REGIMENT DES COMMANDOS PARACHUTISTES : L’endurance des élèves parachutistes mise à rudes épreuves

Les élèves parachutistes du 331ème régiment de commandos parachutistes ont été soumis au test d’endurance ce vendredi 7 juin 2019, après les épreuves physiques d’hier. Ils ont couru 1 500 m, avec une charge de 11 kilogrammes au dos, sur la route de Kangaba (RN 26). Soit du poste de péage de Katibougou à moins de 50 m du carrefour du Centre National d’Entrainement Commandos de Samako (CNEC). Apres cette première étape, les futurs commandos para ont observé 20 minutes de pause avant de courir 8 km avec la même charge. Du carrefour du CNEC au carrefour du village de Samako. Ces épreuves testent l’endurance physique et la santé des élèves parachutistes.

Selon le lieutenant Mahamadou Bah, Instructeur de Troupes Aéroportées, les courses permettent de détecter les élèves aptes à suivre la formation de brevet parachutiste et de  remplir les ‘’missions commandos’’. «Nous sommes largués sur les arrières de l’ennemi, très loin, pour faire nos missions dans un laps de temps en utilisant le terrain » a affirmé le lieutenant Bah.

Ceux-là qui ne sont pas « aptes» sur le plan sanitaire et physiquement sont « purement écartés de la formation ».

2ème Classe Salia dit K. Sidibé

Terrorisme : les FAMa victimes d’EEI au centre du pays

Un véhicule d’une mission du Génie Militaire  a sauté, le 5 juin 2019, sur un Engin Explosif Improvisé (EEI). C’était aux environs de 12 heures. La mission était en provenance de Youwarou pour la destination de Dioura. Ce sinistre a fait deux morts et deux blessés.

331ème REGIMENT DES COMMANDOS PARACHUTISTES : Début des tests physiques pour le Brevet parachutiste

Les preuves physiques du test de brevet parachutiste ont commencé ce 6 juin 2019 au 331ème Régiment des Commandos Parachutistes(RCP) à Djicoroni-Para. Plus de 70 militaires, issus des contingents 2010,2013 et 2017, y prennent part. Ces  militaires ont été testés au saut de la fosse du lion, la barre fixe, les abdominaux, les flexions, les pommes, la corde, la course à pied  avec un camarade au dos et sans camarade sur une distance de 90 m. Pour réussir ce test, il fallait sauter les 2 m 60 de la fosse du lion sans y tomber dedans, faire 5 barres,45 abdominaux,15 pommes,30 flexions, grimper la corde de 6 m, courir les 90m( sans camarade) au maximum en 16 secondes et en 26 secondes (avec un camarade au dos).

Selon le sergent-chef Mory Siré Dia, Moniteur de Troupes Aéroportées(TAP), les différentes épreuves ont but de voir les capacités de tout un chacun, de donner une certaine flexibilité  et souplesse aux futurs commandos pour faire le saut. «Les éléments constatent eux-mêmes leurs lacunes. Et au cours de la formation, ils parviennent à corriger ces lacunes. Pour pouvoir sauter de l’avion, il faut avoir toutes ses facultés», a conclu le sergent-chef Dia.

Le soldat de 2ème classe, Daouda Samaké, a déclaré qu’au  331ème RCP, le sport est quotidien. Et d’ajouter que tout militaire qui pratique  quotidiennement le sport peut réussir au test sans difficultés.

2ème Cl Salai dit K. Sidibé

 

 

RCP : la 71ème promotion de brevet parachutistes

Au 33ème Régiment des Commandos Parachutistes le début de la formation de la 71ème promotion du brevet parachutisme a eu lieu ce mercredi 5 juin 2019. 147 soldats des contingents 2010, 2013, et 2017 prennent part à la phase de sélection. Pour cette formation certaines activités sont nécessaires. Elles sont entre autres la visite médicale, le test d’aptitude physique.
Pour le capitaine Mohamed Koné Directeur du centre, la visite médicale permettra de distinguer ceux qui sont aptes. Qui vont après être soumis à certaines épreuves sportives comme fosse 2,60m, appui tendu, barre fixe, grimper 6m, 8km en 1 heure, 90m libre en 16 secondes, 90m porté en 26 secondes, 1500m kl en 9 minutes, flexion et abdominaux. A l’issu de ces tests ceux qui réussiront vont faire la formation a ajouté le capitaine Koné.
Le directeur du centre a noté que la formation va durer 30 jours. Prodiguant des conseils aux jeunes qui reussiront, le capitaine leur demande d’observer la discipline et de suivre avec intérêt cette formation de brevet.
1ère Cl Sidi Mariko

