Archives for février 2019

Le MDAC à Markala

Après Faladiè, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Pr. Tièmoko Sangaré, a rendu visite le mardi 26 février 2018 aux sous-officiers anciennement membres des FAMa au centre de Markala. Ces déserteurs de retour suivent une formation de recyclage de 2 mois dans ce centre.

La réintégration de ces ex-combattants dans l’armée, témoigne la volonté des plus hautes autorités du pays pour la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. C’est dans ce cadre que le ministre Tièmoko Sangaré leur a apporté le message fort du chef suprême des armées.

Le CEMP du Président honoré par la France

Le Général Grégoire De Saint Quentin, sous-chef opérations des Armées françaises a, au nom du Président de la République française, remis la médaille d’Officier de l’Ordre National du Mérite français au Général Oumar Dao.

La cérémonie de décoration s’est déroulée à la résidence de l’Attaché de Défense de la France au Mali, le Colonel Olivier Decharnacé. Etaient présents, les Généraux, Saguafourou Gueye, Dahirou Dembélé, des directeurs de Services ainsi que la famille du récipiendaire.

Le Général français Grégoire De Saint Quentin se dit heureux de remettre l’insigne de l’Officier de l’Ordre National au Général Oumar Dao chef d’état-major particulier du Président de la République pour son dévouement. Cette distinction est un message fort que la France envoie à son pays ami. Il dit avoir connu le Général Dao à un moment particulièrement fort au Mali. Selon le Général Grégoire, C’est dans l’intensité des évènements, dans l’incertitude des moments de crise que se créé les liens de fraternité les plus durables.

Le Général Dao a suivi beaucoup de formations miliaires notamment en Algérie, en Chine et en France. La carrière du récipiendaire est marquée par une progression constante. Il a participé à beaucoup d’opération au Mali et à l’extérieur notamment en Somalie. Pendant la crise de 2012 au Mali, la droiture, l’abnégation et la détermination du Général Dao ont été pleinement appréciées par les officiers français de l’Opération SERVAL et Barkhane.

Les deux pays ont conjugué les efforts pour la reconquête du Nord du Mali et de 2014 à nos jours, le Général Dao n’a ménagé aucun effort pour renforcer la coopération militaire entre la France et le Mali. Il est aussi un interlocuteur permanent de la partie française. Il a joué un grand rôle dans le déploiement de la force barkhane au nord du pays et l’organisation du Sommet Afrique-France à Bamako.

Le récipiendaire, le Général Oumar Dao a déclaré que cette distinction est une fierté pour l’armée malienne. Il a souligné que cet insigne à titre étranger est le fruit de la cohésion des deux armées. Selon lui, c’est le Mali qui est honoré par la République française. Il a remercié les autorités françaises pour la confiance placée à son honneur. Le Général a rassuré qu’il fera tout son possible pour mériter cette confiance. Selon le chef d’état-major particulier à la présidence malienne, les forces étrangères et maliennes se sont donné la main pour l’organisation de l’élection présidentielle sur toute l’étendue du territoire. La France et le Mali sont et demeurent des frères sur le plan coopération.

MENAKA : Barkhane chez le gouverneur.

Le gouverneur de la région de Ménaka, Daouda Maïga, a reçu le 25 février 2019 au gouvernorat, le commandant de la force barkhane, le général de division Frédéric Blachon. Le général français était venu à Ménaka pour constater le niveau de  sécurité dans la ville et dans la région. Il s’est entretenu à huis clos avec le gouverneur. Ensuite les deux personnalités ont tenu un point de presse.

Le gouverneur a invité les medias à venir s’imprégner des réalités du terrain. Selon M. Daouda Maïga, la situation sécuritaire est plus calme qu’en 2016.  Les gens vaguent à leurs activités quotidiennes. Le vol, les braquages ont baissé. Il a demandé une mise en œuvre rapide du processus de DDR pour qu’il n’y ait qu’une force régalienne avec les armes dans la région aux côtés de Barkhane et de la MINUSMA.  Le retour de l’administration avec l’installation des autorités est en cours dans la région ainsi que le redéploiement des FAMa notamment à Anderaboucane poursuit le Gouverneur.

