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Célébration du 56ème anniversaire de l’Indépendance du Mali à Ménaka avec La force Barkhane

dscn1405Le jeudi 22 septembre 2016, c’est à l’invitation du gouverneur de Ménaka que le colonel Pierre Augereau, représentant le commandant de la force Barkhane à Gao, s’est rendu au cœur de la ville, pour participer aux festivités commémorant le 56e anniversaire de l’Indépendance du Mali. Étaient également présents des soldats maliens, des groupes armés signataires et des représentants de la MINUSMA, ainsi que le gouverneur de Kidal.

dsc_9723En dépit de la chaleur, plus de 2 000 Maliens s’étaient réunis sur la place de l’Indépendance autour des autorités locales pour faire de cette journée une fête et un moment de cohésion nationale. Après le discours du maire de la ville, le colonel Augereau s’est exprimé au nom de Barkhane pour saluer l’engagement du Mali dans la quête de la paix, du développement et de la cohésion sociale. Il a également tenu à encourager toutes les démarches visant à apporter la sécurité dans la région et plus globalement dans le pays. Il a, à ce titre, souligné la présence d’une délégation des forces internationales, qui œuvrent pour la sortie de crise et pour parvenir à mettre en œuvre les modalités contenues dans l’accord pour la paix et la réconciliation.

dsc_9480Le gouverneur de Ménaka a, quant à lui, tenu à remercier les autorités présentes pour leurs actions au profit de la population malienne, en soulignant les travaux réalisés pour améliorer le développement dans la région. Il a également tenu à saluer tout particulièrement les groupes armés signataires présents pour leur accompagnement dans les actions entreprises pour la paix et la sécurité de la région.

Pour clôturer cette première partie de journée, c’est avec fierté que les Maliens, civils membres d’associations, membres des groupes armés signataires et soldats des forces armées maliennes, ont défilé sur la place, salués par les autorités présentes et applaudis par les habitants de Ménaka.

Cette journée de fête à Ménaka s’est poursuivie l’après-midi avec des animations pour les enfants de la ville, dans la même ambiance chaleureuse et avec la volonté de faire de cette journée un moment privilégié en faveur de la paix et de la réconciliation.

Source : Barkhane

Discours du président de la République à l’occasion du 22 septembre 2016

ibk-22-sept-2016Le Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar KEITA lors de son adresse à la nation à l`occasion de la 56èeme anniversaire de l’indépendance du Mali

 

Mes chers compatriotes,

Amis et hôtes du Mali,

Notre pays commémore demain le 56ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Il le fait en continuant à affronter les conséquences de la terrible crise de 2012 qui avait amené le Mali au bord de l’abîme. Il le fait aussi et surtout avec la ferme volonté de conserver l’entière maîtrise de son destin en s’appuyant pour cela sur les valeurs qui depuis toujours font sa force et constituent son orgueil.

Ces valeurs sont la solidarité que nous savons montrer dans l’adversité, le souci du pays qui nous fait transcender nos différences et même nos divergences, la détermination à préserver notre vivre ensemble, socle de notre unité nationale. Ces valeurs sont inévitablement mises à l’épreuve dans la conjoncture que nous traversons. Mais elles demeurent intangibles, car forgées par notre Histoire commune.

Mes chers compatriotes,

La commémoration du 22 Septembre constitue un moment privilégié de réflexion sur les défis qui se présentent à nous. Trois d’entre eux revêtent à mes yeux une importance particulière. Celui du rétablissement de la paix et de la sécurité. Celui de la préservation de la cohésion nationale. Et celui de la prise en charge de la demande sociale. L’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger nous offre, malgré les lenteurs et les difficultés survenues dans sa mise en œuvre, une réelle chance d’atteindre le premier objectif. Je comprends l’impatience de nos compatriotes qui auraient souhaité voir l’Accord produire ses effets plus rapidement et de manière plus évidente. Je sais le désarroi de nombreux Maliens devant la persistance des actes terroristes.

Mais je voudrais rappeler une vérité que j’avais déjà énoncée : le chemin vers la paix et la sécurité est sinueux. L’emprunter exige de la persévérance, de la constance et l’absolue conviction qu’il n’existe pas d’autre alternative à la sortie de crise. Dans le combat que nous menons pour le rétablissement de la stabilité dans notre pays, nous bénéficions du concours inappréciable de la communauté internationale. Nos amis et partenaires apprécient à leur juste dimension des efforts exceptionnels que nous consentons sur le plan interne au renforcement des capacités opérationnelles de nos forces armées et de sécurité. La mise en œuvre de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire a permis de rendre plus efficace l’outil de défense en l’adaptant aux exigences de la guerre asymétrique et aux nouveaux types de menaces.

L’acquisition d’équipements militaires se poursuivra ainsi que la réhabilitation ou la construction d’infrastructures militaires. En outre, à travers certaines dispositions du nouveau Statut général des militaires qui vient d’être adopté, la Nation malienne témoigne sa considération à nos soldats qui risquent leur vie sur le théâtre des opérations militaires de combat.  Le Statut accorde notamment des avantages aux ayants droit des militaires tombés sur le champ de l’honneur et prévoit un appui aux blessés de guerre.

La Patrie malienne marque donc de manière significative sa reconnaissance à ceux de ses fils qui vont jusqu’au sacrifice suprême pour elle. Mais dans le même temps, nous devons avoir le courage et la lucidité de tirer les enseignements indispensables des épisodes douloureux tels que ceux qui se sont produits récemment à Nampala et à Boni. Dans la guerre que nous avons engagée contre les terroristes et les bandits armés, nous devons faire nôtre l’impératif de vigilance absolue et réduire la part d’erreurs dont pourrait tirer avantage l’ennemi.

L’élaboration en cours d’une Loi d’Orientation et de Programmation de la Sécurité améliorera notablement la gestion des personnels, des équipements et des infrastructures. Mais déjà sur mes instructions, bientôt sera mise en œuvre un plan d’action global couvrant plusieurs secteurs.

Ce plan a pour objectifs  la sécurisation, la stabilisation et le renforcement de la cohésion dans toutes les zones de notre pays  connaissant un niveau préoccupant d’insécurité et de manœuvres de déstabilisation

Mes chers compatriotes,

Au cours de ces dernières semaines, j’ai initié une série de rencontres avec des acteurs politiques et de la société civile. Je poursuivrai dans les jours à venir cette démarche qui, je le rappelle, n’est pas inédite, notamment concernant la situation au Nord de notre pays. Je n’oublie pas que la confiance massive dont vous m’avez investie lors de l’élection présidentielle a transcendé tous les clivages et toutes les démarcations. Cette confiance me fait donc obligation de rester à l’écoute de tous et de recevoir autant que nécessaire l’avis de sensibilités diverses.

