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PREPARATION SOMMET AFRIQUE-FRANCE : LES EXPERTS DE LA MINUSMA ET DU RAID FRANÇAIS RENFORCENT LES CAPACITÉS OPÉRATIONNELLES DE NOS FORCES DE SÉCURITÉ.

La cérémonie de fin de formation sur la protection rapprochée des hautes personnalités a eu lieu le vendredi 02 décembre 2016, dans l’enceinte de l’école Nationale de police.

Présidée par le directeur de la formation, le contrôleur Général Kononzé DAO. Plusieurs personnalités civiles et policières ont pris part à cette cérémonie.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la préparation du sommet Afrique-France. L’objectif était de préparer activement les forces de sécurité afin qu’il soit à hauteur de souhait.

Il s’agissait de deux sessions de formation. La première a regroupé 20 éléments dont une femme de la brigade Anti-criminalité. Durant 2 semaines les stagiaires ont bénéficié des experts de la MINUSMA le module 1 de l’accompagnement de sécurité. En effet le public a eu droit à des exercices de simulation dans différentes techniques telles que le triangle, le diamand, le cercle et le hérisson.

La seconde a vu la participation de 60 éléments du Groupement d’Intervention de la Police Nationale (GIPN) partie intégrante de la Force Spécial Anti-terroriste (FORSAT). Repartis en deux groupes de 30/30 chacun, les éléments de la GIPN-FORSAT ont durant 15 jours bénéficié des experts de la Police de la Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion (RAID) de la France des modalités de la protection de base, l’augmentation au cours du temps de la menace et du dispositif autour de la personnalité.

Au cours de cette cérémonie le public a assisté également à des exercices de simulation dans différentes techniques à savoir, faire une base en triangle de protection des personnalités hautement menacées tout en intégrant le système de véhicule sorti et évacuation.

Selon l’inspecteur principal Diakalia DIARRA stagiaire, cette formation les a permis d’apprendre les techniques nécessaires pour assurer la protection d’une haute personnalité. Pour lui cette démonstration prouve qu’ils sont suffisamment outillés et aguerris pour assurer la protection d’une personnalité face à n’importe quelle situation dangereuse à partir de l’usage du couteau, comme l’arme à feu et le déplacement à piéton ou du vehicule. Il se dit très ravi de participer à cette formation avec des instructeurs compétents et avec des techniques d’actualités.

Le formateur de la MINUSMA, le Commissaire de Police, Somavo YVES, a tout d’abord remercié les stagiaires pour leurs disponibilités car protéger une personnalité demande plus de disponibilité. Il se dit très satisfait du travail abattu des stagiaires durant la formation. Pour lui le travail d’un agent de protection n’est d’autre que le don de soi.

Pour le formateur du RAID français, Perric TESSIR, le niveau des stagiaires était très élevé et affirme avoir été très surpris du professionnalisme des apprenants.

Selon le Commandant de la BAC et du GIPN-FORSAT, le Commissaire Divisionnaire Youssouf BINEMA, cette formation a un grand sens et a une importance capitale pour le rehaussement du niveau de ces éléments. Pour lui les éléments formés sont aptes à faire cette formation et se dit fiers du niveau des stagiaires qui ont pu apprendre plusieurs techniques en 15 jours seulement.

Le Directeur de la Formation, le Contrôleur Général, Kononzé DAO, a affirmé que cette formation contribuera au renforcement des capacités opérationnelles de nos forces. Pour lui « les démonstrations auxquelles nous avons assistés nous rassure et prouve que nos éléments sont prêts à des modules de formations d’actualités ». Le Contrôleur Général DAO a nom du Directeur Général de la Police Nationale remercié la MINUSMA et le RAID français pour le transfert de compétences.

La remise symbolique des cadeaux offerts aux formateurs suivie des photos de familles ont mis fin à la cérémonie.

Youssouf SAMAKE, Stagiaire

Coopération : La mission EUCAP-Sahel Mali au chevet de la Garde Nationale

Dans ses missions de conseils et d’assistance à la formation et à l’équipement des forces armées et de sécurité, la mission EUCAP/Sahel Mali a remis mercredi 30 novembre 2016, de matériels didactiques, informatiques et gymnastiques et une salle de formation à la Garde Nationale du Mali.

Financé à plus de 25 millions de FCFA par l’EUCAP/Sahel Mali, ces matériels sont entre autres des ordinateurs, des imprimantes, des scanners, des tables pour ordinateur et des équipements sportifs de dernières générations. La cérémonie de remise s’est déroulée au camp des gardes à N’Tomikorobougou. Les représentants des chefs d’Etats-majors et directeurs de services, les anciens gardes, les conseillers de la mission EUCAP/Sahel Mali et plusieurs personnalités religieuses et coutumières étaient présents pour rehausser l’éclat de ladite cérémonie.

Dans son allocution, le Chef d’Etat-major de la Garde nationale, le colonel Ouahoun Koné a souligné que cette remise est un moment fort pour la Garde nationale en particulier et en général pour l’Armée malienne. Cette cérémonie consacre la remise des projets réalisés au profit de la Garde nationale au compte de l’année 2015 par la mission EUCAP/Sahel Mali, a-t-il soutenu avant d’affirmer que c’est le couronnement du bon partenariat entre la Garde nationale et la mission.