Des projets et programmes, avec l’appui des partenaires, d’un coût d’environ 15 milliards de F CFA seront lancés dans la région à en croire le Gouverneur. Ces programmes et projets doivent relancer l’économie de la région de Ménaka.

Le commandant de la force Barkhane a déclaré que la confiance a changé de camp. Cette confiance entre les différentes forces a pris de l’ascendant sur nos adversaires. Les terroristes savent qu’ils perdent leur combat. La montée en puissance des FAMa est effective. Barkhane collabore seulement avec les FAMa. Elle entretient une impartialité totale avec les groupes armés signataires de l’Accord d’Alger. Mais ceux qui s’engagent pour la paix et la lutte contre le terrorisme auront plus de légitimité car ils vont payer le prix du sang dans cette lutte a conclu le commandant de la force.

Après le point de presse, le général Blachon a visité le château d’eau du Quartier Abattoir. Inauguré en juillet 2018, ce château d’eau a été financé à 35 millions de FCFA par Barkhane. Il permet aujourd’hui à 110 familles d’avoir accès à l’eau potable gratuitement et ainsi soulager les femmes des corvées d’eau.

Pour la distribution, le château est connecté à 5 bornes fontaines et est alimenté par des panneaux solaires. Un comité de gestion (7 personnes) veille au bon fonctionnement du château d’eau.

2ème Cl Salia dit K. Sidibé

EMPABB / Royaume Uni : La bonne collaboration

Pour une consolidation de la paix et la quiétude dans notre pays le Royaume Uni renforce sa coopération à travers l’EMP. Ainsi ont-ils signé ce 26 février une convention pour appuyer de façon générale la paix et la culture dans notre pays qui a tant souffert ces dernières années. Le directeur de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye, le général de brigade Cheick Fantamady Dembélé et l’ambassadrice du Royaume Uni au Mali, Cat Evans, ont par la suite paraphé dans ladite structure les documents afférant.

Pour l’ambassadrice du Royaume Uni, le Mali est un partenaire stratégique de son pays dans le cadre du maintien de la paix. Elle s’est dite très heureuse de venir conclure ce mémorandum à l’EMPABB afin que le Mali puisse recouvrer sa quiétude.

Il était question d’un accord de financement pour soutenir l’Ecole de Maintien de la Paix dans sa quête pour la paix et aussi former les éléments dans la même foulée tant au Mali que dans le sahel a affirmé l’Ambassadrice Evans.

MENAKA : FAMa et Barkhane mutualisent leurs efforts …

Un dispositif impressionnant a fouillé la ville de Menaka au sein d’une patrouille mixte pour vérifier le niveau sécuritaire et aussi pour rassurer les populations. Pour ce faire Barkhane et FAMa ont fait une jonction à l’intérieur du Super Camp de Ménaka qui abrite toutes les forces présentes dans la région. Dès le petit matin les troupes commencent à quadriller la ville secteur par secteur. Cette action a pris toute la matinée jusqu’à 12 heures 46 minutes. Cette patrouille s’est ensuite rendue au commissariat pour s’entretenir avec les responsables de la police. Le capitaine de police Alhousseiny Ag Anaib, chef de la police judiciaire a déclaré que depuis 2012 le commissariat existe mais c’est en décembre 2017 qu’il a commencé à fonctionner. Il a déclaré que ces derniers temps, les FAMa approvisionnent le commissariat en eau. Des postes de combat et de commandement ont été mis en place grâce à la force Barkhane a-t-il ajouté. « La police participe souvent à la patrouille mixte dans la ville. On dort tranquillement à Ménaka. Le niveau sécuritaire est calme. La population arrive à avoir un niveau de vie normale selon le commissaire.

La population accepte la présence des forces régaliennes. Elle collabore avec la police en matière de renseignements. Les FAMa sont valeureuses, courageuses et veulent sécuriser la région de Ménaka. Cependant il leur faut des moyens aux dires du commissaire de la ville. Il faut sensibiliser la population. La police de proximité est nécessaire pour avoir une synergie d’actions. La police communautaire est prévue et la police l’accepte, poursuit le capitaine.