Lutte antiterroriste : les FAMa tombées dans une embuscade à Diafarabé

Une patrouille des FAMa a fait l’objet d’une attaque ce jour 16 mai 2019 a Diakera aux environs de 12 heures.
Diakera est une localité située dans le secteur de Diafarabé (Mopti).
Au cours de cet accrochage les FAMa déplorent quatre morts.

Secteur Nampala La prompte réaction des FAMa fait fuir des bandits armés

Dans l’après-midi du samedi 22 juillet 2017, deux véhicules à bord des hommes armés ont ouvert le feu sur une mission de ravitaillement / relève de Léré à 20 Kms Nord-Ouest de Nampala. La riposte des FAMa a fait fuir les assaillants qui ont abandonné sur place du matériel de campement et des munitions sur place. Supposés appartenir à la Coordination des Mouvements Azawad (CMA), ils ont indiscutablement violé le cessez-le-feu et ont ensuite tenté de jalonner le convoi et l’entrainer dans un guet-apens.

Un panneau solaire, des batteries, des couchages et des chargeurs de pistolet mitrailleur saisis par les FAMa. Impact de balle sur parebrise camion Man transportant 20 Personnes de la relève montante.

PREPARATION SOMMET AFRIQUE-FRANCE : LES EXPERTS DE LA MINUSMA ET DU RAID FRANÇAIS RENFORCENT LES CAPACITÉS OPÉRATIONNELLES DE NOS FORCES DE SÉCURITÉ.

La cérémonie de fin de formation sur la protection rapprochée des hautes personnalités a eu lieu le vendredi 02 décembre 2016, dans l’enceinte de l’école Nationale de police.

Présidée par le directeur de la formation, le contrôleur Général Kononzé DAO. Plusieurs personnalités civiles et policières ont pris part à cette cérémonie.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la préparation du sommet Afrique-France. L’objectif était de préparer activement les forces de sécurité afin qu’il soit à hauteur de souhait.

Il s’agissait de deux sessions de formation. La première a regroupé 20 éléments dont une femme de la brigade Anti-criminalité. Durant 2 semaines les stagiaires ont bénéficié des experts de la MINUSMA le module 1 de l’accompagnement de sécurité. En effet le public a eu droit à des exercices de simulation dans différentes techniques telles que le triangle, le diamand, le cercle et le hérisson.

La seconde a vu la participation de 60 éléments du Groupement d’Intervention de la Police Nationale (GIPN) partie intégrante de la Force Spécial Anti-terroriste (FORSAT). Repartis en deux groupes de 30/30 chacun, les éléments de la GIPN-FORSAT ont durant 15 jours bénéficié des experts de la Police de la Recherche, Assistance, Intervention, Dissuasion (RAID) de la France des modalités de la protection de base, l’augmentation au cours du temps de la menace et du dispositif autour de la personnalité.

Au cours de cette cérémonie le public a assisté également à des exercices de simulation dans différentes techniques à savoir, faire une base en triangle de protection des personnalités hautement menacées tout en intégrant le système de véhicule sorti et évacuation.

Selon l’inspecteur principal Diakalia DIARRA stagiaire, cette formation les a permis d’apprendre les techniques nécessaires pour assurer la protection d’une haute personnalité. Pour lui cette démonstration prouve qu’ils sont suffisamment outillés et aguerris pour assurer la protection d’une personnalité face à n’importe quelle situation dangereuse à partir de l’usage du couteau, comme l’arme à feu et le déplacement à piéton ou du vehicule. Il se dit très ravi de participer à cette formation avec des instructeurs compétents et avec des techniques d’actualités.

Le formateur de la MINUSMA, le Commissaire de Police, Somavo YVES, a tout d’abord remercié les stagiaires pour leurs disponibilités car protéger une personnalité demande plus de disponibilité. Il se dit très satisfait du travail abattu des stagiaires durant la formation. Pour lui le travail d’un agent de protection n’est d’autre que le don de soi.