Je prends, et je prendrai toujours en  considération toute voix exprimant le souci du Mali. Car la fonction présidentielle fait de moi le gardien de la cohésion sociale dans notre pays, un gardien qui ne peut ignorer les attentes et les alarmes des Maliens, de quelque bord que celles-ci soient formulées. La préservation de la cohésion nationale revêt une importance particulière dans notre pays qui se relève d’une crise majeure, qui affronte encore des périls pour lui inédits et qui reprend progressivement son rang dans le concert des nations.

Les temps que nous traversons ne sont ni à la controverse, ni à l’ultimatum. Ils nous incitent à analyser solidairement nos priorités du moment et à explorer avec esprit de raison la meilleure manière de les prendre en charge. Les rencontres que j’ai initiées ne visent pas à créer un unanimisme de façade et sans effet. Ces rencontres sont l’occasion d’échanges directs où dans le respect des différences, sont recherchées les réponses idoines aux difficultés de la Nation. J’espère que l’esprit constructif qui a marqué les premiers échanges se maintiendra dans les concertations futures. Je suis certain qu’en restant fidèles à cet esprit, il n’est pas de situation difficile que nous ne saurions dénouer.

Mes chers compatriotes,

Je reste extrêmement attentif à la portée des actions du Gouvernement en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations. En raison des moyens de l’Etat qui restent limités, ces actions n’atteignent pas toutes l’ampleur souhaitée. Mais nous continuons à déployer une vigilance particulière pour préserver le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Ainsi en ce mois de Septembre, les prix des denrées de première nécessité ainsi que ceux des céréales sont en baisse par rapport à ceux affichés à la même période en 2015. Ces prix restent dans leur ensemble inférieurs à ceux pratiqués dans la Région Ouest Africaine.

Dans le domaine de l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de l’Etat, il a été procédé à une augmentation du point d’indice des fonctionnaires de 20% sur la période 2015-2017. Ces mesures ont été renforcées par une baisse de huit points du taux de l’Impôt sur les Traitements et Salaires.

Mes chers compatriotes,

Voilà trois ans déjà que je me suis attelé avec vous à une tâche ardue de reconstruction, de restauration et de réhabilitation. Tâche rendue incontournable par l’état même dans lequel se trouvait notre Nation. Tâche rendue compliquée par la montée imprévisible de certains périls. Mais tâche qui porte ses premiers fruits. Nous sommes en droit d’envisager l’avenir avec un optimisme raisonné. A cet égard, le Sommet Afrique-France qui se tiendra en janvier 2017 à Bamako constituera un marqueur éloquent du chemin que nous avons parcouru. Sa réussite consacrera le dynamisme de notre peuple et le retour de notre pays à l’avant-scène mondiale. Elle récompensera l’investissement à notre côté des partenaires internationaux qui ont cru en nous dans les heures les plus difficiles. Elle justifiera la confiance de nos amis africains qui n’ont jamais douté de notre capacité à tenir à nouveau notre rang.

Mes chers compatriotes,

Continuons à forger notre destin et restons une Nation debout.

Vive la République !

Vive le Mali !  Je vous remercie ! 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

La Direction de l’information et des Relations Publiques des Armées informe la presse nationale et internationale qu’à l’occasion de la célébration du 56ème anniversaire de l’accession du Mali à la Souveraineté Nationale et Internationale, une cérémonie de Prise d’Armes suivie d’un défilé militaire aura lieu le jeudi 22 septembre 2016, à la Place d’Armes du camp Soundjata de Kati, à partir de 09h00, sous la Haute présidence de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République, Chef Suprême des Armées.

A cette occasion, une interview sera accordée à la presse par le Président de la République, après le défilé militaire.

Les journalistes désireux de couvrir la cérémonie sont invités à se faire enregistrer et retirer leurs badges d’accréditation à la Direction de l’information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA), sise dans la cour du Commissariat des Armées.

Bamako, le 20 septembre 2016

LE DIRECTEUR
Colonel Souleymane Maïga
Chevalier de l’Ordre National

Tournée de prise de contact du chef d’état-major de l’armée de terre en 3ème région militaire LA PRÉPARATION OPÉRATIONNELLE AU MENU DES ÉCHANGES

Au cours de sa tournée en zone de défense n3 le colonel major AbdrahamaneBaby avait un message clé, l’invite aux unités à se préparer pour les situations opérationnelles

Le chef d’état major de l’armée de terre, le colonel-major Abdrahamane Baby a entamé le 31 août,une série de visite en troisième région militaire. Il était accompagné des cadres de son état-major. L’objectif était de prendre contact avec ses hommes, recueillir leurs préoccupations et donner la bonne information à la base.

Il s’agissait de visiter les 06 régiments de la 3ème Région Militaire à savoir le 32èmeRégiment d’Infanterie Motorisée (RIM), le 35ème RégimentBlindé(RB), le 36ème Régiment d’Artillerie (RA), le 37ème Régiment des Transports et d’Entretien (RTE), le 31ème Régiment de commandement et de service(RCS) et le 33ème Régiment des commandos parachutistes (RCP).

Il a commencé ce périple par le Poste de Commandement de la zone de défense de Kati.Là le chef d’état-major de l’armée de terre a eu droit à une présentation de la 3ème région militaire dont l’historique remonte en 1903 avec le repérage du site de cette zone militaire par deux officiers français dont le colonel Joffre et le lieutenant Gallieni. Le 1er Régiment des tirailleurs sénégalais a ainsi été mis en place et devient plus tard la troisième division du matériel d’Afrique. A l’indépendance, l’armée malienne fut organisée en Groupement dont celui de Kati qui commandait Bamako et Kayes. La 3ème zone de défense de Kati a été créée en 1978 avant de devenir la 3ème région militaire par le décret N° 00439/PRM du 07 septembre 2000.

Les cadres de cette zone ont précisé que la région militaire n°3 (RM3) compte le plus grand nombre de régiments d’armes des forces armées de terre. Cette spécificité lui confère beaucoup d’atouts mais pose également de multiples défis notamment la gestion du personnel. Les régiments de la zone de défense n°3 sont constitués d’unités administratives. Ils sont commandés par des commandants de régiments chargés de diriger l’action des personnels, exercer la surveillance administrative, contrôler l’exécution des directives sur l’instruction et l’entrainement des unités.

Cette région militaire a pour mission de garantir la constitution, la forme républicaine des institutions et l’état de droit ; défendre l’intégrité du territoire national et la stabilité du pays dans son secteur ; assurer la protection des personnes et de leurs biens ; fournir appui et assistance aux forces de maintien d’ordre en cas de besoin et exclusivement sur réquisition et participer aux opérations de maintien de la paix et d’assistance humanitaire dans le cadre de la CEDEAO et l’UA.

