Archives for décembre 2018

Union Africaine : financement des opérations de la paix.

La  conférence de haut niveau de l’Union Africaine sur le Fonds de la paix s’est ouverte le 12 décembre 2018 à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. La cérémonie d’ouverture était présidée par le premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga.

Pendant 3 jours, les participants venus de 15 pays d’Afrique ainsi que les représentants des partenaires financiers échangeront sur le renforcement de l’efficacité des Opérations de Soutien à la Paix mandatées et autorisées par l’Union Africaine à travers le fonds de la paix.

Le premier ministre a déclaré que la conférence de Bamako sur le Fonds pour la paix est d’un intérêt important pour la sous-région.  A en croire le premier ministre Maïga, le manque de financement est un obstacle pour la mise en place des opérations de paix. Il a demandé aux participants de formuler des recommandations pertinentes pour le financement des opérations de maintien de la paix en Afrique.

M. Donald Kaberuka, représentant de haut niveau pour le financement de l’UA  et le Fonds pour la paix et ancien président de Banque Africaine de Développement, a déclaré que trois objectifs sont assignés au Fonds pour la Paix : la prévention des conflits, le déploiement immédiat après l’éclatement du conflit  et la gestion post conflictuelle de  la paix  avec l’ONU. Selon lui, le Fonds pour la paix est estimé à environ  80 millions de dollars US, un record depuis sa mise en place en 1993. Les objectifs pour les pays africains est d’atteindre un niveau de ressources de 100 millions de dollars US en janvier 2019 et plus de 400 millions de dollars US en 2021. Pour lui, l’Afrique ne peut pas rester dépendant des bailleurs de fonds. Le sous-secrétaire général pour les opérations au département des Operations de maintien de la Paix de l’ONU, Mme Bintou Keita a affirmé que l’UA est le principal partenaire de l’ONU dans la gestion des conflits sur le continent. Le général de brigade  Cheick Fantamady Dembélé, directeur de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye de Bamako, a remercié les autorités pour le choix de l’EMPABBB   comme lieu de rencontre de la conférence.

2ème  Cl Salia dit K. Sidibé

Les groupes signataires de l’accord pour la paix au rendez-vous !

La deuxième session de la réunion de haut niveau sur l’opérationnalisation des actions prioritaires sur la Défense et la sécurité de l’Accord pour la paix et la réconciliation, présidée par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, s’est ouverte le mercredi 12 décembre 2018, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako.

Pendant 3 jours les parties signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali regroupées avec l’ensemble des acteurs de la vie politique et de la société civile vont échanger sur le bilan partiel des réalisations du programme DDR/Intégration (défis et perspectives). Ils vont du coup  élaborer des modalités et le calendrier de réintégration des déserteurs évoluant dans les rangs des mouvements signataires, définir le concept, la doctrine d’emploi, le mode de fonctionnement des Unités spéciales. Ainsi mettront-ils un point sur le processus de la Réforme du Secteur de la Sécurité sera fait.

Le Chef d’Etat-Major Général des Armées CEMGA, général de division M’bemba Moussa Keita, dans son mot de bienvenu s’est dit honoré pour la tenue de cette seconde réunion du genre. Il a salué la détermination du Président Ibrahim Boubacar Keita à faire de la mise en œuvre de l’Accord une priorité et a donné une impulsion nouvelle à l’application des dispositions essentielles de l’accord visé par la feuille de route du 22 mars 2018.

Sur le volet DDR, un total de 32 908 Ex-combattants, dont 13 019 candidats à l’intégration et 4 998 postulants à la réinsertion ont été enregistrés, affirme le Chef d’Etat-Major Général des Armées. Des travaux de sept des huit zones de cantonnement ont aussi été finalisés, poursuit-il.

Pour le général Keita, ces résultats sont remarquables mais il reste des défis de taille à surmonter, pour la restauration d’une paix durable au sein de la population meurtrie. Il invite les participants à une réflexion sincère, lucide et désintéressée pour la mise en œuvre de l’accord.

Quant à la Représentante Adjointe du Représentant Spécial des Nations Unies, Joanne Adamson, le bon déroulement du récent processus de DDR et d’intégration des unités mixtes du MOC et la signature du Pacte pour la Paix rassure et chemine vers une stabilité et une paix pérenne. Elle exhorte les participants, à garder à l’esprit les critères admis par toutes les parties signataire dans le « Mode Opération Cantonnement» et ainsi que les critères d’Intégration, agrées par tous en novembre 2017, afin que les travaux avancent.