Il a aussi souligné que la Garde nationale du Mali, à travers la convention de partenariat paraphée et signée le 25 février 2015, a entretenu des liens de coopération étroits avec l’EUCAP. Cette coopération sincère et dynamique a permis la formation des cadres de la Garde, l’équipement en matériels didactiques et informatiques, la rénovation d’infrastructures, la réalisation des centres pédagogiques modulaires et la rénovation complète de la salle de sport.

Pour le colonel Ouahoun Koné, cette salle de sport est une fierté pour la Garde, les FAMa, leurs familles et les riverains. Pour terminer, il a, au nom de la hiérarchie militaire, remercié l’EUCAP/Sahel Mali pour tout son soutien en faveur des Forces armées et de sécurité tout en les rassurant qu’un bon usage en sera fait.

Quant au donateur, le Chef de la mission EUCAP/Sahel Mali, Son Excellence Albrecht Conze, pendant deux années de coopération intense et fructueuse, l’EUCAP/Sahel Mali continue de soutenir les forces de sécurité malienne. En plus de ses missions de conseils et de formation, la mission dispose aussi d’un budget pour venir au soutien des Forces armées et de sécurités maliennes avec quelques projets très ciblés dont-elle identifie au cours de leur collaboration d’où la réalisation de celui-ci, a rappelé M. Conze.

Pour lui, la réalisation et l’équipement des salles de sport et de formation vont ensemble, car la formation mentale est toujours suivie de la formation physique. Au nom de la mission, Albrecht Conze promet de concrétiser d’autres projets dans les prochains jours.

La cérémonie a pris fin par la remise symbolique de clefs au Chef d’Etat-major de la Garde Nationale, une visite guidée des lieux et un rafraichissement.

Sgt M. TANGARA et

A.BERTHE Stagiaire

Cynophile : une outille efficace contre les mines et explosives

La Direction Générale de la Gendarmerie Nationale a abrité, le mercredi 7 décembre 2016, la cérémonie de remise officielle par le service de l’action anti-mines des Nations Unies des Kits destinés à l’entrainement des chiens dans la détection des engins explosifs improvisés et mines.

Cette cérémonie hautement significative qui rentre dans le cadre du partenariat entre l’UNMAS et la Gendarmerie a enregistré la présence du Directeur Général de la Gendarmerie, le Magistrat Colonel-major Satigui Moro Sidibé et de ses chefs de services. Etait également présent, l’Adjoint au Directeur du Programme UNMAS, Monsieur Boutinaud.

Ces Kits au nombre de 4, exclusivement destinés à l’unité Cynophile de la Gendarmerie sont estimés à une valeur de 5,200 millions de franc CFA et se composent de produits utilisés dans la fabrication des explosifs dont certains sont répertoriés et d’autres non. En vue d’une meilleure utilisation des kits, une formation de binôme à savoir, le maitre chien et le chien est prévue pour Janvier 2017, qui s’étendra sur une semaine.

L’Adjoint au Directeur du Programme UNMAS, M. Boutinaud a déclaré que cette remise s’inscrit pleinement dans l’action vouée à l’UNMAS au Mali par la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU. Selon lui, les actions de l’UNMAS ne se limitent pas à la remise de matériels, mais passe également par la formation.

M. Boutinaud a souligné que l’UNMAS est plus que jamais déterminée au renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité face à la récurrence d’actions terroristes avec l’utilisation d’Engins Explosifs Improvisés (E.E.I). Monsieur Boutinaud ajoutera que le malheureux évènement survenu à Gao aurait pu être évité si une unité cynophile équipée et entrainée était sur place. Cette unité aurait eu la capacité d’arrêter les terroristes avant d’atteindre leur cible. Il a exhorté les autorités de la gendarmerie à une bonne utilisation de ces matériels.

Le Directeur Général de la Gendarmerie nationale, le Magistrat Colonel/major Satigui Moro Sidibé a remercié l’UNMAS pour son soutien sur le plan formation et équipement. Il dira que ce geste est très significatif, car non seulement il va permettre de sauver la vie des hommes engagés sur le terrain, mais surtout celle des populations dont la protection est un crédo pour la gendarmerie. Le Colonel-major Sidibé a fait savoir que ce partenariat d’appui et de renforcement des capacités est salutaire pour la gendarmerie et l’armée en générale.

Profitant de l’occasion, le Magistrat Colonel-major Sidibé a fait savoir qu’avec le grand programme de restructuration de l’armée, il est prévu une délocalisation de certaine unité notamment, la PIGN, la cavalerie en unités méharistes et en particulier la cynophile dans les zones plus affectées par le terrorisme. Il a aussi mis l’accent sur un possible croisement de chien pour obtenir une race apte à s’adapter au climat local. Le Directeur Général de la gendarmerie ajoutera que le maillage du territoire nécessite sans nul doute la déconcentration de nos capacités opérationnelles.

L’allocution du Directeur Général de la Gendarmerie, le Magistrat Colonel-major Satigui Moro Sidibé a été suivie de la signature du procès verbal de remise des kits par les deux autorités.

Avant d’aller au rafraichissement, une présentation du contenu des kits a été faite au Directeur Général de la gendarmerie.

MDL/C Geneviève Diallo

Activités civilo-militaires des FAMa et Barkhane dans le secteur de Tombouctou OPÉRATION CHEVREUL A ACHARANE

Dans le cadre d’une assistance aux populations en nécessité et pour le renforcement des relations civil-militaires, les forces armées maliennes et Barkhane ont organisé du 10 au 14 novembre 2016, à Acharane (Tombouctou) des journées de consultation, de distribution de vivres et médicaments et autres produits de première nécessité. L’opération dénommée ‘’Chevreul’’ était placée sous la présidence du Lieutenant Daouda Sogoba en présence de plusieurs autorités militaires et civiles. Ces dons étaient composés des matériels didactiques, des parapluies, des t-shirts, des képis, des vivres et des médicaments.

