Archives for lundi 25 février 2019

Koulikoro : Les FAMa déjouent l’explosion d’une voiture piégée

Le Camp Boubacar Sada Sy de Koulikoro et le poste de contrôle de Maféya ont été simultanément la cible d’une attaque à la voiture piégée le dimanche 24 février 2019 à 3H du matin. Selon les témoignages recueillis sur le lieu, une roquette lancée depuis l’autre rive du fleuve, a explosé devant la grande porte du Camp où logent des instructeurs militaires de l’EUTM.

Au même moment un véhicule, pick-up bourré d’explosifs, a défoncé le barrage situé à l’entrée de Koulikoro sur la route de Banamba pour s’exploser à proximité du Camp Boubacar Sada Sy. Il y a eu plus de peur que de mal. Les quatre kamikazes et le véhicule 4X4  ont été détruits. Le bilan est de 3 morts, dont 2 assaillants, un civil et trois militaires légèrement blessés. La détonation de la voiture  du kamikaze a coupé le sommeil à la population de Koulikoro. L’électricité de la ville a été endommagée, des vitres soufflées. Le marché de la ville a été annulé hier pour des mesures de sécurité. La police scientifique contrôle la situation. Elle a délimité le lieu pour détruire le reste d’explosif.

Les ministres de la Sécurité et de Défense, le Général Salif Traoré et le Pr Tièmoko Sangaré se sont rendus le même jour sur les lieux du drame pour s’imprégner de la situation. Ils étaient accompagnés par le CEMGA, des chefs d’Etat-major et directeurs de services. Les deux ministres ont félicité les Famas et leurs alliés pour leur vigilance et ont rassuré la population que des mesures seront prises pour que ce cas ne se reproduise plus. Une enquête est ouverte pour démasquer  les auteurs de cet acte.

Le   Gouverneur de la Région de Koulikoro, Mamary Traoré invite la population  au calme. Il a souligné que la population doit collaborer avec les Fama pour faciliter leur sécurisation et leurs biens.

Le ministre de la Sécurité, le Général Salif Traoré a déclaré que cet attentat a été déjoué grâce à la vigilance des Famas et de l’EUTM. Le ministre Salif a signalé qu’aucun pays n’est à l’abri du terrorisme. Selon lui, la population doit collaborer avec les forces de sécurité pour rattraper tous suspects au sein de la population. Les dispositifs de sécurités seront renforcés en permanence.

Le ministre de la Défense, le Pr Tièmoko Sangaré a indiqué que son département mettra tout en œuvre pour renforcer la capacité opérationnelle des forces de défense. Selon lui, la population a un rôle important pour la neutralisation de l’ennemi sous toutes ses formes. Il a félicité les soldats maliens et ceux des forces étrangères pour leur professionnalisme. Le Mali est un pays en crise. Chaque malien doit apporter son soutien à l’armée pour la stabilité du pays, a-t-il indiqué.

Le Commandant de l’EUTM, le Général Mirow a affirmé que les soldats maliens et ceux de l’EUTM sont en étroite collaboration pour la sécurisation du Mali. Il se dit heureux quand à l’échec que l’ennemi a subi.

Visite du ministre d’Etat français au GIPN

Le ministre d’Etat français Laurent Nunez est venu s’assurer dit-il de la capacité opérationnelle de l’unité d’élite qui a bénéficié des formations des policiers français. Il a par la suite fait la remise symbolique des matériels militaires au Groupement d’Intervention. Des exercices de simulation d’attaque terroriste, la visite des locaux et la remise symbolique d’équipement ont été les temps forts.

Le Groupement d’Intervention de la Police (GIPN) est créé suivant l’Arrêté n° 2017-0403 / MSPC-SG du 23 février 2017.  Sa devise, « Servir sans faillir, ne jamais quitter ne jamais abandonner ». Il a un effectif considérable composé de commissaires de Police, d’officiers de police, et de sous-officiers.

Le GIPN a bénéficié des formations continues encadrées par les experts du FIPN-RAID au Mali et à l’extérieur. Grace à ces formations cette unité a des opérateurs professionnels en intervention de tirs, des négociateurs, des opérateurs en fouille ainsi que des snippers.

Le Groupement d’Intervention de la Police Nationale a pour mission de participer à l’escorte des détenus dangereux, troublant l’ordre public, de participer à la lutte contre le terrorisme et la grande criminalité, de participer à la recherche, à la filature et à la surveillance d’individus et de présumés terroristes. Cette unité est compétente sur toute l’étendue du territoire national. Le GIPN a également participé à la gestion de l’attaque terroriste du campement le Kangaba.

Le ministre d’Etat français, Laurent Nunez a déclaré que les éléments du GIPN ont suivi la formation avec dévouement. Il s’est dit impressionné du professionnalisme de cette unité. Selon le ministre français, le terrorisme n’a pas de frontière, il faut conjuguer les efforts pour mettre fin à ce fléau. Il a noté que le GIPN malien est bien entrainé et outillé pour relever le défi. Le ministre français a souligné que son pays va mieux équiper le groupement d’Intervention de la Police. Le directeur de la Police Nationale, l’Inspecteur Général Moussa Ag Infahi a remercié le ministre français. Le ministre français était accompagné ce samedi 23 février 2019 par des instructeurs français, des conseillers et des directeurs centraux de la police.

Flintlock 2019 : Les journalistes de media à l’écoute

Dans le cadre des activités de l’exercice multinational flintlock 2019, une conférence de presse a été organisée, le samedi 23 février 2019, à l’intention de la presse internationale et nationale du pays d’accueil qui est le Burkina Faso. La conférence a été animée par des officiers du centre des opérations et de l’Ambassadeur des USA résidant au Faso, Andrew Young. L’objectif était d’expliquer aux hommes de media, le but de flintlock. L’Ambassadeur des USA a souligné que flintlock 2019 vise à détecter et à déceler les menaces afin de répondre aux actes terroristes.L’ambassadeur déclare que son pays soutient le G5 Sahel à travers la contribution bilatérale afin d’augmenter la capacité et l’interopérabilité des forces de la sous-région.

Andrew Young a aussi rappelé que les exercices sont adaptés aux réalités de lutte contre l’extrémisme violent dans la sous-région.  Il a ensuite souhaité que les connaissances acquises au cours de ce flintlock servent efficacement dans la lutte contre ce fléau. Pour terminer, Il a enfin a précisé qu’il s’agit là des opérations intégrées avec plusieurs composantes civiles et militaires.

Cet exercice faut-il le rappeler est planifié avec les forces spéciales militaires des pays partenaires pour renforcer les relations et les capacités des nations transsahariennes. Il permet de traiter efficacement  les préoccupations régionales qui menacent la paix, la stabilité et la sécurité.

Des tirs de précision en situation extrême ont marqué la 12ème journée de l’évènement au camp de Loumbila, à quelques kilomètres de Ouagadougou.