Après l’étape de la région militaire,  le chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel-major Abdrahamane Baby et son staff ont visité le 32èmeRégiment d’Infanterie Motorisée (RIM), commandé par le lieutenant-colonel Oumar Traoré et dont l’intérim est assuré par le commandant Salif Koussouba. La brève présentation de ce régiment a été suivie par la rencontre avec l’ensemble des éléments. Le CEM-AT a profité de l’occasion pour souligner qu’il faut donner la bonne information à la troupe afin d’éviter la rumeur. Il a précisé que des documents seront donnés au commandant de régiment pour qu’il informe les éléments sur la restructuration en cours de l’armée ainsi que la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Il a noté que les cadres doivent continuer à s’instruire pour la réussite des armes du Mali. Le colonel-major Baby a déclaré queles partenaires tels que Barkhane, l’EUTM et la MINUSMA aident notre armée dans ses missions. Il a informé les troupes sur sa tournée dans les centres d’instruction et que tout se passe bien en ce qui concerne la formation des recrues. Il a écouté les éléments avant de les inviter au travail et à la rigueur.

Le chef d’état-major de l’armée de terre s’est également rendu au 33ème Régiment des commandos parachutistes et au 35ème Régiment blindé. Au cours de ce périple, il a visités les locaux et s’est ensuite entretenue avec les hommes. Il s’agissait pour lui de constater de visu les conditions de vie et de travail des éléments du 33ème RCP. Le CEMATa salué le travail accompli et a encouragé les éléments à plus d’engagement pour les tâches à venir. Il a souligné que notre pays est en état d’urgence jusqu’en mars 2017. C’est dire, selon lui, que l’heure est grave. Après une minute de silence à la mémoire des militaires tombés sur le champ de l’honneur, le colonel-major Abdrahamane Baby a invité les commandos à rendre visite aux blessés en signe de soutien. Il a informé que des actions sont en cours pour la réalisation de stèles dédiés aux morts dans toutes les régions militaires dont Tombouctou tout en signalant que la reforme envisage des logements au profit des militaires.

Pour lui, le MOC et les patrouilles mixtes sont des éléments indispensables pour la mise en œuvre effective de l’accord pour la paix et la réconciliation. Le chef d’état-major de l’armée de terre a affirmé qu’ilfaut mettre un point d’honneur sur l’instruction pour le renforcement des capacités avant de rappeler que des stages de recyclages sont en cours et d’autres sont prévus à tout les niveaux. Il a invité la troupe à mettre du sérieux dans ces stages. Il a noté que la cohésion est indispensable pour faire avancer notre pays.

Le colonel-major Baby a ajouté que les choses marchent étape par étape et nous sommes engagés dans l’armée pour servir la nation. Il a soutenu que la confiance et la cohésion sont indispensables pourle succès des Armées du Mali. Selon lui, les régions militaires et les régiments doivent se préparer pour les situations opérationnelles, rappelant que le premier conflit malien à duré 06 mois mais qu’a présent, nous vivons une situation spéciale et difficile. Il a noté que les difficultés sont les même partout mais qu’ils sont en train de tout faire pour gérer la situation.

Le CEM a invité les hommes à s’approprier le slogan « armée malienne force et cohésion » avant de préciser que chaque jour est important pour faire un pas en avant et que la destruction est plus rapide que la reconstruction qui prend du temps. Cette reconstruction, martèle-t-il, se fait progressivement, d’où la restructuration des forces armées à travers la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM). Il soutient qu’il faut accompagner le changement dans la cohésion qui donne la force tout en invitant les autorités à entretenir le commandement. Pour le colonel-major Abdrahamane Baby la récompense du mérite est essentielle au sein des forces armées et de sécurité. Il a signalé que la pression estgrande, c’est pourquoi il faut faire le suivi du travail. Le CEM-AT a demandé aux éléments d’œuvrer pour la cause nationale.

Au 35ème régiment blindé il a rappelé à la troupe que les opérations Maliba, Séno et Soutoura permettent de rétablir la sécurité et la quiétude dans notre pays. Pour lui, la crise a beaucoup duré, c’est pour cela que l’heure est grave. Il a informé que des armes telles que le Blindé connaitront des changements et que des matériels tels que le Batio permettront de renforcer les capacités du 35ème régiment blindé. Il a indiqué que le retour de l’armée malienne à Kidal est pris en compte par l’Accord de paix. « L’armée est une grande famille, il faut s’entendre pour bien travailler ensemble », a-t-il ajouté, avant d’inviter la troupe à l’instruction en vue de relever le niveau et améliorer les connaissances.

Abordant la question de l’utilisation des téléphones portables par les hommes au front, le colonel-major Baby a signalé que le téléphone n’étant pas un outil de combat, il n’aide pas. Il a instruit le respect de la hiérarchie afin que chacun se réfère à son chef direct. C’est-à-dire que chaque militaire joue sa partition dans la chaîne de commandement avec le respect du règlement et des règles militaires.

A/C N.Dakouo

Grande cérémonie aux couleurs à l’Armée de Terre Le sport vecteur de cohésion au sein de la 3ème région militaire

Le Chef d’état-major de l’armée de terre, le colonel-major Abdrahamane Baby a profité de sa tournée de prise de contact pour organiser une grande cérémonie aux couleurs à la Place d’Armes de la 3ème région militaire. Cette cérémonie a enregistré la présence de tous les régiments de Kati et Bamako. Elle a été meublée par la cérémonie aux couleurs, le sport, la récompense des meilleurs sportifs et un cocktail.

Après la montée des couleurs sous les notes de la fanfare et les intonations de l’hymne nationale par les hommes, le coup d’envoi a été donné pour le sport. Les disciplines retenues pour le sport étaient le cross, le football, le basketball, le ballon militaire, le volleyball et le footing à volonté.

Au terme de ces activités sportives, les meilleurs sportifs ont reçu chacun une tenue militaire. Des manuels sur l’histoire du Mali intitulés « notre Mali » ont été offerts aux commandants de régiments par le chef d’état-major.

Le colonel-major Baby a profité de l’occasion pour signaler que cette séance de sport vise à maintenir la cohésion entre les régiments de la 3ème région militaire. « Pour nous militaires, porteurs d’uniforme, l’une de la force est la cohésion et parfois les activités comme la pratique du sport permet de renforcer cette cohésion, c’est de ça que nous avons besoin et la participation massive nous rassure », a-t-il affirmé. Selon lui, le fait de passer dans les régions militaires pour prendre contact avec les régiments et les centres d’instruction est un devoir parce que le devoir de contrôle du chef nous conduit à aller rencontrer les subordonnés et ce qu’il a vu est très satisfaisant. Il a noté qu’il y’a encore du travail et qu’ils vont continuer à veiller à cela, des instructions ainsi que des orientations ont déjà été données et ils vont poursuivre le travail pour atteindre les objectifs qui ont été fixés par les autorités.