Avant de déclarer la séance ouverte, le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a remercié les participants pour leur présence massive à cette réunion de haut niveau. Il a rappelé que lors de la précédente réunion, des recommandations fortes et pertinentes avaient été faites et qu’il s’agit d’opérationnaliser lors de ce deuxième forum. Il a aussi ajouté que malgré les enjeux politique et institutionnel, sécuritaire, économique et de développement, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation reste le souci majeur des autorités du Mali. S’adressant aux participants, il reconnait leurs compétences et les invite à redoubler d’effort, parce que c’est une question vitale pour le pays qui a souffert.

2ème Cl Jacques Diarra

Pour la prolifération des armes légères, les décisions taillées sur mesure ont été prises pour contrer le fléau

C’est à l’issue des 3 jours de travaux à l’hôtel Onomo de la deuxième rencontre des représentants des Commissions Nationales en charge de la Lutte contre la Prolifération des Armes Légères de petit calibre et des forces de Défense et de sécurité des pays du Liptako-Gourma. Une rencontre mis en évidence pour appeler les pays membres à une lutte conjointe contre le fléau de la prolifération des armes légères.

A l’issu de cette rencontre de Bamako, les participants ont adopté plusieurs recommandations afin de contrer la prolifération des armes légères et de petit calibre, qui constitue aujourd’hui un véritable danger pour les pays du Liptako-Gourma, notamment le Mali, le Burkina et le Niger. Il s’agit de la nécessité de renforcer le partage des renseignements entre les trois pays, la nécessité de faire des rencontres transfrontalières, mais aussi de sensibiliser les populations locales sur les dangers de détentions des armes légères et de petit calibre.

Ainsi, la rencontre de Bamako a été  une étape importante pour l’atteinte des objectifs, ayant permis de discuter de la dynamique sécuritaire dans le Liptako-Gourma et  les actions conjointes qui doivent être menées le long des trois frontières. Les participants ont également estimé que le secrétariat permanent du Liptako-Gourma puisse avoir une action décisive dans la lutte contre les armes légères.

De quoi réjouir le secrétaire exécutif de la Commission Nationale de Lutte Contre la Prolifération des Armes Légères, le colonel-major Néma Sagara, qui a expliqué que tout le monde est conscient aujourd’hui du danger que représentent les armes légères. Selon elle, l’apport des autres forces de la sécurité est plus que nécessaire pour l’atteinte des objectifs.

MDL/C Dramane Dembélé

Gendarmerie Nationale : Une autre corde à son arc

Le 1er Escadron du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention au Sahel désormais opérationnel

La fin de formation du 1er Escadron du Groupe d’Action Rapide de Surveillance et d’Intervention au Sahel a eu lieu le mardi 11 décembre 2018 dans la caserne ‘’Chef d’Escadron Balla Koné’’.

L’unité GARSI Mali fait partie d’un projet régional pour améliorer la sécurité dans les pays du G5-Sahel, plus le Sénégal. Six pays qui parlent une même langue, qui ont reçu la même formation et doctrine d’emploi, bien dotés de matériels importants montre l’intérêt et l’enthousiasme du personnel qui la compose. Ce projet a été financé par l’Union Européenne.

Pour le directeur du projet GARSI, le Général de division Francisco Espinosa Ndvas la tâche n’a pas été facile, car la réalité sur le terrain est bien différente de celle qui a été planifiée. L’unité n’est plus un projet mais une réalité tangible et donc nous espérons les premiers résultats bientôt, comme dans les autres pays bénéficiaires, poursuit le général Francisco.

Enfin, il a remercié tous ceux qui ont rendu possible la réalisation du projet, notamment les FAMa, l’UE, l’Ambassade des Etats-Unis ainsi que l’équipe de coordinateurs et les experts  qui ont travaillé pour que ce projet soit une réalité.

La cérémonie a pris fin par une démonstration de GARSI-Sahel et la remise de matériels à l’unité.

SCH Aly I. Maïga

Journée mondiale de lutte contre le Sida chez les FAMa

L’Inspecteur Général des Armées et Services, le général de division Ibrahim Dahirou Dembélé a procédé, le mardi 11 décembre 2018, au lancement de la campagne de sensibilisation et de dépistage des Forces Armées Maliennes. Le thème retenu cette année est : « conflits et VIH ». Organisée grâce à l’appui du Système des Nations Unies et la MINUSMA, cette activité vise  à éradiquer et à prévenir le Sida dans les zones de conflits.