La journée de consultation a eu lieu à l’école du village qui est toujours fermée depuis l’occupation à nos jours. A la veille, les forces armées avaient procédé à la sensibilisation et à la mobilisation des populations des villages environnants à venir se faire consulter et bénéficier gratuitement des médicaments.

Le chef de village, Abderrahmane Ag Mohamed Ibrahim a remercié les forces en présence pour ce geste symbolique et salutaire pour la population d’Acharane qui ne dispose jusqu’à présent d’aucun centre de santé. Selon lui, ces consultations permettront sans doute de soulager la souffrance des populations. ‘’La population de la localité est obligée de se rendre à Tintéloute, à 20 km de Tombouctou, pour des soins médicaux’’ a-t-il expliqué. Il a émis le souhait de voir l’armée pérenniser ces genres d’actions dans sa localité.

Selon l’un des bénéficiaires, Alalaouine Ag Hama, comme beaucoup d’autres, il se dit très heureux de la visite des FAMa et Barkhane qui ôtera une grosse épine des pieds des populations. L’un des responsables de cette opération, le Lieutenant Daouda Sogoba a précisé que ‘’Chevreul’’ s’inscrit dans le cadre de la protection des personnes et de leurs biens et marque la présence des forces pour rassurer les populations. L’opération a été caractérisée par deux volets : L’ACM et l‘AMP.

Le lieutenant Sogoba a précisé que le commandement militaire de la région est disposé à assister les populations avec des consultations et distributions gratuites des médicaments et et les genres d’activités seront poursuivis.

Caporal Alhassane ALDJOUMATI

OPERATION BOURKANE : Réduire la mobilité des groupes armés terroristes le long de la frontière Mali-Mauritanie

Dans le but de rechercher et neutraliser les groupes armés terroristes, l’opération tripartite ‘’Bourkane’’ engageant les forces armées maliennes, mauritaniennes et Barkhane ont menée du 16 au 30 octobre 2016 dans la partie Nord-Ouest du secteur N°3 au niveau du quadrilatère Lerneb, Léré et Foita-Hassitouil, côté mauritanien. Il s’agit de priver les groupes armés terroristes de leur liberté d’action dans cette zone.

La zone de l’opération Bourkane est une région où la criminalité est très présente et se manifeste par des attaques, des assassinats, des vols et des enlèvements. Les groupes armés terroristes tel qu’AlFurqan et AQMI s’adonnent à des exactions sur la population, des assassinats et des trafics de tout genre dans le but de s’établir durablement le long de la frontière mauritanienne. Ils n’hésitent plus à s’attaquer aux postes de sécurité comme à Nampala, Djoura, Léré. Ils ont une parfaite connaissance de la zone et bénéficient de l’appui d’une frange de la population.

Cette coopération a eu un impact positif sur le terrain car elle a non seulement donné une assurance aux populations à travers la lutte antiterroriste tout le long de la frontière avec la Mauritanie, mais a permis également d’assister la population de Lerneb à travers des actions ACM et AMP.

Durant deux semaines, les forces maliennes et barkhane d’un côté et la force mauritanienne de l’autre côté ont sillonné tous les points d’eaux, les hameaux, les campements et les endroits susceptibles de servir de zones de cache, de rencontre ou de dissimulation des groupes armés terroristes.

Selon le commandant du détachement malien, le Capitaine Noël Traoré, cette opération tripartite est d’autant plus importante qu’elle a permis de mener des fouilles des zones suspectes. Il a précisé que le passage de l’armée dans ces zones a rassuré les populations de leur engagement sans faille et a renforcé par la même occasion la collaboration entre les différentes parties.

Le détachement mauritanien a de son côté affirmé que ces genres d’actions doivent se multiplier entre les deux pays afin d’éradiquer les groupes armés terroristes le long des frontières.

Ainsi, la partie malienne et mauritanienne se sont réjoui de la réussite de l’opération qui a permis de repousser l’ennemi, réduire sa mobilité tout en recueillant des informations auprès des populations susceptibles d’être exploitées par ces groupes armés.

A la fin de l’opération, le commandant du centre des opérations du secteur N°3, le commandant Bekaye Samaké, commandant de l’opération tripartite a, au nom du commandant dudit secteur, le colonel André Koné, remercié les FAMa engagées dans cette opération. Il a en outre exhorté l’ensemble à l’unité et à la détermination.

Des attestations de reconnaissances ont été décernées aux éléments ayant participé à l’opération tripartite.

Il faut rappeler qu’à cette occasion, la population de Lerneb a bénéficié des distributions de vivres et de consultations médicales gratuites offertes par les FAMa et la force Barkhane.

Caporal Alhassane ALDJOUMATI

Le renforcement des capacités en ressources humaines de la justice militaire au menu des échanges.

Dans le cadre du renforcement de ses capacités, la Direction de la justice militaire a abrité mercredi 16 novembre 2016, l’ouverture des travaux de la 2ème conférence bilatérale sur la justice militaire entre les Etats-Unis d’Amérique et la République du Mali.