Pour le CEM-AT, la priorité aujourd’hui c’est d’abord le renforcement du métier des armes, il s’agit de l’instruction, la pratique du sport, la préparation opérationnelle, l’entrainement opérationnel et veiller aux intérêts matériels et moraux des hommes. Il a signalé que c’est à cela qu’ils vont s’atteler pour qu’au niveau de l’armée de terre en particulier et de l’armée malienne en général, les militaires puissent continuer à exercer leur métier conformément aux rigueurs et à la nécessité que cela exige. Il a signalé que c’est ce travail qu’il fait et qu’il va poursuivre. Il a précisé avoir expliqué aux éléments de l’armée de terre que l’heure est grave, surtout que notre pays, le Mali est dans une situation d’insécurité inédite et qu’il faut toujours apprécier la situation à l’aune de cette grave réalité.

Le colonel-major Abdrahamane Baby a souligné que cette prise de conscience est en train de se renforcer davantage puisqu’une fois qu’on prend conscience de la gravité de la chose, on s’investi mieux et l’engagement et l’abnégation dont on a besoin se fait mieux sentir. Concluant ses propos, il a promis d’œuvrer à cela. Après cette déclaration, il a invité les éléments de la troisième région militaire à partager un cocktail prévu à cet effet.

A/C N.Dakouo

 

Lutte contre le terrorisme Seize agents des forces de sécurité formés aux techniques de neutralisation, destruction des explosifs (NEDEX)

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection civile a tenu vendredi 9 septembre  2016 dans son département, la cérémonie de fin de stage de 16 agents de la Police et la Garde Nationale en techniques de reconnaissance NEDEX au profit de la Force Spéciale Anti-Terroriste (FORSAT).

Dans le souci constant d’amélioration et de perfectionnement desesagents,le Ministère de la Sécurité a sollicité le Service de lutte anti-mines des Nations Unies (UNMAS) en vue de former une composante de reconnaissance NEDEX au sein de la FORSAT. Cette formation permettra à cette structure de disposer d’équipes spécialisées possédant la capacité de réaliser des opérations dans un milieu où une menace liée à la présence d’Engin Explosif Improvisé ou de minutions peuvent présenter un danger important risquant de compromettre une mission.

En effet, durant 4 semaines, ils étaient 8 policiers et 8 gardes à suivre cette formation dont 8 Gendarmes avaient précédemment bénéficié. Elle s’est articulée autour de 3 modules distincts à savoir la connaissance générale des munitions, connaissance de la menace terroriste et du contre engin explosif improvisé, connaissance et mise en pratique des techniques de fouilles et recherches préventives et sur alerte à la bombe.

L’objectif était de donner aux personnels les capacités de préparer et d’appuyer l’action des équipes d’intervention FORSAT à travers la recherche, détection, localisation, balisassions et l’identification, puis rendre compte en cas de présence soupçonnée d’engins explosifs. Il s’agit d’informer les autorités sur les risques encourus et sur les procédures à appliquer, faire prendre des mesures de sécurité immédiates mais aussi transférer les éléments de situation aux spécialistes d’intervention.

A l’issu de cette formation, les agents seront en mesure de réaliser sur ordre des fouilles préventives ou sur alerte à la bombe, faire mettre en place des mesures préventives et de protection pour minimiser les effets d’une éventuelle détonation non contrôlée et des reconnaissances d’itinéraires en zone d’insécurité.

En marge de la remise des attestations, le représentant de l’Ambassade de France au Mali,  le ColonelJule Lebragea procédé à la donation symbolique de lots de matériels de reconnaissance NEDEX d’une valeur de 37 millions de francs CFA. Ces matériels sontcomposés entre autres de détecteurs électromagnétiques, de magnétomètres et de lots de traction à distance individuel. Il dira que le renforcement des capacités de sécurité nationale face au terrorisme demeure un défi permanent.Le colonel Lebrage estime qu’avec la FORSAT le ministère de la sécurité s’est doté d’une capacité significative de réponse aux menaces terroristes.

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Salif Traoré a remercié tous les partenaires particulièrement la France et l’UNMAS pour les gestes d’amitiés qu’ils témoignent à l’endroit de notre pays. Le ministre a noté que la FORSAT est une volonté politique de regrouper au sein d’une seule unité les éléments de la Police, de la Gendarmerie et de la Garde Nationale. Pour lui l’opérationnalisation de cette force permettra beaucoup plus de réactivité face aux évènements et à la diversité des modes d’actions des terroristes. Le ministre Traoré a promis l’utilisation à bon échéant des matériels remis tout en notant que très prochainement 4 équipes de 2 éléments de la Direction Générale de la Police Nationale seront formés et équipés en NEDEX.

Le major du stage, l’Inspecteur de Police Mohamed Coulibaly soutient que cette formation est d’une importance capitale pour leur future mission car, elle  a été d’un apport inestimable tant physique que moral. Il a remercié les autorités et les instructeurs pour cette formation de qualité.

 

 

MDL/C Geneviève S. Diallo

Passation de service au Ministère de la Défense et des Anciens Combattants Abdoulaye Idrissa Maïga succède à Tiéman Hubert Coulibaly

Le Ministère de la Défense et des Anciens Combattantsa servi de cadre mardi 6 septembre 2016 à la passation de commandement entre le Ministre sortantTièman Hubert Coulibaly et son successeur Abdoulaye Idrissa Maïga.

Quelques heures avant cette passation le ministre de la Défense sortant Tièman Hubert Coulibaly avait rencontré ses proches collaborateurs. Le Colonel-major Eloi Togo porte-parole de la rencontre a loué les mérites du ministre sortant pendant les 2 ans de collaboration riche et sincère passés aux commandes du ministère. Il a profité également de l’occasion pour saluer son engagement pour la réussite de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire (LOPM).

En retour, le ministre de la Défense sortant,Tièman H. Coulibaly a remercié ses collaborateurs surtout ceux qui sont invisibles mais indispensables au bon fonctionnement du département. Pour lui, ces 2 ans ont été une expérience sans nulle d’égale, car elles lui ont permis d’apprendre beaucoup de la grande muette. Il a exhorté  les chefs militaires à étendre le recrutement sur l’étendue du territoire et les a aussi demandés d’outrepasser le conflit intergénérationnel et de cultiver l’appartenance au sein de la même armée, les FAMa.

Plus tard, dans l’après-midi c’est au son de la fanfare et en présence du piquet d’honneur que le ministre sortant a  accueilli le nouveau ministre de la Défense et des Anciens Combattants Abdoulaye Idrissa Maïga. Ce dernier introduit par son prédécesseur a procédé à la salutation d’usage avec les différents Chefs militaires. Il s’agissait entre autres du Secrétaire Général du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants, le Général Salif Koné, de l’Inspecteur Général des Armées et Services, le Général Gabriel Poudiougou ; du Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général Didier Dackouo ainsi que les Chefs d’Etat-major et Directeurs de services.