Pour le formateur du RAID français, Perric TESSIR, le niveau des stagiaires était très élevé et affirme avoir été très surpris du professionnalisme des apprenants.

Selon le Commandant de la BAC et du GIPN-FORSAT, le Commissaire Divisionnaire Youssouf BINEMA, cette formation a un grand sens et a une importance capitale pour le rehaussement du niveau de ces éléments. Pour lui les éléments formés sont aptes à faire cette formation et se dit fiers du niveau des stagiaires qui ont pu apprendre plusieurs techniques en 15 jours seulement.

Le Directeur de la Formation, le Contrôleur Général, Kononzé DAO, a affirmé que cette formation contribuera au renforcement des capacités opérationnelles de nos forces. Pour lui « les démonstrations auxquelles nous avons assistés nous rassure et prouve que nos éléments sont prêts à des modules de formations d’actualités ». Le Contrôleur Général DAO a nom du Directeur Général de la Police Nationale remercié la MINUSMA et le RAID français pour le transfert de compétences.

La remise symbolique des cadeaux offerts aux formateurs suivie des photos de familles ont mis fin à la cérémonie.

Youssouf SAMAKE, Stagiaire

Coopération : La mission EUCAP-Sahel Mali au chevet de la Garde Nationale

Dans ses missions de conseils et d’assistance à la formation et à l’équipement des forces armées et de sécurité, la mission EUCAP/Sahel Mali a remis mercredi 30 novembre 2016, de matériels didactiques, informatiques et gymnastiques et une salle de formation à la Garde Nationale du Mali.

Financé à plus de 25 millions de FCFA par l’EUCAP/Sahel Mali, ces matériels sont entre autres des ordinateurs, des imprimantes, des scanners, des tables pour ordinateur et des équipements sportifs de dernières générations. La cérémonie de remise s’est déroulée au camp des gardes à N’Tomikorobougou. Les représentants des chefs d’Etats-majors et directeurs de services, les anciens gardes, les conseillers de la mission EUCAP/Sahel Mali et plusieurs personnalités religieuses et coutumières étaient présents pour rehausser l’éclat de ladite cérémonie.

Dans son allocution, le Chef d’Etat-major de la Garde nationale, le colonel Ouahoun Koné a souligné que cette remise est un moment fort pour la Garde nationale en particulier et en général pour l’Armée malienne. Cette cérémonie consacre la remise des projets réalisés au profit de la Garde nationale au compte de l’année 2015 par la mission EUCAP/Sahel Mali, a-t-il soutenu avant d’affirmer que c’est le couronnement du bon partenariat entre la Garde nationale et la mission.

Il a aussi souligné que la Garde nationale du Mali, à travers la convention de partenariat paraphée et signée le 25 février 2015, a entretenu des liens de coopération étroits avec l’EUCAP. Cette coopération sincère et dynamique a permis la formation des cadres de la Garde, l’équipement en matériels didactiques et informatiques, la rénovation d’infrastructures, la réalisation des centres pédagogiques modulaires et la rénovation complète de la salle de sport.

Pour le colonel Ouahoun Koné, cette salle de sport est une fierté pour la Garde, les FAMa, leurs familles et les riverains. Pour terminer, il a, au nom de la hiérarchie militaire, remercié l’EUCAP/Sahel Mali pour tout son soutien en faveur des Forces armées et de sécurité tout en les rassurant qu’un bon usage en sera fait.

Quant au donateur, le Chef de la mission EUCAP/Sahel Mali, Son Excellence Albrecht Conze, pendant deux années de coopération intense et fructueuse, l’EUCAP/Sahel Mali continue de soutenir les forces de sécurité malienne. En plus de ses missions de conseils et de formation, la mission dispose aussi d’un budget pour venir au soutien des Forces armées et de sécurités maliennes avec quelques projets très ciblés dont-elle identifie au cours de leur collaboration d’où la réalisation de celui-ci, a rappelé M. Conze.

Pour lui, la réalisation et l’équipement des salles de sport et de formation vont ensemble, car la formation mentale est toujours suivie de la formation physique. Au nom de la mission, Albrecht Conze promet de concrétiser d’autres projets dans les prochains jours.

La cérémonie a pris fin par la remise symbolique de clefs au Chef d’Etat-major de la Garde Nationale, une visite guidée des lieux et un rafraichissement.