Il a enfin présenté des doléances de son commissariat qui sont entre autres le manque d’eau, d’électricité et d’Internet. Barkhane a promis d’appuyer le commissariat. Au problème de sécurité s’ajoute le vol de bétail et les conflits communautaires conclu le capitaine.

Après cet entretien au commissariat, l’officier français, chef de la patrouille, a fait un briefing. Selon cet officier la manière de patrouiller varie et est diversifiée.

La patrouille a pris la direction du nord de la ville. Elle a sillonné le Nord et l’Est de la ville avec des arrêts au niveau des grandes artères, au marché. Selon la majorité des habitants de la ville, la vie est paisible grâce à la présence des forces de défense et de sécurité maliennes, françaises…

Les activités génératrices de revenus ont repris dans la ville ainsi que le trafic sur les voies extérieures et frontalières avec le Niger.

Egalement des patrouilles autonomes FAMa comme Barkhane se font dans la ville de jour comme de nuit.

Des journalistes maliens, venus de Bamako grâce à Barkhane, ont participé à la patrouille.

2ème Cl Salia dit K. Sidibé

Koulikoro : Les FAMa déjouent l’explosion d’une voiture piégée

Le Camp Boubacar Sada Sy de Koulikoro et le poste de contrôle de Maféya ont été simultanément la cible d’une attaque à la voiture piégée le dimanche 24 février 2019 à 3H du matin. Selon les témoignages recueillis sur le lieu, une roquette lancée depuis l’autre rive du fleuve, a explosé devant la grande porte du Camp où logent des instructeurs militaires de l’EUTM.

Au même moment un véhicule, pick-up bourré d’explosifs, a défoncé le barrage situé à l’entrée de Koulikoro sur la route de Banamba pour s’exploser à proximité du Camp Boubacar Sada Sy. Il y a eu plus de peur que de mal. Les quatre kamikazes et le véhicule 4X4  ont été détruits. Le bilan est de 3 morts, dont 2 assaillants, un civil et trois militaires légèrement blessés. La détonation de la voiture  du kamikaze a coupé le sommeil à la population de Koulikoro. L’électricité de la ville a été endommagée, des vitres soufflées. Le marché de la ville a été annulé hier pour des mesures de sécurité. La police scientifique contrôle la situation. Elle a délimité le lieu pour détruire le reste d’explosif.

Les ministres de la Sécurité et de Défense, le Général Salif Traoré et le Pr Tièmoko Sangaré se sont rendus le même jour sur les lieux du drame pour s’imprégner de la situation. Ils étaient accompagnés par le CEMGA, des chefs d’Etat-major et directeurs de services. Les deux ministres ont félicité les Famas et leurs alliés pour leur vigilance et ont rassuré la population que des mesures seront prises pour que ce cas ne se reproduise plus. Une enquête est ouverte pour démasquer  les auteurs de cet acte.

Le   Gouverneur de la Région de Koulikoro, Mamary Traoré invite la population  au calme. Il a souligné que la population doit collaborer avec les Fama pour faciliter leur sécurisation et leurs biens.

Le ministre de la Sécurité, le Général Salif Traoré a déclaré que cet attentat a été déjoué grâce à la vigilance des Famas et de l’EUTM. Le ministre Salif a signalé qu’aucun pays n’est à l’abri du terrorisme. Selon lui, la population doit collaborer avec les forces de sécurité pour rattraper tous suspects au sein de la population. Les dispositifs de sécurités seront renforcés en permanence.

Le ministre de la Défense, le Pr Tièmoko Sangaré a indiqué que son département mettra tout en œuvre pour renforcer la capacité opérationnelle des forces de défense. Selon lui, la population a un rôle important pour la neutralisation de l’ennemi sous toutes ses formes. Il a félicité les soldats maliens et ceux des forces étrangères pour leur professionnalisme. Le Mali est un pays en crise. Chaque malien doit apporter son soutien à l’armée pour la stabilité du pays, a-t-il indiqué.