Après, les deux hommes se sont entretenus à huis-clos dans le bureau du ministre avant de rejoindrela salle de conférence. Le ministre sortant TièmanH ; Coulibaly a rappelé au nouveau MDAC que notre pays traverse un moment difficile de son histoire et que  les espoirs du pays sont tournés vers les Forces Armées qui sont appelées à être le socle de stabilité sur lequel le Mali de l’avenir devra se bâtir. ‘’Pour relever les défis de l’heure, le département inscrit son action en complémentarité avec les autres instruments du pouvoir d’Etat. Cette action qui vise à instaurer durablement la paix, la stabilité dans le respect de l’intégrité de notre territoire, la souveraineté nationale et internationale, la laïcité et les principes démocratiques inscrits dans la constitution du Mali. Elle se décline en 3 axes stratégiques qui sont la réforme de l’armée, la mise en œuvre de l’accord de paix ainsi que la sécurisation des populations et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national’’, a-t-il souligné.

Afin que le nouveau ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Abdoulaye I Maïga puisse mieux saisir l’immensité de la tâche qui lui incombe désormais, l’ancien MDAC a abordé quelques succès et défis de la grande muette.

Parlant des succès, Tièman a évoqué notamment la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire voté au mois de mars 2013 avec une rallonge budgétaire de 524 milliards de francs CFA pour renforcer les quatre piliers capacitaires des Forces Armées et de Sécurité à savoir le renforcement des effectifs,l’équipement des forces, la formation et l’entrainement des unités, le renforcement de la doctrine d’organisation et l’emploi des forces. Il dira qu’à la suite de l’adoption de cette loi, leConseil de défense s’estréuni2 fois pour valider les actions et que la dernière en date a fait le choix stratégique de prioriser la montée en puissance de l’Armée de l’Air.Le second choix a porté sur le renforcement des capacités opérationnelles des unités de combat en l’occurrence les 8 unités de Groupements Tactiques Inter Armes (GTIA) déployées actuellement sur le terrain.

Pour MDAC sortant, la LOPM a connu un réaménagement dans sa mise en œuvre, car, l’acquisition de vecteurs aériens prévue sur 5 ans a été enclenchée dans son intégralité en 2015 y compris les équipements de soutien et les minutions d’aviations. Il a noté que le recrutement de 5000 hommes en modification du plan initial qui prévoyait 1700 hommes par an procède de la volonté d’adapter la LOPM à la réalité du terrain.

Le ministre sortant a souligné que tout comme aucun plan ne résiste au premier coup de feu de l’ennemi, l’adaptation de la LOPM en réalité était donc une obligation. La validation de son programme 2016 par le conseil supérieur de défense nationale prévoit la mise en place et la reconstitution des régiments organiques  de l’armée de Terre ainsi qu’un important programme d’infrastructures.

Tièman H. Coulibaly a soutenu que c’est pourquoi des capacités blindés ont été reconstruits tant en blindés qu’en blindés légers  pour l’infanterie. De la même manière les transports tactiques et de manœuvres ont fait l’objet de révision de doctrine pour passer à des véhicules qui aujourd’hui pourront apporter une meilleure mobilité et protection aux FAMa. La LOPM a également permis d’amorcer l’amélioration des conditions de vie des hommes avec l’instauration d’une indemnité compensatrice de logement, la formalisation de la prime d’opération, l’enrôlement des militaires dans l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et la transformation de la prime de risque de 15% en augmentation de la grille salariale, a révélé le ministre Coulibaly.

A propos de l’ordonnance portant statut générale des militaires adoptée il y a quelques jours, Tièman H. Coulibalya estimé qu’elle octroie des avantages inédits aux militaires et à leurs familles. Cet important texte s’avère être fondateur, car il prévoit entre autres l’instauration d’un réel statut du combattant au Mali dont celui de l’ancien combattant qui n’existait pas avant l’adoption du texte. S’agissant du décret portant organisation de l’Etat-major Général des Armées en cours de modification, il permettra de créer notamment les forces spéciales et les centres d’aguerrissements.

Au titre de la mise en œuvre de l’Accord les forces armées et de sécurité sont concernées par toutes les actions portant sur les questions de défense et de sécurité.Dans ce cadre on peut noter les actions ci-après qui ont déjà été réalisées ou sont en cours de l’être : l’élaboration de stratégie nationale de DDR, celle des éléments de stratégie nationale d’intégration, la prise d’un décret relatif à la RSS, au DDR, l’équipement du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) par la mise à disposition de véhicules, la réalisation d’effets personnels individuels et collectifs pour les 600 éléments du premier bataillon du MOC ainsi que leur prise en charge pécuniaire hors solde, la désignation d’un représentant dans les structures de pilotage du DDR et de la RSS, la désignation de 200 FAMa devant entrer à la composition du bataillon MOC.

Le MDAC sortant a indiqué que malgré tous ces efforts le processus reste handicapé par l’impossibilité d’obtenir des partenaires à la signature que sont les groupes armés signataires les listes des ex combattants à cantonner, signalant au passage que sur les sites de cantonnement prévus, il en a visité un qui est prêt à accueillir les ex combattants. Il a informé que celui d’Igharghar et d’Inakar seront également prêts dans les jours à venir avant d’indiquer que les avantages aux FAMa seront les mêmes que ceux accordés aux ex-combattants qui accepteront d’entrer dans ce processus.

En termes de sécurisation du territoire, TièmanH. Coulibaly a déclaré qu’en plus des zones de déploiement où elles évoluent, les FAMa mènent en permanence des missions pour protéger les personnes et leurs biens. Il s’agit de l’escorte des convois pour permettre la libre circulation des personnes et leurs biens, de la sécurisation des grands travaux de route ou de barrage, les patrouilles de sécurisation ou de recueils de renseignements, la protection de grandes agglomérations et des sites sensibles.

Certaines opérations sont menées avec les forces partenaires et des pays voisins dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat militaire conjoint transfrontalier du G5 Sahel, la coopération sécuritaire s’étend également à l’initiative du Président des Etats-Unis Barack Obama pour la gouvernance du secteur de sécurité.Aujourd’hui,des dispositions sont en cours pour réorganiser le théâtre MALIBA afin de faire face aux nécessités nouvelles que sont les dégradations que nous constatons sur le terrain, a poursuit Tièman H ; Coulibaly.

Il a rappelé au titre des difficultés que le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants est confronté à plusieurs défis dans l’exécution de ses missions. L’insuffisance de financement malgré les efforts financiers inédits consentis par le gouvernement, fait paraitre que plus de moyens sont nécessaires pour accélérer la réforme, recruter plus d’hommes, accueillir plus d’équipements et créer plus de postes de sécurité. Selon ministre sortant, il serait opportun de traduire dans la réalité le souhait exprimé par le PM dans sa déclaration de politique générale en vue de trouver des moyens alternatifs aux moyens classiques, le besoin en réarmement moral des hommes, l’insuffisance de la formation et de l’entrainement.

