Archives for décembre 2017

‘’Porke’’ n’est plus

Décédé le 27 décembre 2017, le Colonel à la retraite Mamoutou Keïta a été inhumé le jeudi 28 décembre 2017 au cimetière de Djelibougou. Ils étaient nombreux parents, amis, autorités militaires et politiques à l’accompagner dans sa dernière demeurre.

C’est dans une rue remplie de parents, d’amis et de collaborateurs que s’est déroulée la cérémonie funèbre du Colonel Mamoutou Keïta affectueusement appelé ‘’Porke’’.

Après le Bac et un passage à l’Ecole Normale Supérieure de Bamako, Mamoutou Keïta décide de faire carrière dans l’Armée. Il est engagé volontaire pour compter du 16 octobre 1972.  Admis le 1er Octobre 1973 à l’’EMIA à Kati, l’enfant de Baguinéda (Bamako) est affecté au 36ème GAM de Kati à sa sortie de l’EMIA en 1975 (Promotion Babemba).

Le Colonel Keïta a effectué de multiples stages (Commandement de bataillon d’artillerie en ex URSS en 1977, Ecole Supérieure d’Artillerie Sol/Air en France en 1981). Il a participé aux conflits  Mali-Burkina Faso en 1973 et en 1985. Chef contingent malien à la mission d’assistance des Nations Unies au Rwanda en 1996. Le 5 septembre 2005 le colonel Keita est nommé conseiller militaire du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Bureau de la consolidation de la paix en République Centrafricaine (BONUCA).

Dans sa carrière, il a occupé de nombreux postes dont celui de Chef d’Etat-major Adjoint de l’Armée de terre en 1992. En plus de sa distinction au grade de Chevalier de l’Ordre National du Mali, le Colonel Mamoutou est médaillé de la Croix de la Valeur militaire avec Effigie de bronze.

Le Colonel Mamoutou Keïta repose désormais au cimetière de Djelibougou laissant derrière lui une veuve et des enfants inconsolables.

Dormez en paix brave héro de la 5è promotion de l’école interarmes du Mali.

MDL/C Geneviève S. Diallo

LUTTE CONTRE LE TERRORISME Engagement et détermination des FAMa Un lourd tribut à payer

Le terrorisme est un phénomène criminel et complexe. Il implique de multiples et divers acteurs dont les plus dopés sont prêts à tout pour donner l’impression que cette organisation constitue une toute-puissance irrésistible.

En tous les cas, le terrorisme impose un combat asymétrique, diffus et pernicieux. Ses adeptes utilisent et emploient de nombreuses et diverses méthodes de combat, de pression et de propagande. Il est difficile de les identifier à première vue. En l’occurrence, la communication apparait leur champ de prédilection pour faire peur et créer une psychose au sein de l’opinion.

Au Mali, notamment dans le centre du pays, les terroristes ont constamment recours aux engins explosifs, ces armes de la lâcheté ; des combattants passifs, difficilement visibles mais assez redoutables.

Dans les localités de Bulkessy, Boni, Tenenkou, Macina, Léré, Nampala, etc, les FAMa y font face au quotidien. Cela s’explique assez aisément par la posture offensive, dynamique adoptée par les FAMa sur le terrain.

Les FAMa sont résolument engagées à lutter contre les terroristes sur toute l’étendue du territoire national. Cette détermination induit une dynamique de mobilité. Cela est particulièrement perceptible aujourd’hui au centre du pays. Là, les patrouilles, les fouilles, les contrôles et autres actions empêchent et ôtent aux terroristes et aux ennemis de la paix toute liberté d’action et de mouvement.

C’est pourquoi, alors, ces criminels n’ont plus d’autre choix que la pose des mines. Toutes choses qui visent à limiter les mouvements des FAMa. Mais qu’à cela ne tienne. Les FAMa sont décidées. Et c’est ce prix de leur détermination qu’elles paient chaque jour suite à des explosions dans le centre du pays.

Traqués, persécutés, les terroristes ne souffrent plus l’attaque frontale avec les FAMa. Au demeurant, ils cherchent maintenant à les ralentir dans leur dynamique, histoire de gagner des délais pour pouvoir se réorganiser. C’est cela que les FAMa ont compris et exploitent à fond. L’emploi d’engins explosifs par les terroristes donne la preuve de leur essoufflement, de leur désarroi. En fait, ils sont progressivement neutralisés. C’est le moment propice de conjuguer les efforts dans une synergie d’action.