Sgt M. TANGARA et

A.BERTHE Stagiaire

Cynophile : une outille efficace contre les mines et explosives

La Direction Générale de la Gendarmerie Nationale a abrité, le mercredi 7 décembre 2016, la cérémonie de remise officielle par le service de l’action anti-mines des Nations Unies des Kits destinés à l’entrainement des chiens dans la détection des engins explosifs improvisés et mines.

Cette cérémonie hautement significative qui rentre dans le cadre du partenariat entre l’UNMAS et la Gendarmerie a enregistré la présence du Directeur Général de la Gendarmerie, le Magistrat Colonel-major Satigui Moro Sidibé et de ses chefs de services. Etait également présent, l’Adjoint au Directeur du Programme UNMAS, Monsieur Boutinaud.

Ces Kits au nombre de 4, exclusivement destinés à l’unité Cynophile de la Gendarmerie sont estimés à une valeur de 5,200 millions de franc CFA et se composent de produits utilisés dans la fabrication des explosifs dont certains sont répertoriés et d’autres non. En vue d’une meilleure utilisation des kits, une formation de binôme à savoir, le maitre chien et le chien est prévue pour Janvier 2017, qui s’étendra sur une semaine.

L’Adjoint au Directeur du Programme UNMAS, M. Boutinaud a déclaré que cette remise s’inscrit pleinement dans l’action vouée à l’UNMAS au Mali par la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU. Selon lui, les actions de l’UNMAS ne se limitent pas à la remise de matériels, mais passe également par la formation.

M. Boutinaud a souligné que l’UNMAS est plus que jamais déterminée au renforcement des capacités opérationnelles des forces de sécurité face à la récurrence d’actions terroristes avec l’utilisation d’Engins Explosifs Improvisés (E.E.I). Monsieur Boutinaud ajoutera que le malheureux évènement survenu à Gao aurait pu être évité si une unité cynophile équipée et entrainée était sur place. Cette unité aurait eu la capacité d’arrêter les terroristes avant d’atteindre leur cible. Il a exhorté les autorités de la gendarmerie à une bonne utilisation de ces matériels.

Le Directeur Général de la Gendarmerie nationale, le Magistrat Colonel/major Satigui Moro Sidibé a remercié l’UNMAS pour son soutien sur le plan formation et équipement. Il dira que ce geste est très significatif, car non seulement il va permettre de sauver la vie des hommes engagés sur le terrain, mais surtout celle des populations dont la protection est un crédo pour la gendarmerie. Le Colonel-major Sidibé a fait savoir que ce partenariat d’appui et de renforcement des capacités est salutaire pour la gendarmerie et l’armée en générale.

Profitant de l’occasion, le Magistrat Colonel-major Sidibé a fait savoir qu’avec le grand programme de restructuration de l’armée, il est prévu une délocalisation de certaine unité notamment, la PIGN, la cavalerie en unités méharistes et en particulier la cynophile dans les zones plus affectées par le terrorisme. Il a aussi mis l’accent sur un possible croisement de chien pour obtenir une race apte à s’adapter au climat local. Le Directeur Général de la gendarmerie ajoutera que le maillage du territoire nécessite sans nul doute la déconcentration de nos capacités opérationnelles.

L’allocution du Directeur Général de la Gendarmerie, le Magistrat Colonel-major Satigui Moro Sidibé a été suivie de la signature du procès verbal de remise des kits par les deux autorités.

Avant d’aller au rafraichissement, une présentation du contenu des kits a été faite au Directeur Général de la gendarmerie.

MDL/C Geneviève Diallo

Activités civilo-militaires des FAMa et Barkhane dans le secteur de Tombouctou OPÉRATION CHEVREUL A ACHARANE

Dans le cadre d’une assistance aux populations en nécessité et pour le renforcement des relations civil-militaires, les forces armées maliennes et Barkhane ont organisé du 10 au 14 novembre 2016, à Acharane (Tombouctou) des journées de consultation, de distribution de vivres et médicaments et autres produits de première nécessité. L’opération dénommée ‘’Chevreul’’ était placée sous la présidence du Lieutenant Daouda Sogoba en présence de plusieurs autorités militaires et civiles. Ces dons étaient composés des matériels didactiques, des parapluies, des t-shirts, des képis, des vivres et des médicaments.