Le ministre partant ajoutera que les FAMa ont un niveau de combativité qui mérite d’être renforcer, car quelques soit la qualité et la quantité des équipements disponibles, le résultat ne sera jamais satisfaisant sans le réarment moral effectif. Pour lui, l’inexistence d’un crédit dédié à l’entrainement, des centres d’entrainements et  d’exercice interarmées annuel méritent également d’être corriger. TièmanH. Coulibaly a souligné qu’un important projet dans le cadre de la coopération avec le Bundeswehr prévoit un grand centre de pré déploiement à Sévaré.

En conclusion, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants sortant, Tièman H. Coulibaly a  adressé ses sincères remerciements à l’équipe qui l’a accompagné durant son séjour à la tête dudit ministère. Il a souhaité plein succès à son successeur et a rassuré être désormais un porte-parole implacable de l’armée où qu’il soit.

Le nouveau Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Abdoulaye Idrissa Maïga a remercié le ministre sortant qui selon lui a fait un travail considérable et ce, à un moment où le pays traverse une crise profonde. Selon le Ministre Maïga notre pays est une victime collatérale de la crise Libyenne d’où la complexité de la nôtre. Le MDAC rentrant a estimé que l’outil militaire doit être suffisamment pris en compte. Il a rassuré qu’il sera à l’écoute des forces de défense et de sécurité en vue de trouver des solutions aux problèmes.

MDL/C Geneviève S. Diallo

AN III du président IBK : Armée malienne : Sapées dans leur fondement existentiel, les FAMA renaissent

La décennie 2000-2012 aura été, pour le Mali, un cauchemar. En proie à une menace terroriste, jihadiste et de narcotrafic, notre pays en était arrivé à perdre les 2/3 de son territoire national, notamment les trois régions du Nord. Du jamais vu. Son principal outil de souveraineté nationale, l’armée, semble en lambeaux. Les militaires maliens sont terrifiés, traumatisés et manquent de presque tout ce qui fonde une armée : le moral, la cohésion et les équipements.

Il ne leur restait plus que leur volonté et leur bravoure au service de la nation, pour le bonheur des Maliens. En cela, les Forces armées et de sécurité du Mali (FAMa) méritent la reconnaissance nationale.

Les défis étaient nombreux et grands pour le président démocratiquement élu en 2013, après un coup d’Etat militaire. Pour l’honneur du Mali et pour le bonheur des Maliens, le président Ibrahim Boubacar Kéita engage alors son leadership pour redonner à notre outil de défense ses lettres de noblesse afin de lui permettre d’assurer les missions dévolues à hauteur de souhait. Commence alors le processus de réforme de l’armée malienne.

 La réforme

Le processus de réforme de notre armée a débuté en décembre 2013. Les réflexions ont continué jusqu’en 2014. Un groupe d’experts a été commis à cela. Des équipes se sont déplacées dans toutes les garnisons de Ségou, Sikasso, Mopti, Tombouctou, Gao, Kayes pour livrer le contenu de la réforme à la troupe.

A termes, un format d’armée, un nouveau type d’armée, de nouveaux équipements et découpages territoriaux, de nouvelles mentalités, de nouveaux types de formation, etc. ont été retenus. Un renouveau militaire assorti à la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). Des instruments administratifs et politiques comme le Conseil supérieur de défense ont aussi vu le jour pour une meilleure adaptation des FAMa au nouveau contexte.

Le premier bénéfice de la réforme a consacré l’honneur du soldat malien. Jadis obligé d’acheter lui-même des effets d’habillement – en tout cas pour être assez confortable – le soldat malien a été doté de trois tenues avec tous leurs accessoires. C’était du jamais vu depuis l’avènement de la démocratie au Mali !

Aussi les têtes nues, diffusées en boucle sur les médias étrangers pendant les opérations de reconquête u Nord du Mali, ont-elles été coiffées. Des casques balistiques (11 000 unités) ont été acquises pour le bonheur du soldat. S’y ajoutent près de 7000 unités de gilets pare-balles.

En 2014, le Système d’information des ressources humaines (SIRH), dans un souci de gestion transparente des effectifs participant de facto à une bonne gouvernance, a vu le jour. Sur le terrain, de nombreux équipements roulants, de type pick-up 4×4, ont été déployés pour combler le manque et pallier la vétusté de ceux existants, donnant ainsi un nouveau souffle aux opérations.

En position de défense

Le moral de la troupe s’est surtout renforcé par l’indemnité compensatrice de logement en 2015 à tout le personnel non logé. L’année 2015 a également été marquée par la révision de la grille indiciaire et l’intégration des 15 % de primes de sécurité dans le salaire à laquelle s’est greffée une modification subséquente du Statut général des militaires, votée par l’Assemblée nationale le 30 juin 2016.

Au plan des infrastructures, deux centres d’aguerrissement ont été aménagés et continuent de faire l’objet d’équipement conséquent. Dans ce domaine, l’on doit noter la pose de la première pierre de logements sociaux au profit des FAMa à Kambila (Kati). Parallèlement, la dynamisation des coopératives d’habitat des différents corps et services se poursuit.

L’année 2015 a consacré l’adoption en février puis la promulgation en mars de la LOPM. Au cours de ce même mois de mars, le Conseil de défense la validait avec un accent particulier mis sur la réalisation de douze groupements tactiques interarmées (GTIA) avec équipements organiques ainsi que la réalisation d’équipements majeurs au titre de l’Armée de l’Air.

Le recrutement de 15 000 personnels, prévu sur la période de 2015-2019 de la LOPM, continue. Déjà, 5000 sont dans les centres de formation commune de base (FCB). Très bientôt d’autres vont suivre.

La formation de l’Union européenne (EUTM) – qui entre dans sa troisième phase : délocalisation par souci d’adaptation aux réalités du terrain – a permis d’engager une douzaine de GTIA dont la prestation est assez appréciable sur le terrain des opérations.

Le rétablissement de la chaîne de commandement – bouleversée du fait de la crise politico-socio-sécuritaire de 2012 – est aujourd’hui une réalisation d’importance militaire nationale. Que ce soit au niveau des armées, corps et services ou des unités élémentaires à tous les niveaux.

Pour mieux affirmer ce leadership, le ministre en charge de la Défense a effectué de nombreuses tournées et visites dans les garnisons et sur le théâtre des opérations. Pour observer, voir, conseiller et décider. Toutes ces actions contribuent au renforcement et à l’exercice du commandement, faute de quoi les victoires opérationnelles se compliquent. C’est pour cette raison que le ministre de la Défense a célébré la fête de ramadan avec des troupes sur le terrain.

