense au cours duquel il a donné les orientations qui conviennent à la situation.

D’ores et déjà, le Gouvernement assure les populations que des mesures sécuritaires et militaires ont été prises pour poursuivre et identifier les assaillants, sécuriser la ville de Nampala et l’ensemble des populations et de leurs biens sur tout le territoire national.

Bamako, le 19 juillet 2016

Lutte contre la pauvreté dans le milieu militaire et paramilitaire L’APEJ et le Service Social des Armées appuient les femmes et les jeunes des camps

DSC_6147Dans sa politique de lutte contre la pauvreté le Président de la République vient d’octroyer 200 millions de FCFA aux femmes et jeunes des camps pour leur insertion dans le tissu économique.

Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly et celui de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Mahamane Baby, ont présidé samedi 9 juillet 2016, sur la Place d’Armes du Génie Militaire, la cérémonie de lancement officiel d’octroi d’une ligne de crédit d’un montant de deux cent millions (200.000.000 de FCFA) aux Associations des Femmes et Jeunes des Camps pour la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR). L’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), l’Institution de Micro Finance ‘’ Niongondèmè Soba’’ et la Direction du Service Social des Armées étaient les principales organisatrices de ce programme.

DSC_6055D’une durée de 2 ans, la convention signée entre l’APEJ, Niongondèmè Soba et le Service Social des Armées couvrira les domaines de formation, du financement et du suivi de remboursement des prêts.

La Directrice du Service Social des Armées, le Colonel Samaké Mariétou Dembélé a noté le bon partenariat existant entre l’APEJ et son service. A en croire ses propos, l’APEJ vient une fois encore de renouveler son engagement aux côtés de la DSSA dans la recherche de la promotion de ses jeunes et des femmes et de leur insertion dans le tissu économique à travers les activités génératrices de revenus. Elle soutiendra que cette action de l’APEJ cadre bien avec l’engagement de Monsieur le Président de la République Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita, et témoigne de l’attachement du peuple malien à l’égard des familles des forces armées et de sécurité du pays.

Le Directeur Général de l’APEJ, M. Amadou Cissé et la présidente des femmes des camps, Mme Keita Dado Bass, ont abondé dans la même veine. Selon eux, cette convention de financements permettra aux femmes et aux enfants militaires, surtout les veuves et les orphelins, à satisfaire à leurs besoins et à lutter efficacement contre la pauvreté dans le milieu militaire.

DSC_6083Pour sa part, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly a remercié le ministère de l’Emploi et ses partenaires « qui n’ont pas hésité une seule seconde à engager une telle somme pour que nous puissions dessiner un espoir pour les femmes et les enfants des camps dont les pères et mères sont engagés depuis des années dans la défense de notre chère patrie ».

C’est pourquoi, il a déclaré qu’il n’est plus concevable que pendant que les chefs de familles sont aux services de la nation que des jeunes qui sont dans la famille aient des soucis et ne sachent pas de quoi seront faits leurs avenirs. « Cela n’est pas du tout normale et c’est ce que nous essayons de combattre », a-t-il indiqué.

Quant au ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, M. Mahamane Baby, il a estimé que ce geste symbolique des partenaires cadre avec la vision du Président IBK en ce qui concerne la création d’emplois décents pour tous les fils et filles du pays. Et il se dit heureux de constater que ça soit les jeunes des camps qui bénéficient aujourd’hui de cette largesse. Il a en outre invité les bénéficiaires à faire bon usage des prêts qui leur seront octroyés, sachant bien que les prêts remboursés permettront de financer d’autres projets et formations.

La cérémonie a pris fin par la signature de la convention et la remise du chèque géant.

MDL Dramane Dembélé

Convention de partenariat tripartite : 200 millions de crédit aux jeunes et femmes des camps

DSC_6055La cérémonie de signature de la convention entre la Direction du Service Social des Armées, l’Institution de Micro Finances Nyogondèmè Soba et l’APEJ s’est déroulée à la place d’armes du Génie militaire de Bamako, le samedi 09 juillet 2016, en présence du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants et de son collègue de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. C’était également en présence du Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général Didier DAKOUO, de la Directrice du service social des Armées, le colonel SAMAKE Mariétou DEMBELE, de la Présidente du Bureau de coordination des femmes de camps militaires, Mme KEITA Dado BASS, du DG de l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), M. Amadou CISSE. C’est d’ailleurs les trois dernières personnes citées qui ont apposé leur signature respective au bas du document portant convention de partenariat tripartite, 3ème du genre après celles de Lahidu WARI et de Kafo JIGINEW, pour 200 millions de FCFA. Mais, le montant cumulé des appuis financiers, selon le DG de l’APEJ, avoisinera les 300 millions de FCFA sous forme de prêts impérativement remboursables avec un intérêt de 10%. En effet, le montant de la convention est de 100 millions de Francs CFA avec un coefficient multiplicateur de 2, soit l’engagement pour Nyogondèmè Soba de financer les projets jusqu’à hauteur de 200 millions de Francs CFA. Le Directrice générale du service social des Armées a également insisté sur l’aspect revolving de cette opération pour permettre à de nouveaux prétendants de pouvoir bénéficier des soutiens financiers. Aussi, s’est-elle réjouie de l’engagement renouvelé de l’APEJ avec ses deux conventions, la première remontant à 2008, qui permettent de financer des activités génératrices de revenus au profit des jeunes et des femmes de camps militaires.