Les populations doivent être protégées et sécurisées, à tous prix. Les populations doivent comprendre que tous ces sacrifices au quotidien (deux explosions contre les FAMa en trois jours dans le même secteur de Bulkessy; sans compter les autres cas, cela parait énorme) sont consentis en leur nom par les Forces de défense et de sécurité du Mali et leurs partenaires.

Ces attritions peuvent être évitées par l’anéantissement des terroristes. Les populations doivent y contribuer. Le partage d’information devient indispensable. Le soutien aux FAMa est une exigence citoyenne. Le centre du pays focalise particulièrement l’attention aujourd’hui, sans bien évidemment oublier ou négliger les autres localités. Les populations y sont donc interpellées. La pose de mine entrave la liberté et les droits de l’homme.

Mobilisons-nous.

Des lieux anodins et anonymes de vente des matériaux aux engins explosifs improvisés enfouis dans la terre, en passant par tous les autres circuits y compris les sources de financement, de ravitaillement, de renseignement et autres, le terrorisme se veut un arrimage de wagons à surveiller, à maitriser et à traquer. Pour le bonheur des populations.  Alors engageons-nous.

Tombouctou : le commandement militaire fête Noël avec la communauté chrétienne

Dans le but d’apporter son soutien à la communauté chrétienne de Tombouctou, le commandement de la 5e région militaire a offert, le vendredi 22 décembre 2017, des dons de vivres à celle-ci. L’évènement était placé sous la présidence du chef de centre des opérations secteur 3, le Lieutenant-Colonel Alou Ongoïba.

Le don est composé, entre autres, d’huile, des biscuits, des sacs de sucre et de riz.

Selon lui, ce geste s’inscrit dans le cadre du vivre ensemble avec les confessions religieuses de la ville et également communier avec la communauté chrétienne qui fête noël.

Ainsi, le représentant de la communauté chrétienne, le pasteur Issa Dicko, a remercié les généreux donateurs pour leurs actes de bienfaisance à l’endroit de la communauté chrétienne. Enthousiasmé par ce geste des FAMa, les pasteurs ont prié au nom du seigneur pour le retour de la sécurité, de la paix et le renforcement de la cohésion sociale. Ils ont également prié pour que Dieu assiste les FAMa dans tous ceux qu’elles entreprendront pour la protection des personnes et de leurs biens.

 Cal Alhassane ALDJOUMATI

 

Terrorisme: les FAMa victimes d’explosion de mines à Bulkessy

Dans leur traque des terroristes, les FAMa ont été victimes d’une explosion de mine. Cet incident s’est produit ce jeudi 28 décembre 2017 dans le secteur de Bulkessy (Mopti) à la frontière avec le Burkina-Faso.

Le bilan est de 3 morts et des blessés.

Les FAMa repoussent une attaque terroriste à Koro (Mopti).

 

Dans la nuit du mercredi au jeudi 27 décembre 2017, des individus armés non identifiés et indéterminés ont tenté d’attaquer à coups de rafales une position des FAMa à Koro (Mopti), à la frontière avec le Burkina-Faso.

Les FAMa ont repoussé les assaillants.

La ville a été bouclée.

Citoyenneté : les anciens du SNJ fête leur 2è édition

Comment donner à la jeunesse toute sa place dans la construction de la nation et leur offrir l’encadrement dont ils ont besoin pour trouver leurs repères ? La question était au centre des débats de la 2è édition du forum de l’Amicale des Anciens du Service National des Jeunes (AMA-SNJ).

La 2ème édition du forum de l’AMA-SNJ s’est tenue, le 22 décembre 2017, dans la cour de la Direction du Sport Militaire. Elle était placée sous le thème : « citoyenneté et développement ; quel apport du SNJ ? ». La cérémonie d’ouverture était placée sous le parrainage du représentant du Ministère de la jeunesse et la construction de la citoyenne, Siné Dembélé.