La journée de consultation a eu lieu à l’école du village qui est toujours fermée depuis l’occupation à nos jours. A la veille, les forces armées avaient procédé à la sensibilisation et à la mobilisation des populations des villages environnants à venir se faire consulter et bénéficier gratuitement des médicaments.

Le chef de village, Abderrahmane Ag Mohamed Ibrahim a remercié les forces en présence pour ce geste symbolique et salutaire pour la population d’Acharane qui ne dispose jusqu’à présent d’aucun centre de santé. Selon lui, ces consultations permettront sans doute de soulager la souffrance des populations. ‘’La population de la localité est obligée de se rendre à Tintéloute, à 20 km de Tombouctou, pour des soins médicaux’’ a-t-il expliqué. Il a émis le souhait de voir l’armée pérenniser ces genres d’actions dans sa localité.

Selon l’un des bénéficiaires, Alalaouine Ag Hama, comme beaucoup d’autres, il se dit très heureux de la visite des FAMa et Barkhane qui ôtera une grosse épine des pieds des populations. L’un des responsables de cette opération, le Lieutenant Daouda Sogoba a précisé que ‘’Chevreul’’ s’inscrit dans le cadre de la protection des personnes et de leurs biens et marque la présence des forces pour rassurer les populations. L’opération a été caractérisée par deux volets : L’ACM et l‘AMP.

Le lieutenant Sogoba a précisé que le commandement militaire de la région est disposé à assister les populations avec des consultations et distributions gratuites des médicaments et et les genres d’activités seront poursuivis.

Caporal Alhassane ALDJOUMATI

OPERATION BOURKANE : Réduire la mobilité des groupes armés terroristes le long de la frontière Mali-Mauritanie

Dans le but de rechercher et neutraliser les groupes armés terroristes, l’opération tripartite ‘’Bourkane’’ engageant les forces armées maliennes, mauritaniennes et Barkhane ont menée du 16 au 30 octobre 2016 dans la partie Nord-Ouest du secteur N°3 au niveau du quadrilatère Lerneb, Léré et Foita-Hassitouil, côté mauritanien. Il s’agit de priver les groupes armés terroristes de leur liberté d’action dans cette zone.

La zone de l’opération Bourkane est une région où la criminalité est très présente et se manifeste par des attaques, des assassinats, des vols et des enlèvements. Les groupes armés terroristes tel qu’AlFurqan et AQMI s’adonnent à des exactions sur la population, des assassinats et des trafics de tout genre dans le but de s’établir durablement le long de la frontière mauritanienne. Ils n’hésitent plus à s’attaquer aux postes de sécurité comme à Nampala, Djoura, Léré. Ils ont une parfaite connaissance de la zone et bénéficient de l’appui d’une frange de la population.

Cette coopération a eu un impact positif sur le terrain car elle a non seulement donné une assurance aux populations à travers la lutte antiterroriste tout le long de la frontière avec la Mauritanie, mais a permis également d’assister la population de Lerneb à travers des actions ACM et AMP.

Durant deux semaines, les forces maliennes et barkhane d’un côté et la force mauritanienne de l’autre côté ont sillonné tous les points d’eaux, les hameaux, les campements et les endroits susceptibles de servir de zones de cache, de rencontre ou de dissimulation des groupes armés terroristes.

Selon le commandant du détachement malien, le Capitaine Noël Traoré, cette opération tripartite est d’autant plus importante qu’elle a permis de mener des fouilles des zones suspectes. Il a précisé que le passage de l’armée dans ces zones a rassuré les populations de leur engagement sans faille et a renforcé par la même occasion la collaboration entre les différentes parties.

Le détachement mauritanien a de son côté affirmé que ces genres d’actions doivent se multiplier entre les deux pays afin d’éradiquer les groupes armés terroristes le long des frontières.

Ainsi, la partie malienne et mauritanienne se sont réjoui de la réussite de l’opération qui a permis de repousser l’ennemi, réduire sa mobilité tout en recueillant des informations auprès des populations susceptibles d’être exploitées par ces groupes armés.

