Archives for vendredi 5 janvier 2018

Attaque Terroriste à Samadougou (Mopti)

Le jeudi 4 janvier 2018, des terroristes ont attaqué le poste FAMa de Samadougou. Les FAMa ont riposté et repoussé les assaillants.Au cours de l’attaque, un militaire a été blessé. Après un échange de feux, la situation est sous contrôle des FAMa.

Nouvel an Le CEMGA au plus près de la troupe à Gao Appel aux populations

Lors de son séjour à Gao, le CEMGA avait un leitmotiv. Face aux populations ou aux personnels FAMa, le Général Bemba Moussa n’a cessé de le répéter. Les populations constituent le baromètre des opérations militaires. C’est elles les bénéficiaires. Cela leur impose aussi de soutenir et d’appuyer les FAMa en tout temps et tout lieu.

Le CEMGA invite à lui remonter tout cas d’abus documenté sans aucun esprit de vengeance. Aux personnels FAMa, il recommande courtoisie, professionnalisme dans l’exercice et l’accomplissement des missions de protection, de sécurisation des personnes et des biens.

Lors de cet entretien, deux images des FAMa ont été présentées. Pendant certains accusent les FAMa, d’autres les félicitent, les remercient et les encouragent pour leurs efforts quotidiens de protection et de sécurisation des citoyens à Gao et sur les axes routiers. Mais en réalité, les FAMa ne font que leur boulot en poursuivant, recherchant, arrêtant des suspects et en saisissant les engins, matière et armes. Du côté FAMa, l’on décrit la relaxe presque systématique des suspects interpellés sous prétexte qu’ils appartiennent à tel ou tel groupe.

Si des individus détiennent et utilisent des armes contre les populations, celles-ci ont un devoir de dénonciation. Faute de quoi, elles ne contribuent pas, ne facilitent aux FAMa de mieux les protéger.

A Gao, lors de la rencontre avec le Directeur de Cabinet du Gouverneur, le Maire, les responsables et représentants de communautés, d’associations et de groupes au gouvernorat, des témoignages ont été souvent pathétiques. Mais tous sont unanimes. Les principaux auteurs d’insécurité sont connus de tous.

Mais pourquoi pas de dénonciation ?

Les arguments divergent alors. Ce sont des protecteurs ou des défenseurs de telle ou telle communauté, soutiennent les uns. Non, ce sont plutôt des malfrats, rétorquent les autres. Nul doute, aujourd’hui à Gao, le banditisme est devenu un moyen existentiel.  Et tout le monde de conclure ou d’espérer que le processus en constitue un bon remède.

La lutte antiterroriste ressort en grande partie d’une mobilisation des populations dont l’engagement est indispensable.