Opération conjointe FAMa/Barkhane ‘’EYGAUX’’

Reconnaissance du village de "Inadiatafene" par les éléments français du Détachement de Liaison et d'Appui Opérationnel (DLAO3) d'Asongo et les forces armées malienne (FAMa), à l'occasion de l'opération "Eygaux", dans la région du Gourma au mali, le 3 août 2016.

Le 31 juillet 2014, l’opération Serval s’achève. Déclenchée le 11 janvier 2013 à la demande du gouvernement malien, celle-ci a mobilisé jusqu’à 4 500 soldats français. Cette intervention militaire a permis de stopper l’offensive djihadiste qui menaçait Bamako, de mettre fin à l’organisation industrielle du terrorisme qui s’était développée dans le désert du Nord Mali et de transférer la mission de stabilisation du Mali à nos partenaires maliens ainsi qu’aux forces de l’ONU (MINUSMA). Le caractère transfrontalier de la menace terroriste, notamment lié à la nature désertique de la zone sahélienne, requiert une approche régionale pour appuyer les forces armées des pays partenaires de la Bande Sahelo-Saharienne (BSS), renforcer la coordination des moyens militaires internationaux, empêcher la reconstitution de zones refuges terroristes dans la région. C’est dans cet esprit que l’opération Barkhane est lancée le 1er août 2014. Elle répond aujourd’hui à une triple logique : une logique de partenariat avec les pays du « G5 Sahel », cadre institutionnel qui regroupe depuis le mois de février 2014 la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Ces pays ont décidé d’apporter une réponse régionale et coordonnée aux défis sécuritaires, ainsi qu’aux menaces que font peser sur eux les Groupes Armés Terroristes (GAT) ; une logique de soutien à la MINUSMA, encadrée par la résolution 2 227 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui autorise l’armée française à intervenir en soutien d’éléments de la mission en cas de danger grave et imminent ; une logique de répons

Reconnaissance du village de « Inadiatafene » par les éléments français du Détachement de Liaison et d’Appui Opérationnel (DLAO3) d’Asongo et les forces armées malienne (FAMa), à l’occasion de l’opération « Eygaux », dans la région du Gourma au mali, le 3 août 2016.

Le 31 juillet 2014, l’opération Serval s’achève. Déclenchée le 11 janvier 2013 à la demande du gouvernement malien, celle-ci a mobilisé jusqu’à 4 500 soldats français. Cette intervention militaire a permis de stopper l’offensive djihadiste qui menaçait Bamako, de mettre fin à l’organisation industrielle du terrorisme qui s’était développée dans le désert du Nord Mali et de transférer la mission de stabilisation du Mali à nos partenaires maliens ainsi qu’aux forces de l’ONU (MINUSMA).
Le caractère transfrontalier de la menace terroriste, notamment lié à la nature désertique de la zone sahélienne, requiert une approche régionale pour appuyer les forces armées des pays partenaires de la Bande Sahelo-Saharienne (BSS), renforcer la coordination des moyens militaires internationaux, empêcher la reconstitution de zones refuges terroristes dans la région.
C’est dans cet esprit que l’opération Barkhane est lancée le 1er août 2014. Elle répond aujourd’hui à une triple logique :
une logique de partenariat avec les pays du « G5 Sahel », cadre institutionnel qui regroupe depuis le mois de février 2014 la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Ces pays ont décidé d’apporter une réponse régionale et coordonnée aux défis sécuritaires, ainsi qu’aux menaces que font peser sur eux les Groupes Armés Terroristes (GAT) ;
une logique de soutien à la MINUSMA, encadrée par la résolution 2 227 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui autorise l’armée française à intervenir en soutien d’éléments de la mission en cas de danger grave et imminent ;
une logique de répons

L’opération EYGAUX s’est déroulée du 31 juillet au 6 août 2016 et avait pour objectif de contrôler la région centre du Gourma. Planifiée et commandée par les forces armées maliennes (FAMa), elle a été conduite en partenariat avec les détachements de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) d’Ansongo et de Tombouctou de la force Barkhane.

Cette opération  s’est déroulée dans le centre du Gourma au Mali, secteur où demeurent présents les groupes armés terroristes. Conduite depuis un poste de commandement tactique franco-malien, elle a engagé cinq compagnies maliennes, soit environ 350 militaires, appuyés par les deux DLAO de la force Barkhane.

Après deux journées de mise en place, le groupement tactique interarmes malien Debo a débuté une reconnaissance offensive vers Inadiattafene, soupçonnée de servir de refuge aux groupes armés terroristes. Si la saison des pluies a compliqué la progression des unités sur le terrain, en transformant certaines pistes en cours d’eau infranchissables, la détermination des soldats maliens et les conseils de la population locale ont permis au détachement de poursuivre sa route.

Malgré ces conditions climatiques particulièrement rudes, les unités FAMa ont effectué plusieurs fouilles de villages, avec l’appui de Barkhane, ce qui représente des actions directes et dissuasives contre l’ennemi. Ces opérations coordonnées ont mis en avant les progrès accomplis dans le domaine de l’interopérabilité et du renseignement, tout en améliorant l’indispensable connaissance du terrain.

Entravant les agissements des groupes terroristes par leur présence dans la région, les forces armées maliennes ont surtout montré à la population qu’elle pouvait compter sur elles, et l’accueil a été souvent fort chaleureux. En effet, plusieurs actions en faveur des populations ont été conduites en marge des opérations strictement militaires, en particulier des aides médicales gratuites.

Les forces armées maliennes se félicitent de ces succès, qui concrétisent la notion de partenariat avec l’opération Barkhane. C’est d’ailleurs l’un des piliers de cette opération française, qui vise en priorité à accompagner les pays du G5 Sahel dans leur lutte contre les groupes armés terroristes dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne. Cette lutte conjointe, contre un ennemi commun passant d’un pays à l’autre, prend notamment tout son sens quand il s’agit de contrôler les espaces frontaliers. Unanimement soulignée comme une belle réussite par les FAMa et les soldats de Barkhane, l’opération EYGAUX appelle à reconduire très prochainement ce type d’opération conjointe.

Bamako, le 18 août 2016

DIRPA/Cell.COM  Barkhane