Elle était placée sous la présidence du Directeur Adjoint de la Justice Militaire, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou en présence de l’Attaché de Défense Adjoint des Etats-Unis d’Amérique au Mali, M. Matthew Thompson, du Directeur de l’Institut International des Etudes Juridiques (DLLS), le Colonel Steven Wei ainsi que d’autres autorités militaires et civiles.

L’objectif était d’échanger non seulement sur les expériences juridiques en matière de justice militaire entre les USA et le Mali mais aussi de sensibiliser et de vulgariser des textes de la justice militaire au Mali en vue de leur appropriation par la chaine de commandement.

Durant 2 jours, les exposés ont porté sur des thèmes spécifiques notamment la justice militaire un centre d’intérêt de soutien des USA aux forces armées maliennes ; l’importance de la justice militaire dans une armée professionnelle et le rôle du conseiller juridique opérationnel ; l’historique et le développement de la justice militaire au sein des forces armées maliennes ainsi que le droit international humanitaire.

Cette formation, 2ème du genre, se situe dans le continuum de plusieurs séminaires sur la justice militaire organisés par les Etats-Unis d’Amérique en prélude à la création des juridictions militaires. Elle intervient après celles tenues du 7 au 9 juin 2016 à Bamako et du 23 au 25 septembre 2016 à Newport aux USA sur la justice militaire.

Selon le Directeur Adjoint de la justice militaire, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou, ces formations traduisent la volonté des USA à travers la coopération bilatérale d’améliorer le système de justice militaire malien par le renforcement des capacités humaines dans le cadre du programme d’activités d’appui à la justice militaire au Mali.

Cet appui a été matérialisé par la formation de 2 magistrats militaires maliens à l’école du juge Avocat Général de Charlottesville et la présence de 2 autres stagiaires en droit des conflits armés à l’Institut International des Etudes Juridiques (DLLS), a-t-il indiqué.

Selon le Magistrat Colonel Hamidou, ces 2 formations ont permis de diagnostiquer le système de justice militaire malien en vue de déceler les insuffisances pour le rendre plus efficace et bannir l’impunité. Instrument de renforcement de la discipline, la justice militaire ne saurait être en marge de la réforme de notre outil de défense, a-t-il ajouté.

S’adressant aux participants, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou les a exhortés à plus de réactivité pour faire de ce séminaire un creuset d’échanges et de partage d’expériences au bénéfice du service public de la justice militaire afin de faire régner l’ordre et la discipline dans nos rangs, baromètre d’une justice militaire moderne.

Il a adressé ses sincères remerciements aux USA et à tous les partenaires du Mali pour leur appui constant et multiforme aux forces armées maliennes en général et à la justice militaire en particulier dans la lutte contre le terrorisme.

Tout en souhaitant plein succès aux travaux, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou a déclaré ouvert le 2ème séminaire bilatéral sur la justice militaire au Mali entre nos 2 pays.

Aviateur de 1ère Classe Oumar Bagayoko

Formation en stockage d’armes par coopération militaire allemande UNE VINGTAINE DE STAGIAIRES OUTILLES DANS LA GESTION DES STOCKS D’ARMES ET DE MUNITIONS

La Place d’Armes du camp Soundiata Keita de Kati a abrité le vendredi 25 novembre la cérémonie de remise de diplômes à 18 stagiaires ayant suivi une formation sur la gestion des stocks d’armes. Cette formation est le fruit de la belle coopération militaire existante entre le Mali et l’Allemagne. Elle a été dispensée par 08 instructeurs de la Bundeswehr et visait le renforcement des capacités des éléments chargés de la gestion des stocks d’armes des forces armées maliennes. La formation s’est étalée du 31 octobre au 25 novembre 2016.

La cérémonie était coprésidée par le directeur du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées (DMHTA), le colonel-major Moustapha Drabo et l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Mali, Son Excellence Dietrich Becker. Cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs cadres militaires allemands et maliens dont l’attaché de défense du Mali en Allemagne, le colonel-major Ibrahima Kansaye.

Le directeur de la formation, le capitaine Fatoumata Diallo a affirmé que la cérémonie était le sacre de la coopération bilatérale germano-malienne : elle porte sur la remise d’attestations aux stagiaires qui ont suivi une formation sur la gestion et la sécurité physique des stocks d’armes et de munitions. Selon elle, cette formation entre dans le cadre du programme de renforcement des capacités initié par la République d’Allemagne à l’égard de cinq (05) pays partenaires privilégiés dont le Mali.

Le capitaine Fatoumata Diallo a informé que la formation a duré deux mois avec un effectif de 18 sous- officiers et militaires de rang de l’Armée de Terre, de l’Armée de l’Air, de la Garde Nationale, du Génie militaire et du Matériel qui ont suivi avec grand intérêt les cours dispensés par huit instructeurs allemands. Elle a aussi signalé que ce stage est le début d’un long processus qui permettra à certains d’entre eux d’accéder à un niveau d’expert en armement et munitions.

Le capitaine Diallo a remercié les stagiaires qui sont venus de toutes les régions militaires. Elle a ajouté aussi que l’objectif est d’autant plus atteint car, les stagiaires étaient très déterminés et avaient surtout manifesté un réel amour pour ce métier à haut risque. Elle a exhorté les stagiaires à travailler comme préconisé par les instructeurs et maintenir la rigueur dans la gestion de leurs stocks. Ainsi Cne Diallo a souhaité bon retour dans leurs casernes respectives.

Le capitaine Fatoumata Diallo a également remercié les instructeurs allemands. Selon elle, chacun dans son domaine a donné le meilleur de lui-même. Elle a confirmé que leur maitrise en la matière prouve que leur choix n’est pas gratuit.