DSC_6083Le Ministre de la Défense et des Anciens combattants, M. Tiéman Hubert COULIBALY, a insisté sur la nécessité de rembourser les prêts contractés pour assurer le renouvellement des fonds et la pérennité du système. « Merci pour avoir inscrit dans vos priorités ces couches vulnérables des camps », a-t-il lancé à l’endroit de son collègue de l’Emploi et de la Formation professionnelle, M. Mahamane BABY. Car, c’est inconcevable que des soldats se battent au front pour défendre la partie, tout en ayant des inquiétudes pour le quotidien de leurs familles restées dans les camps. La signature de cette convention de partenariat tripartite est une des réponses à ces interrogations à travers le soutien et la promotion des activités génératrices de revenus, a justifié le Ministre BABY qui a promis de multiplier ce genre d’appuis pour traduire en acte concret la vision du Chef de l’Etat en matière d’emploi et de formation professionnelle. Il a réitéré, à la suite de ceux qui l’ont précédé au micro, son appel pour rembourser les prêts de manière à permettre à d’autres (de la tranche d’âge 21-40 ans) d’en bénéficier.

DSC_6147La Présidente du Bureau de coordination des femmes de camps militaires avait anticipé sur cet appel, en invitant ses sociétaires à honorer leur engagement en matière de fonds revolving. Mme KEITA Dado BASS n’a pas manqué de saleur ce partenariat tripartite entre son Association, l’APEJ et la micro-finance ‘’Nyogondèmè Soba’’ et dont la finalité, par ce soutien financier, est de lutter contre la pauvreté et la précarité dans les camps militaires. A signaler que les prêts sont remboursables, sans exception, et que le taux d’intérêt maximum à appliquer aux prêts sera de 10%. Quant à la durée maximale du crédit, elle est d’un (1) an ; alors que la Convention elle-même est conclue pour une durée de deux (02) ans. Ladite convention couvrira les domaines de la formation, du financement, du parrainage des promotrices par des militaires, du suivi du remboursement des prêts et du recouvrement des prêts. Source : CCOM/MEFP

Armée de Terre : Le Chef d’État-major a fêté l’Aid El Fitr avec les FAMa à Nara

DSC_0426Quelques semaines après sa prise de commandement de l’Etat-major de l’Armée de Terre, le colonel-major Abdrahamane Baby, accompagné de son staff, a séjourné du 4 au 6 juillet 2016, à Nara, une localité située à 400 Km environs de Bamako.

Cette visite avait pour objectif non seulement d’apporter un soutien moral aux troupes déployées dans cette garnison à l’occasion de la Fête de Ramadan, mais aussi de s’enquérir des conditions de vie et de travail de ces forces engagées sur le terrain et leur transmettre les salutations et les encouragements de la hiérarchie militaire.

A l’arrivée dans la 32ème Régiment d’infanterie motorisée au Camp Mohamed Ould Issa de Nara, le colonel-major Abdrahamane Baby a eu droit à tous les honneurs militaires avant d’être invité dans la Salle d’Opération pour un point de situation.

DSC_0460Dans cette salle, le commandant du secteur N°5 de l’Opération Maliba, le lieutenant-colonel Mamadou S. Koné a, dans son intervention, expliqué que Nara, 1er sous-secteur du secteur N°5 est limité au Nord par la Mauritanie, à l’Ouest par la 222ème Compagnie (Diabaly), au Sud par les cercles de Banamba et Kolokani et à l’Est par le 42ème Régiment de Nioro.

Il a ajouté que le sous-secteur de Nara qui a en charge la sécurisation des personnes et leurs biens est caractérisé par la forêt de Ouagadou qui constitue une tanière idéale pour les bandits armés. Elle est caractérisée aussi par certains grands axes tels que Bamako-Nara, Nara-Guiré, Guiré-Diabaly, etc.