Cette initiative du Système des Nations Unies et de la MINUSMA en synergie avec les plus hautes autorités maliennes tend à préserver la santé de nos forces armées et de sécurité tout en garantissant aux populations une santé qui leur permettra de participer activement au développement socio-économique du pays.

Occasion pour le représentant du secrétaire exécutif du haut conseil national de lutte contre le sida, le Pr Moussa Maiga, de saluer l’abnégation et l’engagement sans relâche de l’ensemble des forces armées contre la pandémie du Sida. Par ailleurs, le représentant de la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies, M. Kacou Assoukpé a reconnu que le bilan nous laisse entrevoir une lueur d’espoir grâce à la conjugaison des efforts de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre le Sida. Assoukpé admet également que le chemin est long pour atteindre la vision zéro nouvelle infection, zéro stigmatisation et zéro cas de décès lié au Sida. L’accès limité aux services sociaux de base pour les populations en milieux de conflit et post conflit reste un défi a-t-il déclaré. C’est pourquoi, l’Inspecteur Général des Armées et Services, le Général de division Ibrahim Dahirou Dembélé a souligné l’engagement des plus hautes autorités du pays, qui se sont  engagées depuis quelques années dans une dynamique d’accès universel en posant des actes sur l’ensemble du territoire. Et cela, pour l’accélération de la prévention et de la décentralisation du traitement.

Des sketchs sur le Sida et autres animations culturelles ont mis fin à la cérémonie de lancement de cette deuxième semaine de la 30ème édition de la journée mondiale de lutte contre le Sida.

MDL/C Dramane Dembélé

Gao : Le Colonel Yacouba Sanogo galvanise sa troupe à Boni

Le Commandant de Zone du secteur n°1 de Gao, le Colonel Yacouba Sanogo, poursuit sa visite de terrain dans ses zones d’intervention. Accompagné du commandant de la Force Barkhane, Le Colonel YANN de KERMENGUY, il s’est rendu à Boni, le samedi 8 décembre 2018, pour échanger avec les hommes sur l’aspect de la sécurité, leurs conditions de vie et de travail ainsi que leurs préoccupations majeures. Le visiteur du jour se dit également très satisfait de la mission accomplie par cette troupe dans la localité.

A travers cette visite, le Commandant du secteur numéro 1 de Gao entend livrer le message d’encouragement de la hiérarchie militaire aux hommes. Les échanges ont également porté sur la vigilance, la volonté, la détermination et surtout la multiplication des inventions contre les terroristes.

« Vous Rendre visite est un devoir qui est à notre charge, un devoir moral également et sachez qu’ensemble nos objectifs seront atteints » a affirmé le Colonel Sanogo. Il a encouragé les hommes engagés pour ce combat rude et pénible du moment. Ainsi les a-t-il rassuré que les hautes autorités sont toujours à l’écoute et feront tout pour mettre les combattants dans des conditions adéquates et adaptées.

Il faut enfin souligner que la présence de cette délégation a sans nul doute remonté le moral des défenseurs de l’intégrité territoriale dans la localité de Boni.

CNLPAL : Liptako-Gourma, stratégies élaborées pour contrer le fléau

 

Notre capitale,  abrite du 11 au 13 décembre 2018, la deuxième rencontre des représentants des Commissions Nationales en charge de la Lutte contre la Prolifération des Armes Légères et de petits calibres des pays du Liptako-Gourma. Organisé à travers le MAG (Mine Advisory Group) et la  CNLPAL avec le soutien financier du Canada, la rencontre de Bamako vise à mettre en lumière l’importance de l’approche genre dans la lutte contre la prolifération des armes légères et le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et le désarmement. L’évènement était placé sous la présidence du secrétaire exécutif de la CNLPAL, le colonel-major Néma Sagara.

Durant trois jours, les représentants des Etats du Liptako-Gourma, notamment le Mali, le Burkina et le Niger, vont plancher sur des questions d’importance capitale afin de trouver des réponses idoines à la lutte contre la prolifération des armes, la circulation et le trafic illicite des armes légères et de petits calibres.