Elle a particulièrement remercié le Lieutenant-colonel Uwe ROMMEL qui, depuis prés d’une année a multiplié ses contacts avec la Direction du Matériel des Hydrocarbures et du transport des Armées, pour que ce jour soit. Pour terminer son intervention le capitaine Fatoumata Diallo a remercié les autorités de la Bundeswehr pour avoir facilité la tenue de ce stage. Elle rassure l’ambassadeur d’Allemagne que de leurs cotés, ils ne ménageront aucun effort pour que rayonne la coopération bilatérale germano-malienne. Elle a remercié en fin tous ceux qui de près ou de loin ont apporté leur soutien à cette formation.

L’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dietrich Becker a souligné que cette formation s’inscrit en droite ligne de la coopération bilatérale et de coopération militaire germano-malienne. Il a noté que cette coopération a atteint un très haut niveau. Il s’est dit fier d’avoir pu intégrer l’assistance des infrastructures et la formation dans cette coopération.

Son Excellence Becker a ajouté que l’initiative de cette formation est partie du fait qu’il a été constaté un manque de formation en gestion des stocks d’armes. Il a informé que son pays a commencé à réaliser des dépôts d’armes au Mali dont le premier est en cours de réalisation au centre d’Instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro. Il a noté que cette formation va améliorer la gestion et le stockage des armes et munitions. L’ambassadeur a conclu en précisant que la coopération militaire entre nos deux pays se renforce davantage.

Le directeur de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transports des Armées (DMHTA), le colonel-major Moustapha Drabo s’est réjouit que le domaine de matériel et de la logistique soit privilégié dans la coopération militaire entre nos deux pays et dans les 03 années à venir. Le colonel-major Drabo a indiqué que cette formation n’est qu’un premier pas et que la réalisation d’infrastructures et d’autres formations suivront.

Salimata Berthé (stagiaire)

Coopération : Le ministre canadien de la Défense, HARJIT CAJJAN rend visite à son homologue malien.

La coopération bilatérale Mali-Canada à la table de réflexion pour une approche appropriée afin de trouver une solution adéquate à la crise malienne.

Le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants a servi de cadre dimanche 06 Novembre 2016 la visite du ministre Canadien de la Défense, le Lieutenant-colonel à la retraite, HARJIT CAJJAN. Etaient présents, le staff du ministre de la Défense, les directeurs de services, le chargé de communication canadienne et la presse.

L’objet de cette visite était d’échanger avec les autorités maliennes sur la crise au nord du pays, le développement socio-politique et faire des analyses pour comprendre ces enjeux du pays.

Le ministre malien de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga s’est dit ravis d’avoir accueilli son homologue canadien. Selon lui, le ministre canadien est venu au moment où le Mali traverse un moment très difficile de son histoire. « Le peuple malien est blessé moralement, car il fait face à une situation complexe, mais c’est une occasion pour nous aujourd’hui pour mettre en équilibre les questions sécuritaires et de la coopération bilatérale entre les deux parties. », a-t-il déclaré.

Le ministre Maïga a également souligné que le gouvernement du Mali sollicite toujours l’effort des pays étrangers particulièrement celui du Canada pour le redéploiement des FAMa sur toute l’étendue du territoire. A en croire le ministre de la Défense du Mali, cette visite intervient dans un contexte très complexe. Il a félicité le Canada pour son soutien aux forces armées et de sécurité du Mali.

Pour la même circonstance, le ministre canadien de la Défense, le Lieutenant-colonel à la retraite, HARJIT CAJJAN a rendu hommage à tous les militaires qui ont perdu la vie au nord du Mali. Il a félicité son homologue malien pour son courage face une crise complexe. « L’une des raisons de ma visite est d’analyser cette crise, je suis là pour mieux comprendre à fin d’avoir une approche » poursuit le ministre.

Il a signalé que le Canada a une longue et riche expérience dans les opérations de maintien de paix et qu’il ambitionne de se réinvestir après quelques années de retrait. Il est venu écouter les autorités maliennes et faire des analyses pour comprendre la situation sécuritaire et le développement socio-politique. Pour le ministre, il est impératif dans toute situation d’aller s’enquérir de l’état du terrain avant de prendre une décision claire. « La décision du canada pour agir au Mali sera une décision très longue », a déclaré le ministre. Il a indiqué que son pays va mieux réfléchir afin de s’assurer que lorsque les décisions seront prises auront un impact à la crise.

Dans la même veine, le ministre canadien a précisé que son pays ne se limite pas seulement à la situation sécuritaire mais aussi à d’autres secteurs de développement. Selon lui, son pays veut s’imprégner de la situation avant d’agir au Mali. Le ministre a fait savoir à la presse que la mission de la MINUSMA est une mission très risquée comme toute autre mission de sécurisation dans le monde entier. Il a rassuré que les troupes canadiens sont bien entrainés pour réduire ce risque au nord du pays.

Sergent d’Aviation Alou Kola Traoré

Du matériel qui sauvera des vies Livraison de matériel médical aux FAMa.

dsc_0017Ce 16 novembre lors d’une cérémonie organisée à Kati, du matériel médical financé par le Grand-Duché de Luxembourg fut remis officiellement par la Mission d’Entraînement de l’Union Européenne au Mali (EUTM Mali) aux Forces Armées Maliennes (FAMa) en présence du Commandant de la Mission, le Général de Brigade Eric Harvent, du Chef d’Etat-Major Général Adjoint des Armées, le Général de Brigade M’Bemba Moussa Keïta et des représentants du Grand-Duché de Luxembourg.