Le commandant du sous-secteur N°5 de l’Opération Maliba, le lieutenant-colonel Mamadou S. Koné a aussi rappelé les grands évènements qui ont marqué le secteur depuis sa création au 5 février 2015. Il a evoqué la présence des bandits armés à savoir AQMI, Front Libération du Macina et Ançar-Dine. En outre, ces bandits ont tout fait pour couper l’axe Nampala-Diabaly communément appelé ‘’Bande d’Aouzou’’ et cela à travers plusieurs embuscades, précédées de poses d’engins explosifs improvisés. Ainsi, lors d’une attaque, l’ennemi a été violemment repoussé par nos forces qui ont fait une bonne moisson en saisissant 2 véhicules TOYOTA, des 12,7 mm, des PKM, des LRAC, des batteries, des fils conducteurs, des charges et des détonateurs, a-t-il révélé.

DSC_0475Après cette présentation, le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le colonel-major Abdrahamane Baby et son staff se sont inclinés pieusement sur les tombes aux soldats décédés le 29 mars dernier.

Ensuite la délégation a visité les différentes positions de sécurité du camp sous la conduite du commandant du sous-secteur N°1 (Nara), le lieutenant-colonel Aly Bayoko et le chef de détachement de sécurité, le lieutenant Demba N’Daou. C’est ainsi que le colonel major Baby a instruit au commandement de procéder souvent à des exercices de simulation pour améliorer la qualité de sécurité. Il leur a demandé de prendre à bras le corps leur propre sécurité. Le chef d’état-major les a aussi instruit de toujours gérer leurs problèmes par priorité et par urgence.

Un autre temps fort de ce séjour à Nara fut la rencontre du CEM/AT avec la troupe pour recueillir leurs préoccupations. Ainsi, les questions d’indemnisation des victimes des évènements de 2012, de participationt au cours de formations rationnelles accélérées des chauffeurs (Cours FRAC) ont entre autres été évoquées.

Les épouses des militaires de Nara ne sont pas restées en marge de cette visite, car à travers leur porte-parole, Mme Koné Mariam Doumbia, elles ont évoqué leurs préoccupations qui sont entre autres la construction d’un jardin d’enfants dans le camp, le transport de leurs enfants dans les écoles de la ville, la construction des logements.

Au cours de cette visite, le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le colonel-major Abdrahamane Baby et sa délégation ont participé à la prière de Ramadan ou ‘’Séli Fouka’’. Après cette prière, ils ont rendu visite aux autorités coutumières et locales de Nara où le CEM/AT a remis une enveloppe symbolique à l’imam de la grande Mosquée de Nara et au chef de village. Celles-ci se réjouissent de la visite du colonel-major et surtout en cette fête de Ramadan. Elles ont formulé des vœux pour le Mali et l’Armée malienne.

Le CEMAT a aussi rendu visite au Commissariat de police, à la brigade de la Gendarmerie, au peloton de la garde et au poste de douane. En vue de renforcer la cohésion entre les forces armées et de sécurité de Nara, le colonel-major Baby a partagé un repas de corps avec toutes ces forces.

Dans son interview le colonel-major Abdrahamane Baby, a affirmé qu’il est venu passer la fête de l’Aïd El Fitr avec les troupes sur le terrain, car, elles exécutent une mission noble. Les FAMa sont déployées partout au Mali. Il se dit fier du travail accompli par les forces armées et de sécurité de Nara. Il les exhorte à plus de vigilance. Le point de situation présenté par le commandant du secteur N°5, le lieutenant-colonel Mamadou S. Koné  a permis de voir les menaces, les difficultés et de se rappeler les exploits que les militaires ont eu à accomplir à Nara, notamment l’attaque du 27 juin 2015 où nos soldats ont vaillamment combattu et défendu la ville.

Le commandant du sous-secteur de Nara, le lieutenant-colonel Aly Bayoko a, au nom de ses éléments, apprécié la visite du colonel-major Baby et lui a souhaité bonne chance pour sa nouvelle fonction.

Quant aux autorités coutumières et locales, elles se disent honorées par cette visite.

Envoyés spéciaux

Sgt Malamine Tangara

Cal Seydou Diarra

Visite du ministre Tiéman Hubert Coulibaly à Diabaly : L’AID EL FITR AVEC LA TROUPE

DSC_2370Le but était de soutenir les soldats en charge du contrôle d’une zone en proie à des attaques terroristes fréquentes

 « Je suis venu passer la fête de fin de Ramadan à vos côtés à Diabaly, par la même occasion, vous transmettre les vœux de bonne fête du président de la République, chef suprême des armées, ses encouragements et sa reconnaissance du travail que vous faites ici, en son nom pour le peuple malien ». Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly, s’adressait ainsi aux soldats, le jour de la fête à Diabaly, dans le secteur n° 5 de l’Opération Maliba, près de la frontière avec la Mauritanie.