Le Commandant de l’EUTM, le Général Mirow a affirmé que les soldats maliens et ceux de l’EUTM sont en étroite collaboration pour la sécurisation du Mali. Il se dit heureux quand à l’échec que l’ennemi a subi.

Visite du ministre d’Etat français au GIPN

Le ministre d’Etat français Laurent Nunez est venu s’assurer dit-il de la capacité opérationnelle de l’unité d’élite qui a bénéficié des formations des policiers français. Il a par la suite fait la remise symbolique des matériels militaires au Groupement d’Intervention. Des exercices de simulation d’attaque terroriste, la visite des locaux et la remise symbolique d’équipement ont été les temps forts.

Le Groupement d’Intervention de la Police (GIPN) est créé suivant l’Arrêté n° 2017-0403 / MSPC-SG du 23 février 2017.  Sa devise, « Servir sans faillir, ne jamais quitter ne jamais abandonner ». Il a un effectif considérable composé de commissaires de Police, d’officiers de police, et de sous-officiers.

Le GIPN a bénéficié des formations continues encadrées par les experts du FIPN-RAID au Mali et à l’extérieur. Grace à ces formations cette unité a des opérateurs professionnels en intervention de tirs, des négociateurs, des opérateurs en fouille ainsi que des snippers.

Le Groupement d’Intervention de la Police Nationale a pour mission de participer à l’escorte des détenus dangereux, troublant l’ordre public, de participer à la lutte contre le terrorisme et la grande criminalité, de participer à la recherche, à la filature et à la surveillance d’individus et de présumés terroristes. Cette unité est compétente sur toute l’étendue du territoire national. Le GIPN a également participé à la gestion de l’attaque terroriste du campement le Kangaba.

Le ministre d’Etat français, Laurent Nunez a déclaré que les éléments du GIPN ont suivi la formation avec dévouement. Il s’est dit impressionné du professionnalisme de cette unité. Selon le ministre français, le terrorisme n’a pas de frontière, il faut conjuguer les efforts pour mettre fin à ce fléau. Il a noté que le GIPN malien est bien entrainé et outillé pour relever le défi. Le ministre français a souligné que son pays va mieux équiper le groupement d’Intervention de la Police. Le directeur de la Police Nationale, l’Inspecteur Général Moussa Ag Infahi a remercié le ministre français. Le ministre français était accompagné ce samedi 23 février 2019 par des instructeurs français, des conseillers et des directeurs centraux de la police.

Flintlock 2019 : Les journalistes de media à l’écoute

Dans le cadre des activités de l’exercice multinational flintlock 2019, une conférence de presse a été organisée, le samedi 23 février 2019, à l’intention de la presse internationale et nationale du pays d’accueil qui est le Burkina Faso. La conférence a été animée par des officiers du centre des opérations et de l’Ambassadeur des USA résidant au Faso, Andrew Young. L’objectif était d’expliquer aux hommes de media, le but de flintlock. L’Ambassadeur des USA a souligné que flintlock 2019 vise à détecter et à déceler les menaces afin de répondre aux actes terroristes.L’ambassadeur déclare que son pays soutient le G5 Sahel à travers la contribution bilatérale afin d’augmenter la capacité et l’interopérabilité des forces de la sous-région.

Andrew Young a aussi rappelé que les exercices sont adaptés aux réalités de lutte contre l’extrémisme violent dans la sous-région.  Il a ensuite souhaité que les connaissances acquises au cours de ce flintlock servent efficacement dans la lutte contre ce fléau. Pour terminer, Il a enfin a précisé qu’il s’agit là des opérations intégrées avec plusieurs composantes civiles et militaires.

Cet exercice faut-il le rappeler est planifié avec les forces spéciales militaires des pays partenaires pour renforcer les relations et les capacités des nations transsahariennes. Il permet de traiter efficacement  les préoccupations régionales qui menacent la paix, la stabilité et la sécurité.

Des tirs de précision en situation extrême ont marqué la 12ème journée de l’évènement au camp de Loumbila, à quelques kilomètres de Ouagadougou.

