Archives for jeudi 13 décembre 2018

Génie militaire : Des spécialistes contre l’EEI renforcés.

La cérémonie de fin de stage sur les Eléments Opérationnels de pollution et de Destruction (EOD1), s’est déroulée le jeudi 13 décembre 2018 au Centre National d’Entraînement Commando de Samanko (Bamako). Elle était présidée par le Directeur du Génie Militaire, le colonel major Boubacar Diallo.

Ils étaient au nombre de 30 stagiaires dont 21 éléments de la direction du Génie Militaire, 2 éléments de la Garde Nationale, 2 éléments de la Gendarmerie Nationale, 2 éléments de l’Armée de Terre, 1 élément de la Direction du Matériels, des Hydrocarbures et des Transports de l’Armée et 2 éléments de la Police nationale à prendre part à cette formation d’un mois.

L’objectif de cette formation était de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité sur les techniques d’identification, de détection, de destruction des mines, des munitions et des engins explosifs improvisés.

Le colonel Mamadou B Traoré, sous-directeur du Génie militaire a invité les éléments à donner le meilleur d’eux-mêmes. Des exercices ont eu lieu sur les connaissances apprises ainsi que des séances de tirs aux armes légères lors de la formation sanctionnée par des attestations.

1ère Cl Yacouba Traoré

Union Africaine : financement des opérations de la paix.

La  conférence de haut niveau de l’Union Africaine sur le Fonds de la paix s’est ouverte le 12 décembre 2018 à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. La cérémonie d’ouverture était présidée par le premier ministre du Mali, Soumeylou Boubèye Maïga.

Pendant 3 jours, les participants venus de 15 pays d’Afrique ainsi que les représentants des partenaires financiers échangeront sur le renforcement de l’efficacité des Opérations de Soutien à la Paix mandatées et autorisées par l’Union Africaine à travers le fonds de la paix.

Le premier ministre a déclaré que la conférence de Bamako sur le Fonds pour la paix est d’un intérêt important pour la sous-région.  A en croire le premier ministre Maïga, le manque de financement est un obstacle pour la mise en place des opérations de paix. Il a demandé aux participants de formuler des recommandations pertinentes pour le financement des opérations de maintien de la paix en Afrique.

M. Donald Kaberuka, représentant de haut niveau pour le financement de l’UA  et le Fonds pour la paix et ancien président de Banque Africaine de Développement, a déclaré que trois objectifs sont assignés au Fonds pour la Paix : la prévention des conflits, le déploiement immédiat après l’éclatement du conflit  et la gestion post conflictuelle de  la paix  avec l’ONU. Selon lui, le Fonds pour la paix est estimé à environ  80 millions de dollars US, un record depuis sa mise en place en 1993. Les objectifs pour les pays africains est d’atteindre un niveau de ressources de 100 millions de dollars US en janvier 2019 et plus de 400 millions de dollars US en 2021. Pour lui, l’Afrique ne peut pas rester dépendant des bailleurs de fonds. Le sous-secrétaire général pour les opérations au département des Operations de maintien de la Paix de l’ONU, Mme Bintou Keita a affirmé que l’UA est le principal partenaire de l’ONU dans la gestion des conflits sur le continent. Le général de brigade  Cheick Fantamady Dembélé, directeur de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Bèye de Bamako, a remercié les autorités pour le choix de l’EMPABBB   comme lieu de rencontre de la conférence.

2ème  Cl Salia dit K. Sidibé

Les groupes signataires de l’accord pour la paix au rendez-vous !

La deuxième session de la réunion de haut niveau sur l’opérationnalisation des actions prioritaires sur la Défense et la sécurité de l’Accord pour la paix et la réconciliation, présidée par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, s’est ouverte le mercredi 12 décembre 2018, à l’hôtel de l’Amitié de Bamako.

Pendant 3 jours les parties signataires de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali regroupées avec l’ensemble des acteurs de la vie politique et de la société civile vont échanger sur le bilan partiel des réalisations du programme DDR/Intégration (défis et perspectives). Ils vont du coup  élaborer des modalités et le calendrier de réintégration des déserteurs évoluant dans les rangs des mouvements signataires, définir le concept, la doctrine d’emploi, le mode de fonctionnement des Unités spéciales. Ainsi mettront-ils un point sur le processus de la Réforme du Secteur de la Sécurité sera fait.