C’est pourquoi, dans son intervention, le directeur du MAG, Benoit Poirier a clairement expliqué que la coopération entre son service et les Etats du Liptako-Gourma en matière de sécurité physique et de gestion des stocks est dynamique et en pleine évolution. Pour sa part, la représentante de l’ambassadeur du Canada au Mali, Stéfanie Bergeron, a exprimé la détermination de son pays à consolider la paix et la stabilité afin d’aider les populations touchées par des conflits et des crises. Mme Stéfanie a aussi rappelé que la participation des femmes à la lutte contre le fléau est un facteur déterminant. Le secrétaire exécutif de la Commission Nationale de Lutte Contre la Prolifération des Armes Légères, le colonel-major Néma Sagara a reconnu que les trois pays du Liptako-Gourma sont régulièrement frappés par les terroristes de façon coordonnée créant une situation de psychose et mettant un frein à toute action de développement. Cependant, il appelle les parties à l’union sacrée à travers une action concertée avec l’ensemble des acteurs étatiques impliqués dans cette bataille.

MDL/C Dramane Dembélé

DSNJ : le Sacre du Colonel-major Kéba Sangaré

Le Directeur du Service National des Jeunes, le colonel-major Kéba Sangaré a reçu le 13 septembre 2018 le Prix au format de sabre d’officier de l’Armée Impériale  et Royale  de la Monarchie  Austro-Hongroise pour la Protection  des Biens Culturels Militaires.

Suite à la commémoration du 40ème anniversaire des Premiers et Deuxièmes  Protocoles  (1977) de la Convention de Genève de 1949 et à l’occasion de l’Assemblée Générale du Bouclier International Bleu à Vienne, le colonel-major Kéba Sangaré a  reçu ce prix des mains du Président du Bouclier Bleu, Karl vonHbsburg-Lothringen à Vienne en la présence du Directeur Général de l’UNESCO, Irina Bokova.

Ce prix est offert pour récompenser un service exceptionnel relatif à la Protection des Biens Culturels dans le cadre du Droit International  Humanitaire, en particulier la Convention pour la Protection des Biens Culturels en cas de Conflits  Armés  et ses Protocoles pour la Protection la plus efficace du patrimoine culturel architectonique de Tombouctou, qui constitue essentiellement l’ensemble historique du Site Patrimoine Mondial de Tombouctou,  de dommages graves ou de destruction dans le contexte de l’action  militaire récente qui a eu lieu au début de 2013.

Il a été également décoré, le lundi 3 décembre 2018, de la Médaille d’Argent de Déploiement des forces  allemandes. Cette distinction est le fruit de l’appui que le colonel-major Kéba Sangaré a donné pendant son temps de commandement au Centre d’instruction Boubacar Sada SY. C’est également le prix de reconnaissance  de la  République Fédérale d’Allemagne aux soldats maliens en particulier au Colonel major Kéba Sangaré.

Le Directeur du Service National des Jeunes a déclaré que cette distinction est le résultat de l’effort soutenu de toute une armée au nord et au centre du Mali. Le colonel-major Kéba Sangaré dédie ce prix majestueux à tout le peuple malien ainsi qu’aux soldats tombés pour une cause noble. Au moment où notre armée fait face à des critiques non justifiée, elle montre de jour en jour sa montée en puissance,  a noté le Colonel major Sangaré. Selon lui, chaque pays a traversé un moment difficile dans son histoire, mais le cas du Mali n’est pas une fatalité. Nous devons capitaliser cette situation d’insécurité à une potentialité au tour de nous, a indiqué le directeur du Service National des Jeunes. Pour le colonel-major Kéba, il faut créer un climat de confiance entre la population et son armée. Le Mali est, et demeure une nation de grande culture, a- t- il affirmé.

Cet officier supérieur a  un riche parcours militaire, il faut le rappeler.  Le colonel-major Kéba Sangaré est de la deuxième promotion du Prytanée Militaire de Kati (1982). Après le Baccalauréat, il a passé au concours d’entrée à  l’EMIA.  Dès sa sortie, il a été désigné instructeur dans la même école. Le Colonel major Kéba Sangaré a été respectivement commandant de compagnie de Troupe Aéroportée de la 334ème CGP, directeur du Centre National d’entraînement commando,  Commandant de l’Eso, de la Région Militaire de Tombouctou, Sous-chef d’État major des opérations de l’armée de Terre, directeur du Centre d’instruction Boubacar Dada Sy. Il est présentement directeur du Service National des Jeunes. En dehors de multiples formations internes et externes, Il a fait, entre autres, l’Ecole d’Etat-major de Libreville en 2004, l’Ecole de Guerre en Chine en 2011.