A la fin de l’opération, le commandant du centre des opérations du secteur N°3, le commandant Bekaye Samaké, commandant de l’opération tripartite a, au nom du commandant dudit secteur, le colonel André Koné, remercié les FAMa engagées dans cette opération. Il a en outre exhorté l’ensemble à l’unité et à la détermination.

Des attestations de reconnaissances ont été décernées aux éléments ayant participé à l’opération tripartite.

Il faut rappeler qu’à cette occasion, la population de Lerneb a bénéficié des distributions de vivres et de consultations médicales gratuites offertes par les FAMa et la force Barkhane.

Caporal Alhassane ALDJOUMATI

Le renforcement des capacités en ressources humaines de la justice militaire au menu des échanges.

Dans le cadre du renforcement de ses capacités, la Direction de la justice militaire a abrité mercredi 16 novembre 2016, l’ouverture des travaux de la 2ème conférence bilatérale sur la justice militaire entre les Etats-Unis d’Amérique et la République du Mali.

Elle était placée sous la présidence du Directeur Adjoint de la Justice Militaire, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou en présence de l’Attaché de Défense Adjoint des Etats-Unis d’Amérique au Mali, M. Matthew Thompson, du Directeur de l’Institut International des Etudes Juridiques (DLLS), le Colonel Steven Wei ainsi que d’autres autorités militaires et civiles.

L’objectif était d’échanger non seulement sur les expériences juridiques en matière de justice militaire entre les USA et le Mali mais aussi de sensibiliser et de vulgariser des textes de la justice militaire au Mali en vue de leur appropriation par la chaine de commandement.

Durant 2 jours, les exposés ont porté sur des thèmes spécifiques notamment la justice militaire un centre d’intérêt de soutien des USA aux forces armées maliennes ; l’importance de la justice militaire dans une armée professionnelle et le rôle du conseiller juridique opérationnel ; l’historique et le développement de la justice militaire au sein des forces armées maliennes ainsi que le droit international humanitaire.

Cette formation, 2ème du genre, se situe dans le continuum de plusieurs séminaires sur la justice militaire organisés par les Etats-Unis d’Amérique en prélude à la création des juridictions militaires. Elle intervient après celles tenues du 7 au 9 juin 2016 à Bamako et du 23 au 25 septembre 2016 à Newport aux USA sur la justice militaire.

Selon le Directeur Adjoint de la justice militaire, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou, ces formations traduisent la volonté des USA à travers la coopération bilatérale d’améliorer le système de justice militaire malien par le renforcement des capacités humaines dans le cadre du programme d’activités d’appui à la justice militaire au Mali.

Cet appui a été matérialisé par la formation de 2 magistrats militaires maliens à l’école du juge Avocat Général de Charlottesville et la présence de 2 autres stagiaires en droit des conflits armés à l’Institut International des Etudes Juridiques (DLLS), a-t-il indiqué.

Selon le Magistrat Colonel Hamidou, ces 2 formations ont permis de diagnostiquer le système de justice militaire malien en vue de déceler les insuffisances pour le rendre plus efficace et bannir l’impunité. Instrument de renforcement de la discipline, la justice militaire ne saurait être en marge de la réforme de notre outil de défense, a-t-il ajouté.

S’adressant aux participants, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou les a exhortés à plus de réactivité pour faire de ce séminaire un creuset d’échanges et de partage d’expériences au bénéfice du service public de la justice militaire afin de faire régner l’ordre et la discipline dans nos rangs, baromètre d’une justice militaire moderne.

Il a adressé ses sincères remerciements aux USA et à tous les partenaires du Mali pour leur appui constant et multiforme aux forces armées maliennes en général et à la justice militaire en particulier dans la lutte contre le terrorisme.

Tout en souhaitant plein succès aux travaux, le Magistrat Colonel Abdoulaye Hamidou a déclaré ouvert le 2ème séminaire bilatéral sur la justice militaire au Mali entre nos 2 pays.

Aviateur de 1ère Classe Oumar Bagayoko

Formation en stockage d’armes par coopération militaire allemande UNE VINGTAINE DE STAGIAIRES OUTILLES DANS LA GESTION DES STOCKS D’ARMES ET DE MUNITIONS

La Place d’Armes du camp Soundiata Keita de Kati a abrité le vendredi 25 novembre la cérémonie de remise de diplômes à 18 stagiaires ayant suivi une formation sur la gestion des stocks d’armes. Cette formation est le fruit de la belle coopération militaire existante entre le Mali et l’Allemagne. Elle a été dispensée par 08 instructeurs de la Bundeswehr et visait le renforcement des capacités des éléments chargés de la gestion des stocks d’armes des forces armées maliennes. La formation s’est étalée du 31 octobre au 25 novembre 2016.

