Exercice simultané interrégional

La France apporte son expertise à la lutte contre le terrorisme

Le Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile a animé le 16 Mai 2017 une conférence de presse sur l’exercice régional de simulation d’attentats par le Peloton d’Intervention de la Gendarmerie Nationale(PIGN). Cet exercice s’est déroulé simultanément au Sénégal, au Niger, au Burkina-Faso, en Guinée Conakry, en Côte D’ivoire et en Mauritanie.

Dans le souci constant d’amélioration et de perfectionnement de ses unités (Gendarmerie nationale, Garde et la Police nationale), le Ministère de la Sécurité a sollicité la force anti-terroriste(FORSAT). L’objectif est de préparer les agents à faire face aux attentats terroristes.

Les participants ont été invités à un retour d’expérience du 18 au 19 Mai 2017 à Dakar. Le programme comprend entre autres le Plan d’Action contre la Radicalisation et le Terrorisme (PART) du ministère français des Affaires étrangères et le Pacte de Sécurité de la Direction de la Coopération Internationale du ministère français de l’intérieur.

Cet exercice à double objectif vise d’une part d’éprouver l’inter- ministérialité de la lutte contre le terrorisme au niveau des pays participants et d’autres part, évaluer la coopération entre ces états pour faire face à la menace.

Pour le représentant du Ministre de la Sécurité, M. Bakoun Kanté, cet exercice régional est une initiative de l’Ambassade de France, pour voir comment nos états travaillent en cas d’attaque terroriste. Il s’agit de voir à l’interne comment les ministères travaillent ensembles dans la gestion des attentats. C’est pourquoi il se joue en deux temps dont la 1ère phase à Bamako et la 2èmeà Dakar pour le retour d’expérience.

A en croire M. Kanté, depuis l’attentat de l’hôtel Radisson le 15 Novembre 2015, les forces de sécurité maliennes notamment les forces spéciales sont formées et entrainées pour pouvoir faire face aux menaces, mais ces exercices ne sont pas médiatisés. Des exercices sont faits de façon séparée au niveau de la Gendarmerie, Police, Garde nationale et la Protection Civile enfin de sécuriser les périmètres, a-t-il expliqué.

Dans son allocution, le Procureur du Pôle Judicaire Spécialisé de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, M. Boubacar Sidiki Samaké a noté qu’il s’agit pour le cas de Bamako d’un attentat sur trois sites différents à savoir le village canne, l’école de police et le restaurant Afanti à l’ACI 2000. Le but était de voir l’inter-ministérialité du Mali dans la gestion des attentats terroristes. Il s’agit des ministères de la santé, de la communication, de la solidarité et de l’action humanitaire, des affaires étrangères, les Directions en charge de la sécurité et l’état-major de la Garde.

Il a remercié tous les partenaires particulièrement la France pour le geste d’amitié qu’elle témoigne à l’endroit de nos pays.

                                                                                                           MDL/ Aminata KONATE