Ce forum, à la fois constructif et citoyen traduit une réelle volonté de partage, d’échanges fructueux entre acteurs et partenaires pour l’émergence d’idées innovantes. Cette nouvelle version du SNJ ne concernera pas seulement les nouvelles recrues dans la fonction publique, mais tous citoyens maliens âgés de 18 à 35 ans. La formation comportera trois volets distincts : un volet militaire, un volet professionnel et un volet moral. Elle durera 18 mois à raison de 6 mois pour chaque volet, et touchera au total 1000 jeunes sur toute l’étendue du territoire national.

A l’ouverture des travaux, le président de l’AMA-SNJ, Drissa Guindo a souligné qu’après l’adoption de la loi et la nomination d’un Directeur national, en la personne du Colonel Kéba Sangaré, un conseil d’administration devrait être mis en place rapidement pour définir le cadre organique du SNJ.

Le représentant du Ministère de la jeunesse et la construction de la citoyenne, Siné Dembélé (issu du 1er  contingent du SNJ) a noté que la défense de la Patrie n’incombe pas seulement à l’armée mais plutôt à tous les fils et toutes filles du pays. ‘’Le SNJ est un outil d’encadrement et d’insertion de la jeunesse malienne. Au moment où elle cherche ses repères dans l’affaire étatique, on ne peut pas trouver meilleur moyen que d’instaurer le SNJ. C’est pourquoi, l’Amicale de la jeunesse et de la construction citoyenne s’est réjouie de la nomination en conseil des ministres du Colonel Kéba Sangaré comme Directeur du SNJ nouvelle formule’’, a-t-il laissé entendre.

MDL/C Aminata Konaté

DTTA : 17 éléments font valoir leur droit à la retraite

La Direction des Transmissions et des Télécommunications des Armées (DTTA) a organisé, le jeudi 21 décembre 2017, à la place d’arme une cérémonie à l’intention de ses partants à la retraite. Le lot est composé de 17 éléments dont un Général, 8 Colonel-Major, un Lieutenant-Colonel, 3 Commandants, 2 Lieutenants et 2 Adjudant-chef.

 

Après avoir reconnu la valeur et le sacrifice des jeunes retraités, le Directeur des transmissions et des télécommunications du Mali, le Colonel-Major Moussa Traoré, a rappelé que c’est une occasion pour lui en particulier de se réjouir mais aussi une occasion d’interrogation pour pouvoir servir et tenir la maison mère comme eux.

Toute chose qui témoigne selon lui de leur bonne conduite, leur esprit de sacrifice et leur disponibilité sans faille au service de notre Armées qu’ils ont loyalement servi pendant plusieurs décennies.

‘’Un départ à la retraite préfigure une séparation et donc des moments de tristesse. Ça doit être néanmoins l’occasion de se rassembler autour des camarades qui vont se reposer, pour honorer de leur travail durant des décennies dans le métier noble de transmetteur’’, a ajouté le Colonel-Major Moussa Traoré.

Très enthousiaste, le Colonel major a félicité les heureux partants à la retraite pour leur carrière de travail remplie de courtoisie et de gentillesse.

‘’Nous devons à l’évidence de reconnaitre que dans l’existence tout à une fin, même les aventures les plus belles, comme celles que nous avons vécu ensemble. Mais la fin n’est pas véritablement une fin ! Non ! Elle est le début d’une autre aventure, j’allais dire un nouveau départ, un recommencement’’ a martelé Mamadou Diallo, porte-parole des partants à la retraite.

1ère  Cl Anchata COULIBALY

Armée : bientôt un officier malien au centre des hautes études militaires de Paris

 

Le Chef d’Etat-major Général des Armées, le Général de Brigade M’Bemba Moussa Keita a présidé vendredi 22 décembre 2017 dans la salle de conférence de l’Ecole de Maintien de la Paix, la 67ème session ordinaire du Centre de Hautes Etudes Militaires de Paris. L’objectif était d’échanger avec les auditeurs du Centre sur l’organisation générale des Forces Armées Maliennes, la situation opérationnelle au Mali ainsi que la situation politico-militaire et stratégique. Ils étaient 29 auditeurs dont 1 Malien à prendre part à cette rencontre.