Le ministre Coulibaly était accompagné d’une forte délégation pour tenir compagnie, à l’occasion de la fête de l’Aïd El Fitr, aux soldats qui tiennent la ville de Diabaly, reprise des mains des terroristes en 2013, au cours de l’opération française Serval.

Malgré la présence de l’armée, cette partie du pays est en proie à des attaques terroristes à la fois contre les soldats et contre les populations civiles. Plusieurs assassinats ciblés ont été perpétrés par des individus armés et circulant à motos dans des localités de la zone. Les agents de l’Etat en poste dans des localités isolées, des leaders d’opinion et des religieux qui refusent de s’inscrire dans la logique obscurantiste, sont pris pour cibles et abattus froidement. La nébuleuse terroriste qui écume la zone, pousse la hardiesse jusqu’à s’en prendre à des check-points de l’armée sur les axes routiers.

Le gouvernement a l’obligation de mettre le holà aux agissements de ces individus afin de ramener la calme et la quiétude au sein des populations, durement affectées par la psychose de l’insécurité. Surtout que les terroristes utilisent la stratégie de distiller des menaces de mort à l’encontre de tous ceux qui s’avisent à collaborer avec les forces de défense et de sécurité.

Ces incidents sécuritaires ont fait l’objet d’un entretien à huis-clos entre le ministre Coulibaly et les chefs militaires de la zone : le colonel Takni Ag Intikane, commandant de la zone militaire de Ségou, le lieutenant-colonel Mamadou S. Koné, chef du secteur n° 5 qui s’étend de Nara à Nampala (frontière Mali-Mauritanie).

Si rien n’a filtré de cet entretien, les soldats n’ont pas manqué d’évoquer quelques problèmes concernant les effectifs, les équipements, les médicaments et les avancements dans les grades. En réponse, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a expliqué qu’il était déjà au courant de ces difficultés, c’est pourquoi, il a décidé de venir lui-même pour voir et entendre. Il a annoncé aux soldats que les questions de primes, d’avancement dans les grades seront mieux prises en compte dans le nouveau statut qui passera prochainement sur la table de l’Assemblée nationale.

Tiéman Hubert Coulibaly a rappelé que le jeudi 30 juin 2016, les députés ont adopté le projet de loi de ratification de l’ordonnance portant modification de la loi portant statut général des militaires. Cette modification permettra au personnel militaire de bénéficier des mêmes avantages en activité tout comme à la retraite, que les autres corps des forces de défense et de sécurité (voir L’Essor du 01 juillet 2016). Sur ce point, le ministre Coulibaly a expliqué aux soldats que son cabinet est en train de se battre pour qu’il y ait un « statut de combattant ».

Le ministre Tiéman Hubert Coulibaly a tenu à féliciter les soldats qui défendent le secteur et leur a annoncé qu’ils recevront du matériel et des équipements adéquats. Il n’a manqué de rappeler à la troupe son devoir de vigilance et de professionnalisme.

Après les échanges avec les soldats, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants a rencontré les autorités locales, les représentants des populations civiles en présence du maire de Diabaly, Oumar Diakité. Outre la situation sécuritaire, au nom des populations, le maire a posé le problème de l’unique station de radio de la ville qui a été sabotée par les terroristes, pendant de l’occupation. Depuis lors, la radio ne fonctionne plus convenablement. Séance tenante, le ministre Coulibaly a promis que son département prendra en charge la réhabilitation de cette station de radio qui sert à informer les populations de Diabaly et environs dans un rayon de 60 km.

Le maire, le chef de village Yaya Traoré ainsi que l’hôte du jour sont tous convaincus que la lutte contre le terrorisme passe aussi par la radio, qui est un des outils d’information des populations. « Avec la radio, l’armée pourra communiquer facilement avec les populations. Je vous offre un émetteur ainsi que les accessoires qu’il faut », a promis le ministre Coulibaly sous les applaudissements des habitants de Diabaly.

Cette radio pourra jouer un rôle décisif dans l’appel au calme entre peulh et dozos (bambara), qui ces derniers temps se regardent en chiens de faïence après quelques affrontements qui ont fait presqu’une vingtaine de morts dans la région voisine de Mopti, selon un habitant qui a révélé que les forces armées et de sécurité ont démantelé un réseau de terroristes qui attisait les vieilles querelles entre les populations de la zone.