Le matériel sera délivré en plusieurs tranches de novembre à décembre. Au total, il s’agit de 6 000 trousses individuelles, 400 brancards de combat, 600 brancards souples de sauvetage et 15 mannequins de secourisme. Chaque trousse individuelle est composée d’un tourniquet (sorte de garrot), d’un pansement absorbant, d’un pansement compressif, d’un rouleau de ruban adhésif médical, de deux paires de gants et d’une paire de ciseaux.

L’ensemble du matériel représente un investissement de plus d’un million d’euros intégralement financé par le Grand-Duché de Luxembourg.

La composition des trousses a été coordonnée avec les FAMa et permettra de sauver des vies, qu’elles soient civiles ou militaires, sur le théâtre des opérations.

Les spécialistes de l’EUTM Mali se chargeront de former le plus grand nombre possible de militaires des FAMa grâce à un nouveau module de base dédié aux premiers soins au combat et à l’usage des ustensiles de la trousse individuelle, qui sera suivi par tous les militaires maliens formés par l’EUTM Mali. En outre, l’EUTM Mali mettra la priorité sur la formation des futurs instructeurs maliens pour que ces derniers soient capables à terme de dispenser toutes les formations à leurs compatriotes.

Afin de pouvoir stocker tout ce nouveau matériel, un entrepôt spécifique a été construit au Centre d’Entraînement de Koulikoro avec des fonds luxembourgeois. Avec la coopération d’EUTM Mali, les FAMa se chargeront de toute la gestion logistique incluant le stockage, le ravitaillement et le contrôle des équipements.

Le bataillon commando a déjà été équipé partiellement et entraîné par l’EUTM Mali avec les nouvelles trousses.

Déclaration de Monsieur Jacques Hoffmann, Premier Secrétaire de l’Ambassade du Grand-Duché de Luxembourg.

« Le Grand-Duché de Luxembourg se félicite de pouvoir contribuer à cet important projet mené par EUTM et qui soutient concrètement les Forces Armées Maliennes sur le terrain. Si ce projet démontre l’engagement de mon pays au profit d’une plus grande sécurité au Mali, il devrait également  permettre de sauver des vies ».

Déclaration du Général de Brigade Eric Harvent, Commandant de la Mission EUTM Mali.

« Je remercie chaleureusement le Grand-Duché de Luxembourg qui a rendu possible ce projet qui permettra d’accompagner efficacement la formation et le conseil qu’EUTM Mali dispense aux FAMa ».

 

Remise de matériels médicaux par Le Grand-Duché de Luxemburg à travers l’EUTM sauve la vie des militaires.

dsc_0069La Direction Centrale  des Services de Santé des Armées a abrité mercredi 16 novembre 2016, la cérémonie de remise de matériels médicaux aux forces armées et de sécurité. Etaient présents, les médecins chefs des infirmeries, les représentants de l’Ambassade des Pays-Bas, de MINUSMA, le chef d’Etat-major Général Adjoint des Armées, le Général de Brigade M’Bemba Moussa Keita et les directeurs de Services.

Le matériel est essentiellement composé de 6000 trousses individuelles de combattants, 1000 Brancards et 15 mannequins pour l’instruction. Lesdits matériels financés par le Grand-Duché de Luxembourg sont d’une valeur de plus de cent million de franc CFA.

Le directeur des Services de Santé des Armées, le Colonel-Major Charles Fau a, à l’entame de de son discours de bienvenue, demandé aux invités de bien vouloir observer une minute de silence à la mémoire des militaires tombés sur les champs de l’honneur.

Il a ensuite indiqué que la présence des autorités à ladite cérémonie dénote du grand intérêt qu’elles accordent, non seulement au soutien des forces en opération, mais aussi à leur instruction. Le Colonel-major Charles Fau a souligné que la DCSSA dans sa mission de tous les jours a besoin de plus de moyens pour répondre aux exigences du soutien des FAMa.

Selon lui, si les mannequins sont utilisés pour l’instruction, les brancards et les trousses ont un rôle capital dans la prise en charge des blessés en opération.  A en croire le Colonel-major Charles Fau, l’acquisition de ces trousses a enclenché un changement de la doctrine de prise en charge des blessés en opération. Avec les trousses individuelles, le combattant réduit de façon significative la durée d’évacuation du blessé. Ceci permet une plus grande flexibilité du soutien de santé et une meilleure prise en charge des unités combattantes, a-t-il martelé.

Il a affirmé que la DCSSA reste prête à former les combattants à l’usage de ces trousses et à les doter chaque fois qu’ils sont engagés. Ces trousses contribueront sans doute à donner le moral au combattant destiné à être projeté au plus loin possible de sa base, a-t-il souligné.  Le Colonel-major Fau a rassuré que bon usage sera fait de tous ces matériels qui seront rapidement reparties sur le terrain. «  Nous souhaiterions dans un futur proche enclencher une formation globale de tous les FAMa à l’utilisation des trousses et au besoin d’introduire cela dans le programme de formation commune de base », a- t- il conclut.

Dans son allocution, le Chef d’Etat-major Adjoint des Armées, le Général de Brigade M’Bemba Moussa Keita a témoigné que les forces armées pourront être projetées à hauteur de souhait avec une bonne réduction du temps d’évacuation des blessés. Pour le CEMGA-Adjoint, les trousses individuelles  constituent le point de départ d’un processus de gestion des blessés en opération.

