G5 Sahel : passation de commandement

Le général de brigade Oumarou Namata Gazama du Niger succède au général de division Hanana Ould Sidi de la Mauritanie à la tête de la Force conjointe du G5 Sahel qui combat le terrorisme. La passation de commandement a eu lieu, le 17 août 2019, à la place d’Armes du 34ème Bataillon du Génie Militaire. Elle a été présidée par le président en exercice du Comité de Défense et de Sécurité de la Force Conjointe du G5 Sahel, le chef d’état-major général des armées du Burkina Faso, le général de brigade Moïse Miningou.

Etaient présents à cet événement le Chef d’Etat-major Général des Armées, le général de division Abdoulaye Coulibaly, les attachés militaires résidant au Mali et en Mauritanie, les directeurs de service, les partenaires (Barkhane-MINUSMA), plusieurs chefs militaires, entres autres.

Jusque-là chef d’état-major adjoint de l’armée de terre du Niger, le général Oumarou Namata Gazama remplace le général mauritanien Hanana Ould Sidi qui était en poste depuis un an. Ainsi, la Force Conjointe du G5 Sahel entamera son 3ème mandat, qui commence le 1er novembre 2019, sous le commandement du général Gazama. Officier de la cavalerie, il a eu à commander plusieurs escadrons blindés à Niamey, Zinder et dans les montagnes du nord du Niger. Etant le chef d’état-major tactique de la zone de défense numéro 5 de Diffa, il a mené l’une des plus grandes offensives meurtrières contre Boko Haram.

Né en 1963 à Koutoubou, dans la région de Dosso, le général Oumarou Namata Gazama est âgé de 56 ans. Il a incorporé dans l’armée nigérienne en 1985 étant soldat.  Le nouveau chef du G5 sahel a gravi tous les échelons de l’armée et a été promu général de brigade en 2018.

Le nouveau patron du G5 Sahel fait partie de la crème de l’armée nigérienne. Après les cours de perfectionnement des officiers en France, il a séjourné en Chine pour des cours d’état-major, puis au Nigeria à l’école de guerre. Il est aussi titulaire d’un Master en études stratégiques de guerre.

Le commandant sortant, le général Hanana Ould sidi, a souligné qu’il a débuté son mandat en septembre 2018 dans « un contexte pour le moins défavorable ». Selon lui, l’attaque terroriste du Poste de Commandement Interarmées de Théâtre (PCIAT) à Sevaré était dans toutes les têtes. Il a déclaré : « le défi posé d’emblée était de rassembler un personnel sans véritable attache et lui insuffler de nouveau le goût du travail en état-major et de tirer les leçons de l’installation du PCIAT ».

Le général Hanana Ould Sidi a poursuivi en disant qu’il a instruit une mission en octobre 2018 afin d’évaluer le potentiel opérationnel réel des bataillons et procéder au transfert d’autorité. « Je me réjouis qu’en dépit de l’insuffisance de certains équipements majeurs et soutien additionnel limité, neuf opérations ont été menées avec succès. Nous notons avec satisfaction l’attitude de plus en plus favorable des populations à l’égard de la Force Conjointe » a indiqué le général Ould Sidi.

Le G5 Sahel, crée en février 2014 pour lutter contre le terrorisme, le crime transfrontalier et le trafic d’êtres humains dans le Sahel, regroupe les Armées du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie. Pour parvenir à la pleine capacité opérationnelle, ces pays doivent fournir les 5000 hommes nécessaires à la Force. Malgré ses difficultés de financement, la Force Conjointe du G5 Sahel est opérationnelle. Alliance militaire et économique, son budget de fonctionnement est estimé à plus de 420 millions d’euros et ses opérations doivent s’étendre sur une bande de 50 kilomètres de part et d’autres des frontières communes aux cinq pays.

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