La Direction Générale de la Protection Civile, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a procédé, le vendredi 21 août 2026, au lancement officiel d’un exercice de simulation grandeur nature consacré à la gestion d’une situation d’inondation fluviale.
L’évènement s’est tenu sur la berge du fleuve Niger, à Badalabougou, en présence du Directeur Général adjoint de la Protection Civile, le Colonel sapeur-pompier Bakary DAO, ainsi que de plusieurs responsables des Forces de Défense et de Sécurité.

Cet
exercice de simulation, qui s’étendra sur trois jours, constitue une importante
opportunité pour le Centre National des Opérations d’Urgence de tester et de
consolider ses procédures d’alerte précoce ainsi que ses mécanismes de
coordination opérationnelle. Il permet également à la Plateforme Nationale de Réduction
des Risques et Catastrophes d’évaluer, dans des conditions aussi proches que
possible de la réalité, l’efficacité de ses outils, de ses plans et de ses
dispositifs de contingence face au risque d’inondation.
Dans
son intervention, le Directeur Général adjoint de la Protection Civile, le
Colonel sapeur-pompier Bakary DAO, a rappelé que la protection des populations
et de leurs biens contre les catastrophes constitue une mission régalienne de
l’État. Il a souligné que celle-ci est assumée avec l’appui des partenaires
techniques et financiers, des collectivités territoriales et de la société
civile.
Selon
lui, cet exercice grandeur nature vise notamment à éprouver la solidité de la
chaîne d’alerte, la rapidité de mobilisation des moyens de secours, la fluidité
de la coordination entre les différents acteurs, ainsi que la capacité des
structures d’intervention à assurer une prise en charge digne et efficace des
populations sinistrées. Il a, à cet effet, salué l’engagement de l’ensemble des
parties prenantes de la Plateforme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes,
dont la mobilisation des expertises, des moyens et des ressources a permis la
tenue de cette simulation.
De son côté, le 5ᵉ adjoint au maire du 5ᵉ arrondissement du District de Bamako, Mme Haïdara Oumou TOURE, a estimé que l’exercice constitue une véritable occasion de tester les dispositifs d’alerte, les mécanismes de coordination et les procédures de prise de décision des unités d’intervention. Elle a notamment insisté sur l’importance de tirer les enseignements de chaque étape de la simulation. « Chaque difficulté rencontrée, chaque retard constaté et chaque enseignement tiré représente une opportunité d’améliorer notre dispositif avant qu’une situation réelle ne survienne », a-t-elle souligné.

À
travers cet exercice, les autorités et les différents acteurs de la gestion des
risques entendent ainsi renforcer leur capacité collective à anticiper, décider
et agir rapidement et efficacement face aux inondations, afin de mieux protéger
les populations et leurs biens en période hivernale.
1
ère Cl Oumou Diakité