S’adressant au directeur de la DCSSA, le Général Keita a donné l’instruction de faire en sorte que tous les combattants aient dans leur dotation organique de projection, les trousses individuelles. Il a enfin remercié les partenaires de Luxembourg et de l’EUTM pour leur franche collaboration.

Le représentant de Luxembourg, Jacque Hoffman a signalé que son établissement se félicite d’avoir pu contribuer à cet important projet mené par l’EUTM qui soutient les Forces Armées maliennes sur le terrain. Selon lui, ce projet démontre l’engagement de son pays au profit d’une plus grande sécurité au Mali qui  devrait également permettre de sauver des vies. Il a rappelé que ledit projet s’inscrit dans la longue tradition de relation d’amitié, de confiance et de solidarité entre le Mali et Luxembourg. Le Mali fait partit du groupe restreint des pays partenaires de la coopération luxembourgeoise depuis 1999, a précisé le diplomate.

« C’est dans cet esprit que nous avons signé le troisième programme indicatif de coopération entre le Mali et Luxembourg. Doté d’une enveloppe de 36 milliards de FCFA, il couvrira la période 2015-2019 et a été préparé de façon inclusive dans un esprit de véritable partenariat qui caractérise nos relations bilatérales », a déclaré Jacque Hoffman.

Il a affirmé que le Luxembourg a décidé d’intensifier son engagement dans le domaine de la sécurité au Mali. Selon lui, deux militaires luxembourgeois sont désormais détachés auprès de l’EUTM pour conseiller l’armée malienne. En 2015, le Luxembourg a loué un montant de 1,15 milliards de FCFA pour répondre aux besoins humanitaires et depuis le début de l’année, le Luxembourg a alloué 460 millions de FCFA à des activités humanitaires, a- t-il poursuit. Jacque Hoffman a rassuré que son pays continuera à soutenir le Mali.

                                               Sergent d’aviation Alou Kola Traoré.

 

DSSA : remise de Don aux veuves des militaires.

dsc_2885Dans le cadre du mois de la Solidarité, la Banque Internationale pour le Mali (BIM-SA) n’est pas restée en marge.

La Direction du Service Social des Armées a abrité mardi 08 Novembre 2016 la cérémonie de remise de Don aux veuves des militaires. L’objectif de ce geste symbolique de la BIM-SA est de soulager les femmes militaires  dont leur mari ont perdu la vie pour la cause du Mali et de témoigner leur solidarité à la famille des disparus. Ces Dons sont composés de trente (30) sacs de riz, trente (30) sacs de sucre, trente(30) bidons d’huile de cinq(05) litres.

La représentante du Directeur Général de la Banque Internationale pour le Mali (BIM-SA), Mme Touré Awa Touré a prié les invités de bien vouloir observer une minute de silence à la mémoire de tous les soldats tombés au nord du Mali pour la reconquête de l’intégrité territoriale. Mme Touré a indiqué que ce don symbolique permettra de soulager les veuves des militaires en ce mois de solidarité. Elle a rappelé que nulle n’est censé ignoré la situation sécuritaire que le Mali traverse. Mme Touré a rassuré les veuves que ce geste de la BIM-SA ne sera pas le dernier. Notre Banque sera toujours au côté des Forces Armées et de Sécurité pour la défense de l’intégrité du pays a conclu Mme Touré.

Le Directeur du Service Social des Armées, le Colonel Mariétou Dembélé, dans son allocution, a souligné que cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la célébration des activités de la 22ème édition du mois de la solidarité et de lutte contre l’exclusion ; conformément au thème retenu «  La solidarité moteur d’un développement durable ». Selon lui, ces œuvres touchent du doigt le rôle assigné au Service Social des Armées en termes d’assistance aux militaires qui ont perdu leurs vies en défendant notre chère patrie.

A en croire le Colonel Mariétou Dembélé, lors de cette crise, les femmes et les enfants ont subi toutes sortes d’atrocités avec leurs corollaires de maladies, de détresses psychologiques, économiques et physiques. Le Directeur  du Service Social des Armées a également ajouté que ce don de la BIM-SA va atténuer ces souffrances. Il a rappelé que quel que soit la nature et la quantité de dons offerts, rien ne peut compenser la perte d’un être cher. Pour lui, ces dons en plus d’une aide, constitue un rappel à l’adresse de toutes les bonnes volontés pour soutenir ces victimes de guerre. Le Colonel Mariétou a remercié la Banque Internationale pour le Mali et le Ministère des Affaires Sociales et Humanitaires pour son soutien sans précédent aux populations militaires. Le Directeur du Service Social des Armées a afin remercié le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants qui a toujours œuvré pour la promotion du bien-être du militaire et de sa famille.

Sergent d’Aviation  Alou Kola Traoré

 

La Force Spéciale Anti –Terroriste et de sécurité, un atout capital.

dsc_3021Dans le cadre du renforcement des capacités et d’aptitudes des forces armées et de sécurité, le ministère de la sécurité et de la Protection Civile a organisé un exercice anti-terroriste pour la performance des agents et militaires en charge de la sécurité. C’était le lundi 14 Novembre 2016 au sein de la direction des Ecoles de la gendarmerie Nationale à Faladié.

L’ensemble des forces armées et de sécurité étaient représentée au sein de la FORSAT (Force Spéciale Anti-Terroriste et de Sécurité) composée de la Gendarmerie, Garde, Police et des Sapeurs-Pompiers. Elle a pour mission l’assainissement et la sécurité de la population malienne en particulier et des Forces Armées Maliennes (FAMa) en général.                      