Le Général Keita a affirmé que ce prestigieux Centre de Hautes Etudes Militaires prépare les officiers dans l’exercice des plus hautes responsabilités dans les armées, interarmées ainsi que les administrations centrales. ‘’La formation du niveau politico-militaire stratégique dispensée dans ce centre apporte aux aspects interministériels et internationaux des  questions de Défense’’, a-t-il  soutenu.

En plus, il a souligné que la présence d’un officier supérieur malien dans ce centre témoigne l’intérêt que la France accorde à la professionnalisation des forces armées maliennes.

Il a rappelé que les évènements de 2012 ont sérieusement affecté la situation sécuritaire socio-économique du Mali. Selon lui, cette situation s’est vue dégradée depuis les années 90 avec les différentes rébellions dans les régions du Nord. ‘’ Les difficultés de coexistence communautaire et de banditismes résiduels ont fait que la situation sécuritaire du Mali a entravé l’instauration d’un environnement de stabilité qui garantit la libre circulation des personnes et de leurs biens, la continuité de l’action publique et la liberté des groupuscules’’, a prévenu le Général M’Bemba Moussa Keita, avant de poursuivre que les actes de banditisme perpétrés sur les routes et sur les forains constituent une source d’insécurité majeure qui empêche la normalisation socio-économique du pays.

Aviateur de 1ère Cl Oumar BAGAYOKO

Prytanée Militaire : des jeunes recrues initiées aux traditions de l’Ecole

La  cérémonie du bizutage des élèves de la 7ème année du Prytanée Militaire de Kati (PMK) s’est déroulée le vendredi 22 décembre 2017 en son sein. L’évènement était placé sous la présidence du lieutenant-colonel Sadio Camara.

Le bizutage est une activité traditionnelle au prytanée militaire conduit par les  élèves de la 8ème année sur leur cadet de la 7ème année. Il permet de mesurer la capacité physique des jeunes recrues; de jauger leur niveau de résignation, de forger leur caractère afin d’avoir un comportement digne pour la cohabitation avec les anciens ; de pérenniser les  traditions de l’école et  enfin d’avoir un esprit d’organisation et de propriété. Dans sa dimension symbolique, la cérémonie marque une étape de transition et de rupture chez le jeune bleu qui entre dans le monde des anciens.

Dans son intervention, le Commandant de l’école, le Lieutenant-Colonel Sadio Camara, n’est pas allé avec le dos de la cuillère. ‘’Pour rester dans l’excellence votre comportement en toute circonstance doit refléter un sens aigu de votre discipline, discipline sans laquelle rien de durable et de fiable ne se construit. Vous ne resterez parmi les meilleurs qu’avec une volonté sans faille de toujours chercher à mieux faire, en vous remettant perpétuellement en question’’, a-t-il fait savoir aux jeunes recrues.

En outre il les a expliqué que seul l’esprit de camaraderie dans l’humilité pourra les aider davantage à braver les six prochaines années les plus marquantes et les plus exaltantes de leur destin.

Cependant, il a rappelé aux jeunes recrues qu’autant le commandement se donnera corps et âme pour leur bien et réussite, autant il ne tolérera point de manquement au règlement de l’école.

2ème Cl Idrissa KEÏTA

Le Colonel d’Aviation à la retraite Mamadou Sissoko dit ‘’Samarek’’ s’en est allé

La mort dans sa brutalité et toute sa tristesse vient de frapper une fois de plus à la porte des militaires retraités en arrachant à notre affection le colonel à la retraite Mamadou Sissoko dit ‘’Samarek’’ à la suite d’une courte maladie. Il a été conduit en sa derrière demeure le 20 décembre 2017 au cimetière de Niamakoro.

Ils étaient tous là, amis, parents, collaborateurs  pour lui rendre un dernier hommage. Ses collaborateurs devant un public attristé et plongé dans le recueillement retiennent de lui un militaire de grande valeur et un homme sociable. Des qualités qui diront-ils lui ont valu d’occuper plusieurs hautes responsabilités dans l’armée. ‘’Ses faits d’armes et sa grandeur d’âme étaient sans commune mesure’’ a témoigné l’un de ses compagnons visiblement sous le choc.