A la pointe de la mise en œuvre de l’accord pour la paix

Au titre des autres efforts et actions en faveur de la paix et de la réconciliation, le département de la Défense et des Anciens combattants est à pied d’œuvre et ce, depuis 2013, pour l’affinement du processus de désarmement, démobilisation réinsertion (DDR). Un groupe de travail ad hoc a été créé. Il comptabilise à ce jour l’initiation d’une stratégie nationale DDR.

Ce document a été présenté au Premier ministre le 24 juillet 2015. Des réunions de partage ont été organisées le 26 janvier 2016 avec la CMA, la Plateforme, la Banque mondiale, la Minusma. De plus, le département de la Défense a consenti 4 385 568 000 de F CFA dans le cadre du pré-cantonnement pour la prise en charge de 600 ex-combattants par site sur un total de 24 sites.

Le Mécanisme opérationnel de coordination (Moc) – créé en octobre 2015 – constitue un autre élément de contribution du département à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation. Le Moc a bénéficié de dotation d’une cinquantaine de véhicules pick-up sur financement du gouvernement malien.

Depuis l’intervention de Serval, il est apparu nécessaire de revoir notre coopération avec certains partenaires stratégiques. Ainsi le Traité de coopération en matière de défense a été signé le 16 juillet 2014 avec la France. Il vise à contribuer à la stabilité et à une paix durable dans notre pays. Il prend notamment en compte : la lutte contre le terrorisme, la formalisation de la présence de forces françaises sur le territoire malien dans un contexte d’assistance et d’appui et de soutien  opérationnel. Un accord entre le Mali et la France existait depuis 1985.

Sur le terrain des opérations, les FAMa mènent des actions civilo-militaires (ACM) au profit des populations. Parmi celles-ci, on peut citer : la réhabilitation de la Maison des jeunes de Gao, le curage de caniveaux, la réalisation de dépôts de transit d’ordures à Gao, des plateformes multifonctionnelles pour la Commune de Ouatagouna, la réhabilitation du forage de Tarkint, etc.

Les FAMa veillent quotidiennement sur la sécurité des personnes et de leurs biens. Leur intervention lors des attaques terroristes contre le Byblos à Sévaré, Le Radisson Blu ou l’hôtel Nord-Sud à Bamako témoigne leur détermination et leur engagement dans la lutte anti-terroriste. D’ailleurs, des unités spéciales ont été constituées dans ce sens.

Les opérations Seno, Maliba, Sama et autres ont permis d’arrêter plus d’une centaine de terroristes et d’en éliminer près d’une cinquantaine. Dans les localités de Tominian, Bankass, Koro, l’opération Seno a permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes. Les FAMa ont tué dans l’œuf les velléités de création d’une branche sud du groupe Ançar Eddine, avec déstructuration de caches d’armes et de repaires terroristes. Dans les localités de Diabaly, Nampala, Nara (secteur 5), elles ont aussi mis hors d’état de nuire de nombreux terroristes.

Au regard de la nature de la menace terroriste, les FAMa entretiennent une coopération dynamique avec leurs homologues dans le cadre du G5 Sahel, de l’Initiative de Nouakchott, etc. En 2015, de nombreuses commandes ont été lancées pour l’acquisition de vecteurs aériens. Si des aéronefs ont été commandés, les délais de livraison demeurent encore un obstacle à franchir.

Colonel Diarran Koné

(CCOM-MDAC)

SourceLe Katois

 

Barkhane et les FAMa coopèrent au profit des habitants d’Amachache (Téssalit)

Le lundi 5 septembre 2016, le général Patrick Gournay, représentant de la forceBarkhane au Mali s’est rendu à Tessalit, afin d’inaugurer un puits construit au sein de l’école du quartier d’Amachache. Cette initiative est le fruit d’un projet conjointement mené avec les forces armées maliennes et soutenu par les autorités locales impliquées dans le développement de leur région.

barkhane-et-fama-a-tessalitSituée au nord-est du Mali, Tessalit a rassemblé ce jour-là plusieurs acteurs, déterminés à œuvrer au profit de la population, autour d’un puits nouvellement construit dans la cour de l’école du quartier d’Amachache. C’est une réalisation hautement symbolique, non seulement par l’importance que revêt l’accès à l’eau dans cette région, mais également car elle concrétise une étroite coopération entre la force Barkhane et les FAMa. Salué par les autorités locales, ce puits permettra d’améliorer notablement les conditions de scolarisation des enfants de la ville.

Accompagné par ses équipes déployées sur la plateforme « désert » de Tessalit, le général Patrick Gournay a été accueilli dans la demeure d’Aïcha BelcoMaïga, députée de la ville. Il y a partagé un déjeuner avec AminiBelcoMaïga, président du Conseil régional de Kidal, Ismaël Ag Mohamed, second adjoint au Maire de Tessalit, ainsi qu’Ahmed Ag Ousman, adjoint au chef de village. Conscients des difficultés de la population, ils ont unanimement réaffirmé leur conviction que la paix au Mali passe aussi par le développement.

A l’issue de ce moment de convivialité, la délégation a rejoint l’école pour l’inauguration officielle du puits, en présence des enfants d’Amachache et de leurs familles. À cette occasion, le général Gournay s’est adressé à la population, exprimant sa satisfaction de voir travailler main dans la main acteurs politiques, économiques et militaires : « une belle preuve de réconciliation et de croyance dans le futur du Mali ». Il a ensuite échangé quelques ballons, au cours d’un match de football opposant jeunes du quartier et militaires maliens.

barkhane-et-fama-a-tessalitAvant de quitter la ville, le général Gournay a tenu à se rendre au pied de la large digue d’Amachache, récemment construite grâce au financement de Barkhane. Surplombée par l’Adrar des Ifoghas, elle entoure et protège désormais les habitants installés aux environs. Dans cette région pourtant marquée par des températures élevées et un manque d’eau chronique, les précipitations, bien que trop rares pour alimenter les nappes phréatiques, suffisent à envahir et à détériorer – ponctuellement mais régulièrement – habitations et édifices, lorsqu’elles s’écoulent depuis les massifs rocheux.

Au même titre que les aides médicales ou vétérinaires gratuites, Barkhane conduit régulièrement des actions visant à améliorer les conditions de vie des populations.

