Archives for jeudi 21 février 2019

CSFM : Un cadre de donner et de recevoir

Plusieurs recommandations ont été formulées, le jeudi 21 février 2019, au terme de la rencontre du Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM), notamment la finalisation du nouveau texte de ce Conseil. Des corrections et amendements ont été apportées au texte concerné d’où le recadrage de l’intitulé du décret en supprimant la création, la limitation des mandats des membres à 5 ans, l’augmentation de la durée du service à 5 ans de service pour être membre. A cela s’ajoute le cas des anciens combattants, le changement d’appellation des instances, l’appellation du militaire du rang en conformité avec le nouveau Statut Général des Militaires, les sessions des conseils ne feront plus des délibérations mais produiront une communication, la date des sessions sera désormais annoncée 15 jours à l’avance au lieu de 30 jours. Le CSFM a décidé désormais d’élargir les membres du secrétariat permanent aux états-majors et directions de service, la périodicité des sessions est désormais fixée à 6 mois. Les chefs d’état-major et directeurs de service sont chargés de faire connaitre et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour tout ce qui concerne le CSFM.

Le représentant du Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, l’Inspecteur Général des Armées et Services, le général de Division Ibrahima Dahirou Dembélé a salué les efforts consentis des officiers, sous-officiers et militaires du rang. Selon le président de séance, le colonel Issa Ousmane Coulibaly, ce conseil était très attendu puisqu’il consacre un nouveau départ pour le Conseil de la Fonction Militaire car l’ancien texte n’était plus adapté au besoin. Il a lancé aux militaires que le conseil supérieur est un cadre d’échanges, du donner et du recevoir entre militaire de toutes les couches et tout grade confondu, un acte utile qui aidera le commandement dans sa prise de décision.

SANTE-SECURITE : Lutte contre le trafic illicite de médicaments en Afrique de l’Ouest

La rencontre Régionale d’Enquête et d’Analyse de Cas sur le Crime Pharmaceutique en Afrique de l’Ouest s’est ouverte le 21 février 2019 à l’Hôtel ONOMO de Bamako. Initiée par le Secrétariat Général d’INTERPOL, la rencontre a pour but d’analyser la situation de la criminalité pharmaceutique dans la sous-région, de développer un plan régional d’enquête, d’échanger sur les cas transnationaux enregistrés et de planifier les actions futures.

Vingt-quatre représentants des Bureaux Centraux Nationaux-INTERPOL et des services de lutte contre le crime pharmaceutique de la Police, de la Douane et de la Santé du Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Sénégal, de la Mauritanie, du Niger et du Mali prennent part à cette rencontre de 2 jours.

Les participants vont partager leurs expériences, évaluer le niveau de contrôle de l’afflux des produits dangereux en Afrique de l’Ouest et adopter des stratégies efficaces pour lutter contre le crime organisé transnational. Ils mettront un accent particulier sur la nécessité d’un contrôle de la qualité et formuleront des recommandations quant la nécessité d’une opération conjointe avec l’accord des pays. La criminalité pharmaceutique constitue un problème de santé publique dans le monde et en particulier en Afrique où les systèmes de santé publique et de sécurité sont fragiles.

Selon le directeur général adjoint de la police nationale, la circulation généralisée des produits pharmaceutiques illicites affecte négativement la santé et le bien-être des populations.

« Malgré les opérations de saisies effectuées par les services de la Police, de  la Gendarmerie et des Douanes, lesdits produits illicites circulent dans nos marchés d’où la nécessité d’une synergie d’action », a déclaré le  Contrôleur Général de Police Moussa B. Mariko.

Le chef du Bureau Central Mali/INTERPOL, le Commissaire Principal El Hadj Baba Wangara, a déclaré que la lutte contre le trafic illicite des médicaments nous amènera à mieux cerner le financement du terrorisme dans une coopération policière mieux outillée. « La rencontre me donne plus d’assurance pour la sécurité de nos territoires respectifs », a-t-il affirmé.

Thierry Tuina, Officier de renseignement criminel au Secrétariat Général d’INTERPOL, a affirmé que le trafic des faux médicaments procure une manne financière faramineuse aux organisations criminelles. Et que le trafic de médicaments illicites génère plus d’argent que le trafic de la drogue.

« On estime généralement que le trafic procure 500 milliards de dollars US aux organisations criminelles et les chiffres pourraient atteindre 200 milliards de dollars US. On estime que 15% des médicaments vendus en Afrique sont constitués de faux. Ce chiffre peut atteindre 50%  pour les produits contre le paludisme », a ajouté M. Tuina.

Il a rappelé que l’opération Heera 1 et 2, lancée en 2017 et 2018, a permis de saisir 450 tonnes de médicaments, estimées à 25 millions de dollars US, potentiellement dangereux pour les patients.