La cérémonie était coprésidée par le directeur du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées (DMHTA), le colonel-major Moustapha Drabo et l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Mali, Son Excellence Dietrich Becker. Cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs cadres militaires allemands et maliens dont l’attaché de défense du Mali en Allemagne, le colonel-major Ibrahima Kansaye.

Le directeur de la formation, le capitaine Fatoumata Diallo a affirmé que la cérémonie était le sacre de la coopération bilatérale germano-malienne : elle porte sur la remise d’attestations aux stagiaires qui ont suivi une formation sur la gestion et la sécurité physique des stocks d’armes et de munitions. Selon elle, cette formation entre dans le cadre du programme de renforcement des capacités initié par la République d’Allemagne à l’égard de cinq (05) pays partenaires privilégiés dont le Mali.

Le capitaine Fatoumata Diallo a informé que la formation a duré deux mois avec un effectif de 18 sous- officiers et militaires de rang de l’Armée de Terre, de l’Armée de l’Air, de la Garde Nationale, du Génie militaire et du Matériel qui ont suivi avec grand intérêt les cours dispensés par huit instructeurs allemands. Elle a aussi signalé que ce stage est le début d’un long processus qui permettra à certains d’entre eux d’accéder à un niveau d’expert en armement et munitions.

Le capitaine Diallo a remercié les stagiaires qui sont venus de toutes les régions militaires. Elle a ajouté aussi que l’objectif est d’autant plus atteint car, les stagiaires étaient très déterminés et avaient surtout manifesté un réel amour pour ce métier à haut risque. Elle a exhorté les stagiaires à travailler comme préconisé par les instructeurs et maintenir la rigueur dans la gestion de leurs stocks. Ainsi Cne Diallo a souhaité bon retour dans leurs casernes respectives.

Le capitaine Fatoumata Diallo a également remercié les instructeurs allemands. Selon elle, chacun dans son domaine a donné le meilleur de lui-même. Elle a confirmé que leur maitrise en la matière prouve que leur choix n’est pas gratuit.

Elle a particulièrement remercié le Lieutenant-colonel Uwe ROMMEL qui, depuis prés d’une année a multiplié ses contacts avec la Direction du Matériel des Hydrocarbures et du transport des Armées, pour que ce jour soit. Pour terminer son intervention le capitaine Fatoumata Diallo a remercié les autorités de la Bundeswehr pour avoir facilité la tenue de ce stage. Elle rassure l’ambassadeur d’Allemagne que de leurs cotés, ils ne ménageront aucun effort pour que rayonne la coopération bilatérale germano-malienne. Elle a remercié en fin tous ceux qui de près ou de loin ont apporté leur soutien à cette formation.

L’ambassadeur d’Allemagne au Mali, Dietrich Becker a souligné que cette formation s’inscrit en droite ligne de la coopération bilatérale et de coopération militaire germano-malienne. Il a noté que cette coopération a atteint un très haut niveau. Il s’est dit fier d’avoir pu intégrer l’assistance des infrastructures et la formation dans cette coopération.

Son Excellence Becker a ajouté que l’initiative de cette formation est partie du fait qu’il a été constaté un manque de formation en gestion des stocks d’armes. Il a informé que son pays a commencé à réaliser des dépôts d’armes au Mali dont le premier est en cours de réalisation au centre d’Instruction Boubacar Sada Sy de Koulikoro. Il a noté que cette formation va améliorer la gestion et le stockage des armes et munitions. L’ambassadeur a conclu en précisant que la coopération militaire entre nos deux pays se renforce davantage.

Le directeur de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transports des Armées (DMHTA), le colonel-major Moustapha Drabo s’est réjouit que le domaine de matériel et de la logistique soit privilégié dans la coopération militaire entre nos deux pays et dans les 03 années à venir. Le colonel-major Drabo a indiqué que cette formation n’est qu’un premier pas et que la réalisation d’infrastructures et d’autres formations suivront.

Salimata Berthé (stagiaire)