Le Chef d’Etat-Major Général des Armées CEMGA, général de division M’bemba Moussa Keita, dans son mot de bienvenu s’est dit honoré pour la tenue de cette seconde réunion du genre. Il a salué la détermination du Président Ibrahim Boubacar Keita à faire de la mise en œuvre de l’Accord une priorité et a donné une impulsion nouvelle à l’application des dispositions essentielles de l’accord visé par la feuille de route du 22 mars 2018.

Sur le volet DDR, un total de 32 908 Ex-combattants, dont 13 019 candidats à l’intégration et 4 998 postulants à la réinsertion ont été enregistrés, affirme le Chef d’Etat-Major Général des Armées. Des travaux de sept des huit zones de cantonnement ont aussi été finalisés, poursuit-il.

Pour le général Keita, ces résultats sont remarquables mais il reste des défis de taille à surmonter, pour la restauration d’une paix durable au sein de la population meurtrie. Il invite les participants à une réflexion sincère, lucide et désintéressée pour la mise en œuvre de l’accord.

Quant à la Représentante Adjointe du Représentant Spécial des Nations Unies, Joanne Adamson, le bon déroulement du récent processus de DDR et d’intégration des unités mixtes du MOC et la signature du Pacte pour la Paix rassure et chemine vers une stabilité et une paix pérenne. Elle exhorte les participants, à garder à l’esprit les critères admis par toutes les parties signataire dans le « Mode Opération Cantonnement» et ainsi que les critères d’Intégration, agrées par tous en novembre 2017, afin que les travaux avancent.

Avant de déclarer la séance ouverte, le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré, a remercié les participants pour leur présence massive à cette réunion de haut niveau. Il a rappelé que lors de la précédente réunion, des recommandations fortes et pertinentes avaient été faites et qu’il s’agit d’opérationnaliser lors de ce deuxième forum. Il a aussi ajouté que malgré les enjeux politique et institutionnel, sécuritaire, économique et de développement, la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation reste le souci majeur des autorités du Mali. S’adressant aux participants, il reconnait leurs compétences et les invite à redoubler d’effort, parce que c’est une question vitale pour le pays qui a souffert.

2ème Cl Jacques Diarra

Pour la prolifération des armes légères, les décisions taillées sur mesure ont été prises pour contrer le fléau

C’est à l’issue des 3 jours de travaux à l’hôtel Onomo de la deuxième rencontre des représentants des Commissions Nationales en charge de la Lutte contre la Prolifération des Armes Légères de petit calibre et des forces de Défense et de sécurité des pays du Liptako-Gourma. Une rencontre mis en évidence pour appeler les pays membres à une lutte conjointe contre le fléau de la prolifération des armes légères.

A l’issu de cette rencontre de Bamako, les participants ont adopté plusieurs recommandations afin de contrer la prolifération des armes légères et de petit calibre, qui constitue aujourd’hui un véritable danger pour les pays du Liptako-Gourma, notamment le Mali, le Burkina et le Niger. Il s’agit de la nécessité de renforcer le partage des renseignements entre les trois pays, la nécessité de faire des rencontres transfrontalières, mais aussi de sensibiliser les populations locales sur les dangers de détentions des armes légères et de petit calibre.

Ainsi, la rencontre de Bamako a été  une étape importante pour l’atteinte des objectifs, ayant permis de discuter de la dynamique sécuritaire dans le Liptako-Gourma et  les actions conjointes qui doivent être menées le long des trois frontières. Les participants ont également estimé que le secrétariat permanent du Liptako-Gourma puisse avoir une action décisive dans la lutte contre les armes légères.

De quoi réjouir le secrétaire exécutif de la Commission Nationale de Lutte Contre la Prolifération des Armes Légères, le colonel-major Néma Sagara, qui a expliqué que tout le monde est conscient aujourd’hui du danger que représentent les armes légères. Selon elle, l’apport des autres forces de la sécurité est plus que nécessaire pour l’atteinte des objectifs.

MDL/C Dramane Dembélé