Envoyé spécial

A.DIARRA

DIDIER DACKO PREND OFFICIELLEMENT LES RÊNES DES FORCES ARMÉES

DSC_9943La passation de commandement entre le chef d’Etat-major Général des Armées sortant, le Général de Division Mahamane Touré et le chef d’Etat-major Général des Armées entrant, le Général de Division Didier Dacko a eu lieu le lundi 04juillet 2016, à la Place d’Armes de la 3ème région militaire, Kati. La cérémonie riche s’est déroulée sous la présidence du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly. Elle a enregistré la présence de plusieurs hauts gradés des forces Armées et de Sécurité ainsi que des autorités locales de Kati. Les commandants de l’EUTM, de l’EUCAP-Sahel Mali et de la MINUSMA ont également pris part à cette cérémonie.

Après les honneurs au drapeau et la revue des troupes par le Ministre de la Défense et le Chef d’Etat-major Général des Armées sortant, la mise en place a été faite pour la passation de commandement. Ainsi le CEMGA sortant, le Ségal, le CEMGA entrant et le drapeau ont rejoint l’emplacement préparé pour la circonstance. Le Secrétaire général du ministère de la défense, le général Salif Koné à alors passé le commandement en ces termes : « Officiers, Sous-officiers et militaires du rang des forces armées, vous reconnaitrez désormais comme Chef d’Etat-major Général des Armées, le général de division Didier Dacko, vous lui obéirez en tous ce qu’il vous commandera pour l’exécution du règlement, l’exécution des lois et pour le succès des armées du Mali ». Le général Mahamane Touré a alors pris le drapeau qu’il a remis au ségal, le général Salif Koné qui l’a ensuite remis au chef d’état-major entrant, le général Didier Dacko. Le commandant des troupes a présenté les troupes au Général Dacko marquant ainsi la prise solennelle du commandement.

Un defilé militaire comprenant les differnts corps de l’Armée a suivi la passation de temoin. Il était composé de la fanfare nationale, le drapeau et sa garde, l’état-major interarmes, une compagnie de la direction des télécommunications des armées, une compagnie du génie militaire, une compagnie de la garde nationale, une compagnie de la gendarmerie nationale, une compagnie de l’armée de l’air, une compagnie de la Direction Centrale du Service de Santé des Armées et une compagnie de l’Armée de Terre.

Après le défilé militaire clôturant la cérémonie, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly a signalé que c’est une cérémonie républicaine au sein des forces armées. Il souhaite que le CEMGA entrant ait le temps favorable pour continuer le travail enclenché par sont prédécesseur pour le bonheur de la nation et de l’armée malienne ainsi que pour atteindre les objectifs fixé afin que l’armée soit pleinement opérationnelle en marche vers le succès.

Le CEMGA sortant, le général de division Mahamane Touré a souligné qu’il est animé d’un sentiment de devoir encore insatisfaisant car il reste beaucoup de choses à faire. Il a noté qu’il ya beaucoup de défis et qu’il a essayé du meilleur qu’il peut avec l’accompagnement de l’équipe qu’il avait pour accomplir une partie des tâches. Selon lui la rotation est normale, lorsqu’on fait 2ans voir plus à la tête des forces Armées, c’est normal qu’on passe le témoin. Il a rendu hommage au Président de la République pour lui avoir offert l’opportunité de servir la nation, de pouvoir rendre un tout petit peu de ce que la nation lui a donné comme connaissance, savoir pour pouvoir essayé de contribuer à la restructuration des forces armées. Il a souhaité beaucoup de chance à son successeur, le général Didier tout en affirmant qu’il est loyal et disponible. Le général Touré soutien que c’est un homme d’expérience capable d’accomplir ses missions. Il a conclut en déclarant que le nouveau chef d’état-major général des armées a son entière confiance et sa disponibilité.

Le Chef d’Etat-major Général des Armées entrant, le général de division Didier Dacko a remercié le Président de la République, chef suprême des Armées, son Excellence Ibrahim Boubacar Keita pour lui avoir permis de conduire la destinée de notre armée. Il a affirmé qu’il pense être en possession des capacités nécessaire pour mener à bien cette mission. Il promet qu’il ira chercher les capacités ou qu’elles se trouvent pour mener à bien sa mission pour le bonheur de la nation et pour la satisfaction du peuple malien. Il a rendu un hommage mérité au général Touré, affirmant que sans ses efforts, nous ne seront pas ou nous sommes. Selon le général Dacko, l’Armée est le ciment de la nation, une Armée riche de la diversité culturelle. Il promet de relever les défis pour le succès des forces armées maliennes.

A/C.N.Dakouo