Feu Colonel Mamadou Sissoko dit ‘’Samarek’’ fait partie des officiers maliens très discrets et efficaces. Il a rendu de nombreux services avec succès à la nation. Après avoir insufflé une nouvelle dynamique au prytanée militaire de Kati, Samarek fut affecté à la Base Aérienne 101 Sénou. Officier de haut rang, il est titulaire de plusieurs diplômes de l’université de Maxwell aux USA et de l’aviation civile en recherche et sauvetage obtenus à Dakar (Sénégal).

Il a également occupé successivement entre autres les fonctions d’officier de sports, de directeur du foyer de l’air, de commandant d’escadrille de transport, d’officier d’Etat-major, de chef de centre des opérations et d’instruction, de coordinateur de la manœuvre américano-malienne, de commandant en second de la base aérienne 100 et plusieurs fois directeur du centre de formation des recrues.

Pendant  les 4ans dernières années de sa carrière militaire, il a travaillé à la MINUSMA comme gestionnaire de suivi des avions. Il laisse derrière lui une femme, un enfant, des parents et des amis inconsolables.

Dors en paix mon colonel !

2ème Cl Idrissa KEÏTA

« La situation sécuritaire au centre n’est pas aussi inquiétante comme on le pense » estime le Colonel Daoud Aly Mohammedine

En marge du stage de renforcement des capacités organisé par l’EUTM à l’intention des forces armées maliennes et de sécurité dans la 6ème région militaire (Sevaré), nous avons rencontré le commandant de ladite région militaire, le Colonel Daoud Aly Mohammedine sur les préoccupations de la zone de défense n6 reconnue à juste titre comme un secteur à tensions.

Au cours de cette interview exclusive le premier point soulevé par le colonel Daoud est le partenariat fructueux qui existe entre la Mission d’entrainement de l’union européenne (EUTM) et les FAMa. Selon lui, les techniques enseignées par l’EUTM sont d’une importance capitale qu’il convient de ne pas s’en passer, soutenant que les modules enseignés  visent à remonter le niveau de formation de nos militaires. Sur ce plan, il fera allusion à la rédaction des fiches d’Etat major, la méthode d’élaboration d’une décision opérationnelle tactique et surtout au DIH.

Evoquant la situation dans sa région, le colonel Daoud Aly Mohammedine se veut rassurant. ‘’ Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme il faut mettre l’accent sur le renseignement, sur la mobilité, la présence sur le terrain et c’est ce que nous faisons au quotidien. Mais, nous restons vigilants’’, a expliqué notre interlocuteur, tout en précisant que la situation sécuritaire est très loin d’être inquiétante comme on aime à le dire ailleurs.

Sur le terrain de l’installation du PC du G5 sahel dans sa région, le premier responsable de la 6ème Région Militaire se dit très satisfait et comblé par cette présence. C’est pourquoi il soutient que la montée en puissance du G5 serait une bonne chose pour sa région, arguant qu’elle permettra d’améliorer la situation sécuritaire le long des différentes frontières composant le groupe. Il a affirmé que le G5 est un appui de taille dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Parlant des populations, le colonel précise que le but aujourd’hui est de chercher à s’approcher davantage d’elles. Pour cela, il ajoute que des actions  civilo-militaires (l’assistance médicale à la population et l’assistance vétérinaire) sont faites dans ce sens. ‘’ Nous cherchons à gagner leur sympathie et leur confiance’’ a-t-il dit, avant de  conclure que la bonne santé de la collaboration FAMa- population constitue un baromètre.

MDL /C Dramane DEMBELE

Coopération militaire : L’EUTM délocalise ses formations à Sévaré au profit de 19 officiers maliens

19 Officiers des forces armées et sécurité malienne ont bouclé, jeudi 21 décembre 2017, une formation de quatre semaines dans le cadre de l’EUTM. La remise d’attestations a eu lieu sur la place d’armes du camp Hamadoun Bocary Barry dit ‘’ Balobo’’ de Sévaré sous la présidence du Général commandant l’EUTM, Bart LAURENT.

Pendant les quatre semaines de formation, les officiers ont été formés  sur des modules comme : la rédaction d’une fiche d’Etat-major, l’utilisation du GPS, l’élaboration d’un ordre préparatoire, l’exploitation des cartes, la gestion des ressources humaines et l’informatique.  Pour le commandant de la 6ème Région Militaire, le colonel Daoud Aly Mohammedine, cet enseignement contribue à la bonne conduite et à la meilleure coordination des travaux en Etat-major.