Attaque Kamikaze à Koulikoro : les autorités militaires et sécuritaires sur les lieux

Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants informe l’opinion nationale et internationale que dans la nuit du samedi 23 février 2019 aux environs de 03 heures, une tentative d’attaque Kamikaze complexe aux véhicules piégés a visé le camp militaire Boubacar Sada SY de Koulikoro.

Les assaillants ont d’abord tiré sur le Poste de contrôle de Mafeya à la sortie vers Banamba, pour entrer dans la ville et foncer sur le camp.

Face à l’alerte et la réaction des sentinelles, lesdits assaillants se sont vus obligés de déclencher leurs systèmes juste à l’entrée du camp.

Le bilan est de 2 assaillants tues et 3 blessés légers militaires.

Les ministres de la défense et la sécurité et le chef d’État-major général se sont rendus sur les lieux le dimanche pour apporter leur soutien aux FAMa et à leurs partenaires.

Ils souhaitent prompt rétablissement aux blessés dont 2 ont déjà quitté le centre de santé. Les deux ministres saluent et félicitent la réaction prompte des FAMa et leurs partenaires.

Les deux ministres tout en appelant les populations à toujours plus de vigilance les rassurent que la situation est sous contrôle des Forces de Défense et de Sécurité et leurs partenaires qui ne ménageront aucun effort pour traquer et traduire devant la justice les auteurs et leurs complices.

DTTA : Les Transmetteurs se régalent ensemble

La Direction des Transmissions et des Télécommunications des Armées (DTTA) a vibré, le vendredi 22 février 2019, au rythme d’un repas de corps sur la place d’armes de ladite direction. C’était sous la présidence du Colonel-major Moussa Traoré, directeur de la DTTA.Cet événement s’inscrit dans le cadre du renforcement et de la consolidation de l’esprit de corps à la DTTA, en exhortant les uns et les autres à conjuguer davantage leurs efforts et à se donner la main afin de rehausser les flambeaux des transmetteurs.

Le repas de corps est une occasion pour le subalterne de se frotter au supérieur sans barrière, dans la convivialité. C’est un instant de partage, de cohésion et de culture de l’esprit de camaraderie dans la vie militaire.

Le Colonel-major Traoré a affirmé que c’est une joie pour lui de partager ce repas de corps avec tous les transmetteurs de sa Direction. Il a souligné que ce repas de corps a suscité chez lui un sentiment de communion et de convivialité avant d’inviter les transmetteurs au courage, à la discipline, à la rigueur et au dévouement afin de relever le défi auquel notre pays est confronté.

CSFM : Un cadre de donner et de recevoir

Plusieurs recommandations ont été formulées, le jeudi 21 février 2019, au terme de la rencontre du Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM), notamment la finalisation du nouveau texte de ce Conseil. Des corrections et amendements ont été apportées au texte concerné d’où le recadrage de l’intitulé du décret en supprimant la création, la limitation des mandats des membres à 5 ans, l’augmentation de la durée du service à 5 ans de service pour être membre. A cela s’ajoute le cas des anciens combattants, le changement d’appellation des instances, l’appellation du militaire du rang en conformité avec le nouveau Statut Général des Militaires, les sessions des conseils ne feront plus des délibérations mais produiront une communication, la date des sessions sera désormais annoncée 15 jours à l’avance au lieu de 30 jours. Le CSFM a décidé désormais d’élargir les membres du secrétariat permanent aux états-majors et directions de service, la périodicité des sessions est désormais fixée à 6 mois. Les chefs d’état-major et directeurs de service sont chargés de faire connaitre et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour tout ce qui concerne le CSFM.

Le représentant du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, l’Inspecteur Général des Armées et Services, le général de Division Ibrahima Dahirou Dembélé a salué les efforts consentis des officiers, sous-officiers et militaires du rang. Selon le président de séance, le colonel Issa Ousmane Coulibaly, ce conseil était très attendu puisqu’il consacre un nouveau départ pour le Conseil de la Fonction Militaire car l’ancien texte n’était plus adapté au besoin. Il a lancé aux militaires que le conseil supérieur est un cadre d’échanges, du donner et du recevoir entre militaire de toutes les couches et tout grade confondu, un acte utile qui aidera le commandement dans sa prise de décision.