SECURITE : don de matériels à la Police nationale

 5 ordinateurs, 5 imprimantes, 5 disques durs, 5 dispositifs internet mobiles, 5 armoires en bois, 5 tables bureautiques en bois et 25 chaises de visiteurs d’une valeur de 10 millions de F CFA ont été remis par l’ONUFEM à la direction de la police. Et cela dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des ‘’points focaux genre’’ des unités de la police. La cérémonie de remise a eu lieu, le vendredi 7 décembre 2018, dans la salle de conférence de la Direction générale de la police, en présence du Directeur Général de la Police nationale, l’Inspecteur général  Moussa Ag Infahy.

Selon la représentante de l’ONUFEM, Mme Béatrice Eyoug, cette remise de matériels entre dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action triennal de la police nationale pour mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles. Il s’agit particulièrement de l’appui aux renforcements des capacités de la police nationale pour collecter, analyser et partager les informations sur les cas de violences  basée sur le genre enregistrés au niveau des différentes structures de la police.

Mme Béatrice  a affirmé que la collecte des informations sur les Violences  Basées  sur le Genre (VBG) au niveau des structures de la police nationale est un moyen de renforcer un dispositif de suivi des cas au niveau de la justice mais aussi de soutenir les argumentaires pour le plaidoyer en faveur de l’adoption d’une loi contre la VBG.

Le  Directeur général de la police nationale, l’Inspecteur général Moussa Ag Infahy a remercié l’ONUFEM pour cet appui nécessaire à l’atteinte des résultats dans le domaine de la VBG.

La Mutuelle Armée de Terre évalue ses acquis

La session de l’Assemblée Générale ordinaire de fin d’année de la Mutuelle de l’Armée de terre a été ouverte le vendredi 7 décembre 2018, au cercle mess des officiers à Badalabougou. Elle est présidée par son président du Conseil d’Administration, le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le général de Brigade Abdrahamane Baby.

Plusieurs points sont à l’ordre du jour, il s’agit de la présentation de l’activité de 2018, du rapport sur la situation financière, de la commission de contrôle, des propositions de revalorisation des prestations et de l’adoption du projet du programme d’activité 2019.

La mutuelle de l’AT a fait une mobilisation de 300.000.000 FCFA au cours de l’année écoulée, pour la délivrance des prestations (retraités, ayants droits et les cas de réforme), des kits scolaires offerts aux enfants des militaires tombés sur les théâtres d’opérations, des formations de renforcement de capacité de la gestion du personnel responsabilisé.

Le président de la commission a tenu à signaler les grandes actions des militaires au cours des années de crises qui ont évité au Mali de vivre des lendemains incertains. Il a demandé à tout un chacun d’être persévérant pour la sauvegarde de la patrie. Les résolutions et recommandations des Assemblées Générales ordinaires de 2018 à Kayes et à Ségou ont permis d’autoriser le retrait de la Direction du Génie Militaire de la Mutuelle de l’Armée de Terre et des dispositions ont été aussi prises pour honorer les derniers engagements prévus en 2019 a-t-il ajouté. Le général de brigade Abdrahamane Baby, après avoir souhaité bon vent aux frères d’armes qui doivent faire valoir leurs droits à la retraite au 31 décembre 2019, a salué l’engagement de tous les cadres de la Mutuelle.

2ème Cl Jacques Diarra

DMHTA : des chefs de dépôt d’armes outillés

27 stagiaires de l’Armée de Terre, de la Garde, de la Police et de la Gendarmerie nationale reçoivent leurs attestations le  jeudi 6 décembre 2018. C’est suite à une formation de 4 jours sur la ‘’Gestion de la Sécurité Physique et du Stockage des Armes, des Munitions et des Explosifs’’. Ce renforcement de capacité des chefs de dépôt ou des responsables de munitions a été soutenu par la République Fédérale d’Allemagne. Un pays qui a promis de jouer un rôle important dans la formation du personnel de la DMHTA jusqu’en 2019, selon le directeur des stages EMPABB, le commandant Toni Wietck.

Enfin, les stagiaires ont rassuré que les expériences acquises au cours de cette session seront au service exclusif de la DMHTA en particulier et de l’Armée nationale en générale.

Coopération militaire sino-malienne : une vieille amitié

Le chef suprême des Armées, le président Ibrahim Boubacar Keïta a décerné aux militaires chinois en fin de carrière des mérites nationaux à titre étranger. La Direction des Transmissions et des Télécommunications des Armées (DTTA) a ainsi remis, le vendredi 7 décembre 2018, des décorations sur ladite place d’armes. C’était dans le cadre de la coopération militaire sino-malienne.