L’exercice a commencé par une prise d’otage de quinze personnes civiles par les terroristes. Innocentes elles étaient dans un bâtiment ciblé par ces acteurs. Aussitôt les éléments de la police ont encerclé le dit bâtiment et se tiennent prêts à intervenir. Pour atteindre le but recherché, les terroristes ont libéré un otage par qui ils demandent une rançon de 500 millions de franc CFA, un aéronef et un bus pour leur déplacement à l’aéroport.

Après plusieurs négociations entre le chef terroriste et le chef de la FORSAT, un malade a été libéré en échange du Bus demandé et ainsi que  le repli tactique de la police. C’est alors qu’ils ont embarqué l’ensemble des otages restant pour se diriger vers l’aéroport. Malheureusement pour eux ils ont été interceptés par une voiture blindée de la gendarmerie et pris d’assaut par plusieurs sections de la gendarmerie et de la garde nationale. Ils n’avaient plus d’échappatoire puisqu’ils étaient encerclés.

Les échanges de coups de feu ont fait plusieurs morts et des blessés. Les otages restant ont été libéré. Pour terminer une fouille minutieuse faite par les forces de sécurité sur place, avec l’aide de deux chiens de l’unité sinophile de la gendarmerie a permis de détecter un sac suspect et des engins explosifs sous le bus. Cela, après que la FORSAT ait neutralisé l’ensemble des terroristes. Le SUPER DROID ROBOTS de reconnaissance de la gendarmerie a pu prendre le sac contenant des explosifs, des munitions et un engin explosif qu’il a fait évacuer.

Le bilan est lourd selon la directrice des opérations des sapeurs-pompiers, sept (07) morts dont deux agents tués par les terroristes en rentrant dans le bâtiment pour la prise d’otage et les Cinq terroristes qui étaient à bord du bus. Il y a eu plusieurs blessés et 10 troubles mentaux.

Cet exercice de formation sur la lutte anti-terroriste permet d’ameliorer l’entrainement des forces, en mesure d’intervenir en toute occasion et dans n’importe quelle situation qui se présentera. Il leur permettra une bonne préparation pour le combat sur le terrain, sur les théâtres d’opérations et le renforcement de la sécurité pour le sommet Afrique-France  en janvier 2017.

 

Lt Emmanuelle Youma

                                                                                                                 DIAGNE

LES OFFICIERS DE LIAISON DU G5 SAHEL OUTILLES POUR LEURS FUTURES MISSIONS

dsc_0313L’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye a servi de cadre, lundi 5 décembre 2016, à la cérémonie d’ouverture de la formation des Officiers de liaison des Pays du G5 Sahel. La cérémonie était coprésidée par le Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général Didier Dacko et  le Commandant de l’EUTM, le Général Eric Harvent.

Deuxième du genre, cette formation de 10 jours a pour objectif de mieux outiller les participants qui vont se rencontrer plus tard sur le terrain pour planifier ensemble les différentes opérations transfrontalières, mais aussi de créer  un réseau d’officiers de liaison dans le sahel appliquant la même procédure opérationnelle. Durant ces 2 semaines, les officiers toucheront du doigt des modules tactiques notamment les techniques militaires, la manière de conduire les opérations  et de rédiger les ordres. En outre, des modules légaux seront dispensés  à savoir l’emploie de la force, le cadre dans lequel les opérations sont conduites et le respect du droit international humanitaire.

Le Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général Didier Dacko a remercié l’EUTM  pour cette énième formation. Pour le Général Dacko les participants vont être formés à l’environnement spécifique du G5 Sahel et qu’à l’issue, les officiers doivent être capables de conduire une opération en assurant la coordination avec les partenaires internationaux. Le CEMGA a fait appel à l’esprit des participants de considérer la formation sous un angle positif, plutôt que de la vivre comme un simple exercice. Elle est un défi et une exigence morale, car c’est la responsabilité de chacun d’entre nous de remplir la mission que les Etats nous ont assignés à savoir la sécurité de nos concitoyens, la souveraineté du pays, préservation de son indépendance et la protection de nos intérêts stratégiques, a martelé le Général Didier Dacko. Il se dit convaincu que ce stage multinational contribuera au renforcement de l’interopérabilité humaine et technique entre les Forces Armées des pays concernés. Pour conclure, le Général a adressé un remerciement particulier aux différents Chefs d’Etat-major du G5 pour avoir permis à leurs officiers de prendre part à cette formation.

Le Commandant de l’EUTM, le Général Eric Harvent a expliqué que cette formation qui rentre dans l’effort d’accompagnement de sa mission se divise en deux partie, soit une théorique de manière à recadrer les opérations du G5 Sahel dans le cadre général. Et l’autre pratique où les stagiaires seront confrontés à des situations concrètes qu’ils devront résoudre et formuler des propositions de réponses. Il a également indiqué qu’en plus des instructeurs maliens, Burkinabès et tchadiens, d’autres acteurs internationaux seront des conférenciers. Le Général a appelé les instructeurs à donner aux stagiaires tout ce qu’ils ont comme savoir, mais aussi de profiter des expériences que ces derniers peuvent les apporter. Il a souhaité une bonne formation aux stagiaires et  a rassuré  de la volonté de pérennisation des formations du genre par sa mission.

                                                                        MDL/C Geneviève S. Diallo