SANTE-SECURITE : Lutte contre le trafic illicite de médicaments en Afrique de l’Ouest

La rencontre Régionale d’Enquête et d’Analyse de Cas sur le Crime Pharmaceutique en Afrique de l’Ouest s’est ouverte le 21 février 2019 à l’Hôtel ONOMO de Bamako. Initiée par le Secrétariat Général d’INTERPOL, la rencontre a pour but d’analyser la situation de la criminalité pharmaceutique dans la sous-région, de développer un plan régional d’enquête, d’échanger sur les cas transnationaux enregistrés et de planifier les actions futures.

Vingt-quatre représentants des Bureaux Centraux Nationaux-INTERPOL et des services de lutte contre le crime pharmaceutique de la Police, de la Douane et de la Santé du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Sénégal, de la Mauritanie, du Niger et du Mali prennent part à cette rencontre de 2 jours.

Les participants vont partager leurs expériences, évaluer le niveau de contrôle de l’afflux des produits dangereux en Afrique de l’Ouest et adopter des stratégies efficaces pour lutter contre le crime organisé transnational. Ils mettront un accent particulier sur la nécessité d’un contrôle de la qualité et formuleront des recommandations quant la nécessité d’une opération conjointe avec l’accord des pays. La criminalité pharmaceutique constitue un problème de santé publique dans le monde et en particulier en Afrique où les systèmes de santé publique et de sécurité sont fragiles.

Selon le directeur général adjoint de la police nationale, la circulation généralisée des produits pharmaceutiques illicites affecte négativement la santé et le bien-être des populations.

« Malgré les opérations de saisies effectuées par les services de la Police, de  la Gendarmerie et des Douanes, lesdits produits illicites circulent dans nos marchés d’où la nécessité d’une synergie d’action », a déclaré le  Contrôleur Général de Police Moussa B. Mariko.

Le chef du Bureau Central Mali/INTERPOL, le Commissaire Principal El Hadj Baba Wangara, a déclaré que la lutte contre le trafic illicite des médicaments nous amènera à mieux cerner le financement du terrorisme dans une coopération policière mieux outillée. « La rencontre me donne plus d’assurance pour la sécurité de nos territoires respectifs », a-t-il affirmé.

Thierry Tuina, Officier de renseignement criminel au Secrétariat Général d’INTERPOL, a affirmé que le trafic des faux médicaments procure une manne financière faramineuse aux organisations criminelles. Et que le trafic de médicaments illicites génère plus d’argent que le trafic de la drogue.

« On estime généralement que le trafic procure 500 milliards de dollars US aux organisations criminelles et les chiffres pourraient atteindre 200 milliards de dollars US. On estime que 15% des médicaments vendus en Afrique sont constitués de faux. Ce chiffre peut atteindre 50%  pour les produits contre le paludisme », a ajouté M. Tuina.

Il a rappelé que l’opération Heera 1 et 2, lancée en 2017 et 2018, a permis de saisir 450 tonnes de médicaments, estimées à 25 millions de dollars US, potentiellement dangereux pour les patients.

CSFM : La nouvelle vision des autorités

Le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM) a tenu, le mardi 19 février 2019, sa session extraordinaire dans la salle de conférence de la direction générale de la Justice Militaire. Cette session présidée par le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Pr Tièmoko Sangaré a enregistré la présence de toute la hiérarchie militaire, des officiers, sous-officiers et militaires du rang. Pendant 3 jours des échanges porteront sur la LOPM et les différentes préoccupations pour la reconstruction des FAMa.Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Pr Tièmoko Sangaré, se dit combler de cette rencontre.

Pour le professeur Sangaré, le conseil supérieur de la fonction militaire est non seulement un cadre institutionnel de concertation des militaires mais aussi un organe de proposition dont le but est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des militaires.