Engagée en République du Mali depuis septembre 2017 dans le cadre de la coopération militaire, l’équipe composée de 07 coopérants militaires et dirigée par le colonel supérieur Yang Xing Guo s’est investie au maintien des équipements de transmissions fournis par la République populaire de Chine et au perfectionnement du personnel de la DTTA. C’est dire combien la coopération entre les deux armées constitue un volet important de la coopération traditionnelle sino-malienne. De commandeur de l’ordre national, de la médaille du mérite militaire, de la médaille du mérite national avec effigie  lion débout,  les coopérants chinois ont été remerciés de leur lourde tâche par ces distinctions selon leur grade. Cette équipe dynamique et responsable avec une facilité naturelle à la collaboration et à la coopération a formé des dizaines de stagiaires en fibre optique, commutation, radio, froid et sources d’énergie. Elle a également formée les techniciens de la DTTA à l’installation du nouveau matériel radio numérique ‘’Hytera’’ fourni par la Chine. Ce nouveau matériel permettra une couverture en communication GSM hautement sécurisée à Bamako, Sénou, Kati et leurs environs.

L’équipe chinoise qui s’apprête donc à rentrer s’est illustrée par son engagement et son professionnalisme a déclaré le Directeur des Télécommunications et des Transmissions des Armées, le colonel-major Moussa Moriba Traoré.

Le chef d’état-major général des armées, le général M’Bemba Moussa Keïta, a souligné la reconnaissance des techniciens militaires chinois. Il apprécie ce partenariat stratégique car la chine a-t-il signalé est restée un partenaire constant qui n’a jamais vacillé pour le Mali.

Pour finir, le colonel-major Moussa Moriba Traoré se dit entièrement satisfait pour le courage, la disponibilité, la courtoisie et surtout l’expertise dans le domaine des transmissions avec l’équipe chinoise.

La Police Nationale : Bouclier des femmes et filles violentées

La Direction Générale de la Police nationale a organisé une journée d’échanges sur les Violences Basées sur le Genre (VBG) avec les ‘’Points Focaux  Genre’’ des unités de la police nationale de Bamako. Tenue le 6 décembre 2018 au ministère de la sécurité et la protection civile, cette journée était présidée par le général de division Salif Traoré, ministre de la sécurité et la protection civile. Cette journée s’inscrit dans le cadre de la célébration  de la campagne de «16 jours d’activisme» de lutte contre les violences basées  sur le genre. Cette campagne a commencé avec la commémoration le 25 novembre 2018 de la Journée Internationale pour l’Elimination de la Violence à l’égard des femmes et filles.

Célestine Dombwa, Point Focal Genre à la direction générale de la Police nationale, a déclaré que la pesanteur sociale est un obstacle pour les victimes de VBG. Car, les familles préconisent le règlement à l’amiable. Pour la commissaire Dombwa, il  faut  une sanction judiciaire contre  les auteurs de Violences Basées sur le Genre. Elle a déclaré que plus de 2000 cas de plaintes de violences basées sur le genre ont été enregistrés au Mali en 2017.

Les VBG sont : «tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques , sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes , la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée» selon la Déclaration des Nations Unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes de 1993.

Pendant la journée, les participants, au sein de groupes de travail,  vont échanger sur les violences liées aux conflits, la collaboration avec  la police et la recherche de solutions. De plus, les échanges s’étendront sur l’état des lieux de la lutte contre les violences basées sur le genre, un aperçu des statistiques, les avancées de la direction générale de police nationale en la matière afin de contribuer à l’élaboration de l’avant-projet de loi de lutte contre les VBG.

Les participants partageront leurs expériences sur la gestion des cas de violences basées sur le genre. Une restitution des travaux de groupes sera remise au Ministère de la Sécurité et de la  Protection civile.Le ministre a déclaré que les efforts des pouvoirs publics et des partenaires pour l’élimination de toutes les VBG sont immenses. Selon lui, cette volonté se traduit chaque année par la célébration des journées dédiées aux femmes comme le 8 mars, le 6 février, le 31 juillet… Le ministre a remercié la MINUSMA, l’EUCAP-Sahel, l’Institut Malien de Recherche Action pour la Paix pour leurs différents appuis dans la lutte contre les VBG dans notre pays.