Ouverture d’un stage de renforcement des capacités des commandants des Régions Militaires à l’EMP L’armée de terre poursuit la préparation et la mise à niveau de ses cadres

Les sous chefs d’état-major de l’armée de terre ainsi que les commandants des régions militaires et assimilés participent depuis le 24 octobre et ce jusqu’au 29 octobre 2016 à un stage de renforcement des capacités à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye. Il s’agit d’un stage de recyclage couplé avec la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et le désarmement démobilisation et réinsertion (DDR).

L’objectif est d’échanger pour harmoniser les points de vue et renforcer les capacités des sous chefs d’état-major et des commandants des 08 régions militaires du Mali. La cérémonie d’ouverture de ce stage était présidée par le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel-major Abdrahamane Baby.

Le directeur des études adjoint de l’école de maintien de la paix, le colonel Issa Ousmane Coulibaly a souhaité la bienvenue au chef d’état-major et aux participants avant de signaler qu’ils ont voulu ce cadre d’échanges pour le renforcement des capacités des officiers de l’Armée de terre par rapport à certaines thématiques que sont la RSS et le DDR vue que notre pays a déjà amorcé la sortie de crise. Il a noté que ces deux thématiques sont indispensables pour la fin de la crise et le développement. Selon lui, ce stage est d’une importance capitale pour les cadres de l’Armée de terre.

Prenant la parole pour l’ouverture de la séance, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel-major Abdrahamane Baby a remercié l’école de maintien de la paix pour l’organisation de ce stage. Il a remercié aussi les uns et les autres pour les efforts déployés au profit du Mali et des forces armées maliennes. Il a ajouté que chacun travaille dans son domaine de compétence et qu’il encourage chacun à persévérer davantage dans ce sens.

Selon le CEM-AT, notre pays vit une situation assez difficile et nous mesurons la gravité de cette situation qui se caractérise par deux facteurs fondamentaux. Le premier c’est une fragilité sécuritaire inédite marquée par des menaces, des attaques, des vulnérabilités et cela est une donnée qu’il faut prendre en compte aujourd’hui, c’est une réalité de tous les jours qu’il faut gérer dira le colonel major Abdrahamane Baby.

Il ajoutera aussi que parfois, ces vulnérabilités sont dans notre capacité à faire un certain nombre de missions, d’où la nécessité de se remettre en cause. Pour lui, le second facteur est le contexte caractérisé par des opportunités parce que la crise elle-même est une opportunité, surtout que la réforme de l’Armée et l’accord de paix sont aussi des opportunités, qui sont là pour nous permettre d’amorcer un virage et remettre nos forces armées en perspective. Il a expliqué que c’est pourquoi, il est important que les cadres, à un certain niveau soient suffisamment imprégnés des réalités pour que nous continuions à réfléchir et à travailler dans le bon sens pour faire avancer notre pays, particulièrement les forces armées.

Le colonel-major Baby a souligné que dans le contexte de cette fragilité et d’opportunité, le rôle de l’officier reste central et qu’il s’agit d’une contribution de conception en donnant une lisibilité aux choses. Il a précisé qu’au niveau de l’Armée de terre, ils ont redéfini les priorités avec les commandants des régions militaires lors d’un séminaire tenu les 14 et 15 juillet derniers. Il a rappelé que sur les 05 priorités définies, ils étaient convenus que 03 étaient permanentes à savoir le renforcement de la confiance et la cohésion, l’instruction et la préparation opérationnelle (la raison d’être de l’Armée de terre) ainsi que l’organisation, la structuration et la maitrise de nos éléments au niveau de la logistique et de l’administration.

Le CEM-AT a signalé que dans le cadre des objectifs spécifiques, il est question de formation et de renforcement continu des capacités au niveau de son état-major, c’est à ce titre que des programmes de stages ont été lancés à tous les niveaux. Il a cité entres autres la 3ème formation des commandants d’unités, le 1er stage de recyclage des sous-officiers subalternes, le stage des sous-officiers supérieurs, la formation de mise à niveau des nouveaux sous-lieutenants et sous-officiers sortants de l’ESO et le présent stage.

Le colonel-major Abdrahamane Baby a affirmé qu’ils doivent s’investir pour des stages pareils afin de renforcer les capacités et qu’ils ont besoin aujourd’hui de renforcer leurs connaissances. Il a invité tous militaires de l’Armée de terre à retourner à ces stages. Ils constituent un cadre inédit d’échanger et d’aplanir les connaissances de certaines réalités et d’harmoniser les points de vue afin d’avancer. Selon le colonel-major, aujourd’hui, la tâche est rude et elle ne trouvera une solution que sur le long terme, d’où la nécessité de convenir sur des points de vue partagés et d’associer les mesures dans une cohérence afin d’établir des liens de générations.

A/C Nadege Dakouo