Selon lui, la formation qui vient de s’achever est compatible avec les réalités   du moment de notre armée. ‘’ Notre armée, dans le cadre de sa restructuration et de sa montée en puissance a besoin d’une formation de qualité et surtout adaptée au contexte sécuritaire actuel’’, a précisé le colonel Daoud. Il a rappelé que les techniques d’Etat-major enseignées aux stagiaires par les instructeurs de l’EUTM sont très utiles dans la carrière d’un officier. C’est pourquoi, il a exhorté les récipiendaires à rentabiliser et à capitaliser ces acquis et les mettre au quotidien au service de nos Armées.

Pour sa part, le Général commandant l’EUTM, Bart LAURENT, a rappelé que l’avenir de leur mission tend vers un passage de main aux FAMa. En bon conseiller, le Général LAURENT estime que ces stagiaires peuvent désormais sortir le pays de cette situation difficile  qui n’a que  trop duré. ‘’ Je ne peux que vous encourager à continuer dans cette voie avec le même état d’esprit de combattant comme vous me l’avez montré lors de vos exercices tactiques et à aller encore plus loin dans l’appropriation de ce qui vous a été enseigné. Plus que jamais, l’avenir du Mali est dans vos mains’’, a-t-il fait savoir aux stagiaires.

Cependant, il a rassuré les autorités militaires maliennes que l’EUTM s’engage à rester à leurs côtés pour des futures formations et conseils.

MDL/C Dramane DEMBELE

Garde Nationale : Le Colonel Ouahoun Koné à Kayes pour s’enquérir des conditions de vie et travail des gardes

Le Chef d’Etat-major de la Garde Nationale, le Colonel  Ouahoun Koné, à la tête d’une forte délégation, a séjourné du 19 au 22 décembre 2017 dans la 4ème région militaire (Kayes). L’objectif était dans un premier temps de constater de visu les conditions de vie des éléments et dans un second temps de partager  sa vision du commandement avec les gardes de cette localité.

La première étape de ce périple du Chef d’Etat Major de la Garde Nationale, le Colonel Ouahoun Koné a été Ségala situé à environ 80 km de Kayes. Il était non seulement venu apporter et exprimer le soutien des plus hautes autorités aux recrues, mais aussi de leur prodiguer des conseils. C’est pourquoi, il leur a expliqué que le règlement militaire et la discipline sont deux éléments indispensables pouvant rendre à l’armée sa force principale. L’assurance a été donnée par le directeur adjoint du centre, le Lieutenant d’Aviation Dramane Samaké que tout sera mis en œuvre afin d’assurer aux jeunes une formation de qualité.

Après Ségala, ce fut le tour de la ville de Kayes de recevoir le Colonel Koné. Le gouverneur de la région de Kayes a évoqué à son hôte les bonnes relations de travail entre le groupement de la Garde Nationale et les autorités administratives. Les entretiens ont aussi porté sur la création de nouvelles unités combattantes et postes de sécurité dans tous les cercles de la région à savoir Kita, Bafoulabé, Kéniéba et Yelimané. La question des mesures d’accompagnement la réalisation d’infrastructures aux profits de ces futures unités a également été abordée.

Le Commandant de  la légion de la gendarmerie ; le Lieutenant-Colonel Najim Ag Hattaye et les Directeurs régionaux de la Protection Civile et de la Police,  le Commandant Abdoul Karim Coulibaly et  le commissaire divisionnaire Seydou Diallo se sont tour à tour  accentués sur le rôle majeur de la Garde Nationale dans l’accomplissement des missions quotidiennes dévolues aux services de sécurité.

Le Colonel Ouahoun Koné a également eu des échanges fructueux avec le Commandant du Groupement Territorial de Kayes. Ces échanges ont porté entre autres sur la situation sécuritaire de Kayes, les logements, les cartes AMO, l’électricité, l’eau, les équipements, la clôture du camp et la réalisation de nouveaux de bureaux.

A Kalinioro et à Melga, le Colonel a pu constater les bonnes conditions de travail des hommes et l’état des infrastructures. Il dit avoir pris bonne note de quelques doléances égrenées.

S/C Nassoun Fané