Source Barkhane

 

Célébration de la Fête de l’Aïd Al-Adha Message de félicitations de SEM Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République, Chef de l’État, à la Communauté musulmane du Mali

Par la grâce d’Allah (SWT), et à l’instar de la plupart des pays de la Oumma Islamique, notre pays célèbre ce lundi 12 septembre 2016 la Fête de l’Aïd Al-Adha Fête du Sacrifice.
Je saisis l’opportunité de cette célébration pour adresser mes chaleureuses félicitations ainsi que mes vœux les plus fraternels à toutes les Maliennes et à tous les Maliens de confession musulmane, ainsi qu’aux musulmans du monde entier.
Il me plaît d’associer à ces félicitations l’ensemble de nos compatriotes des autres confessions religieuses avec qui nous avons en partage un pays, le Mali, ses joies, ses peines et son espérance en l’avenir.
L’Aïd Al-Adha qui coïncide avec l’accomplissement du Hadj, le Cinquième pilier de l’Islam, perpétue la soumission d’Ibrahim à Dieu et incline le musulman à la fidélité au partage, à l’amour de son prochain et à la communion.
Je voudrais associer à nos célébrations la diaspora malienne qui a fortement souci de la Mère- Patrie et dont le soutien nous est indispensable. Avec plusieurs semaines d’avance, je voudrais féliciter le monde de l’Education qui s’apprête à faire sa rentrée, et lui dire combien nous sommes fiers des performances qu’elle réussit.
Enfin, je souhaite une bonne fin de l’hivernage à nos braves producteurs dont le labeur apporte à notre pays des vivres en quantité et en qualité ainsi que des devises indispensables au bon fonctionnement de notre économie.
L’Aïd Al-Adha me donne aussi l’occasion de renouveler ma confiance et mon soutien aux Forces de Défense et de Sécurité de notre pays, ainsi qu’aux troupes amies venues se battre à leurs côtés pour enrayer définitivement la menace terroriste qui trouble le quotidien de certaines de nos populations.
A cet effet, je réitère mon ferme engagement à ne ménager aucun sacrifice pour sécuriser le pays entier et ainsi permettre aux populations de vaquer tranquillement à leurs activités.
Pour ce faire, j’invite l’ensemble des Maliennes et Maliens à placer le pays au cœur de leur projet individuel et collectif, et à inscrire leurs actions dans la perspective du renforcement de la cohésion nationale et du vivre ensemble.
Bonne Fête de l’Aïd Al-Adha à toutes et à tous !

Koulouba, le 11 septembre 2016
Ibrahim Boubacar KEITA
Président de la République

Cérémonie de remise de dons aux familles des militaires et paramilitaires tombés sur le champ de l’honneur à l’occasion de la Fête de Tabaski

dsc_3711Solidarité en faveur des veuves des militaires et paramilitaires

Le Président de la République, Chef Suprême des Armées, Son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA a remis samedi 10 Septembre 2016 un don comprenant des bœufs, du riz, d’huile et de l’argent (10 millions de FCFA) aux veuves militaires et paramilitaires. Cette donation s’ajoute à celle de 6 millions de Fcfa offerts par le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants aux veuves et orphelins des militaires tombés au cours des opérations.

Cette cérémonie qui s’est déroulée au Service Sociale des Armées était présidée par le Chef d’Etat-major particulier adjoint de la Présidence, le Colonel-major Ousmane Korongo. Il était accompagné de la Directrice du Service social des Armées le Colonel Mariétou Dembélé et d’autres autorités militaires.

La présente donation du chef suprême des armées concernait l’ensemble des veuves de 2012 à nos jours, soit un effectif de 668. Elles ont reçu la somme de 10 millions de FCFA et 15 bœufs du Président de la République, 6 millions de FCFA par le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants et 2 bœufs, 80 bidons de 20 litres l’huile et 20 sacs de riz ont été aussi offerts par le Ministère de la Solidarité. Ces veuves ont reçu chacune 10 000 FCFA, 10 litres d’huile, 25 kilogramme de riz et des tas de viande. Elles sont aux nombres de 250 veuves Katoises et Bamakoises.

Le Colonel-major Ousmane KORONGO a, au nom du Président de la République, témoigné son accompagnement et sa solidarité aux veuves militaires et paramilitaires à l’occasion de la fête du Tabaski.

Ce don permet aux veuves de bien passer la fête de Tabaski. Le Colonel-major Ousmane KORONGO a affirmé que les régions militaires ont eu 1 million de FCFA et les places d’armes de Nara et Koulikoro ont également reçu 50 000Fcfa.

Selon la veuve Dembélé Fatoumata Goita, elle se réjouit de cette donation. Elle a adressé un sincère remerciement au Président de la République et au Gouvernement tout en espérant la pérennisation de ce geste.

Madame Traoré Oumou Coulibaly a noté « qu’elles ont pleuré, mais qu’elles n’ont pas de difficulté dans leur vie ». Car, elles ont tout eu, tel que les viandes, riz, huiles, argents etc…. Elle a aussi remercié le Président de la République chef suprême des armées, le service social, les forces armées et sécurité et les donateurs.

La Directrice du service social des armées, le Colonel Mariétou Dembélé a déclaré qu’elle est heureuse pour ce geste, car un geste n’a pas de prix. Elle a remercié le Président de la République, chef suprême des armées, les Forces Armées Malienne, les Forces de défense et de sécurité et les donateurs.

Sergent d’Aviation Nassoun Fané

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Des assaillants armés ont perpétré ce vendredi 09 août 2016 vers 09 heures 45 minutes, une attaque contre une escorte des Forces armées maliennes. L’attaque est survenue sur l’axe Douentza – Gao, dans les environs de Boni. Elle a fait trois morts et deux blessés graves dans les rangs de nos forces. Deux véhicules ont été endommagés. Un détachement a été dépêché sur les lieux de l’embuscade pour secourir les blessés et ratisser la zone.
En cette occasion douloureuse, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants présente ses condoléances aux familles des disparus et les assure de la reconnaissance éternelle de la nation. Il souhaite prompte rétablissement aux blessés qui bénéficieront d’une prise en charge intégrale par l’Armée.
Le Ministre condamne avec énergie, ces attaques lâches et barbares et réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre leurs missions de sécurisation des populations et de leurs biens.

Porte-parole du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants

Colonel Abdoulaye SIDIBE
Chevalier de l’Ordre National

Rencontre des Ministres de la Défense et de la Sécurité avec les Gouverneurs

Les Ministres de la Défense et de la Sécurité ont rencontré aujourd’hui, ce samedi, les gouverneurs des régions, dans la salle de conférence du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants pour une séance de travail autour des enjeux sécuritaires.

Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la Rentrée Administrative des Gouverneurs avec le ministre de l’Administration Territoriale.

Les échanges qui ont duré deux heures trente minutes (2h30 mn) d’horloge ont porté essentiellement sur les questions de défense opérationnelle du territoire, la sécurité des populations et de leurs biens, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix, la gestion administrative des patrouilles de proximité, l’implication des populations dans leur propre sécurité et le partage d’informations.

Dans une convergence totale des vues, il a été convenu de renforcer la présence de l’Administration y compris des FAMa partout sur le territoire National, en vue de soulager les populations durement éprouvées par la crise sécuritaire.

Pour cela, les deux ministres ont invité les gouverneurs et chacun à s’investir davantage pour conforter l’autorité de l’Etat dans sa circonscription.