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Sécurité : Les Chefs d’état-major des quatre pays membre du CEMOC évaluent ses missions pour lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière

La salle de conférence de l’hôtel Salam de Bamako a servi de cadre vendredi 28 octobre 2016 à la cérémonie d’ouverture de la réunion du Comité d’Etat-Major Opérationnel Conjoint (CEMOC). L’événement était presidé par le Président en exercice du CEMOC, le Chef d’état-major Général des Armées du Mali, le Général de Division Didier Dacko en présence du Chef d’état-major de l’Armée Nationale de la République Algérienne Démocratique et Populaire, le Général Zerrad Cherif, du Chef d’état-major Général Adjoint des Armées de la République Islamique de Mauritanie, le Général de Brigade Hanana Sidi Hanana, du Chef d’état-major Adjoint des Forces Armées de la République du Niger, le Général de Division Ahmed Mohamed ainsi que des chefs d’Etat-major et directeurs de Service.

L’objectif était d’évaluer l’évolution des missions assignées dans le cadre du processus de mise en œuvre des dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation afin de permettre au CEMOC de lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière qui affectent tous les Etats.

Le Président en exercice du CEMOC, le Général de Division Didier Dacko a indiqué que cette réunion du Conseil des Chefs d’Etat-major d’Algérie, du Mali de la Mauritanie et du Niger est la quatrième session qui se tient sur le sol malien et couronne la présidence malienne de ce conseil. Cette réunion donne l’opportunité de procéder à une évaluation d’espace après la relecture des textes de Mémorandum en janvier 2015 à Tamanrasset. Ainsi, le CEMGA a saisi cette occasion pour remercier ses homologues pour leur accompagnement tout au long de son mandat et leur exprimer dans la même veine sa profonde gratitude pour leur constante disponibilité et leur engagement pour faire aboutir les objectifs fixés.

Selon lui, il est important de souligner la mise en œuvre des nouvelles propositions entérinées lors de la rencontre du 16 Septembre 2015 à Tamanrasset, en ce qui concerne notamment la planification au niveau des commandements opérationnels et les patrouilles conjointes à exécuter le long des frontières communes, elles sont essentielles pour permettre au CEMOC d’engranger plus de résultat dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

La première réunion des Chefs de renseignements militaires tenue à Gao du 21 au 23 Décembre 2015 a participé à cette dynamique et a surtout permis d’échanger sur les activités des groupes terroristes dans les Zones Frontalières. « La recrudescence des activités terroristes, notamment à la frontalière Mali-Niger nous commande d’aller vers plus d’initiatives pour contenir l’action des forces négatives dont les objectifs demeurent le maintien d’un climat de terreur favorable à l’activité criminelle et illicite de toutes natures », a-t-il souligné.

Le Général Dacko a ajouté que les attentes du Mali par rapport au CEMOC restent grandes « en raison de sa situation géographique, car partageant une ligne de frontière avec les autres pays du champ de notre organisation, mais aussi du redéploiement imminent des FAMa au nord du pays dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger ». Il précisa que le Mali passera le témoin du comité d’Etat-major opérationnel conjoint à la République Islamique de Mauritanie qui présidera suivant les textes en vigueur aux destinées de l’organisation les 12 prochains mois.

Prenant la parole, le Chef d’Etat-major de l’Armée Nationale de la République Algérienne Démocratique et Populaire, Ahmed Mohamed a félicité le Général Dacko pour sa promotion et sa nomination à la tête de l’état-major Général des Armées du Mali.

Selon lui, depuis la dernière réunion du CEMOC tenu le 05 Mai dernier à Bamako, le concept sécuritaire demeure préoccupant « et par conséquent, c’est une situation qui nous interpelle à poursuivre la coopération et la coordination pour faire face à cette menace commune afin d’assurer une meilleure protection de nos frontières respectives ». Il a ajouté que son pays a déjà pris une initiative préventive pour poursuivre la réadaptation du dispositif déployé pour la sécurisation des frontières en fonction de la situation sécuritaire et transmet tous les renseignements obtenus à ses partenaires du CEMOC. Ces mesures ont donné comme résultat la neutralisation des terroristes, la récupération d’armes et de munitions ainsi que la saisie de grande quantité de stupéfiants particulièrement dans les zones frontalières en termes de lutte contre le terrorisme et la criminalité.

Le chef d’état-major Général Adjoint des Armées de la République Islamique de Mauritanie, le Général de Brigade Sidi Hanana a exprimé sa gratitude et sa reconnaissance pour la qualité de l’accueil et l’hospitalité. Il a rappelé que depuis quelques décennies, nos pays sont confrontés à une menace transfrontalière de la part des groupes armés terroristes au Sahel et les efforts consentis pour lutter contre les terroristes doivent se consolider d’avantage par une meilleure synergie d’action conformément à la volonté politique de nos pays. Pour lui, les rivalités politico-militaires de nos frères Libyens ayant engendré la présence du Groupes Islamo-Arabe, la recrudescence de la violence au sud du lac Tchad, la guerre en Syrie ainsi que le développement du pseudo état Islamique sont des situations chaotiques qui affectent la stabilité de nos pays. C’est pourquoi, nos forces de sécurité doivent désormais conjuguer davantage leurs efforts pour relever ces défis sécuritaires qui constituent une entrave aux projets de développement dans la zone. En perspective, il est persuadé que grâce à la volonté commune, le CEMOC a permis de pérenniser la confiance entre Armées et cette confiance ne doit pas nous permettre de baisser la garde car la menace est toujours présente.

Pour le Chef d’état-major Adjoint des Forces Armées de la République du Niger, le Général de Division Ahmed Mohamed, un accent particulier doit être apporté à la situation sécuritaire dans notre espace commune surtout que nos pays sont confrontés à la menace des groupes terroristes tels que boko-haram et autres que nous combattons énergiquement depuis quelques années avec l’aide de nos partenaires. Il a notifié qu’un autre foyer de tension auquel nous sommes confronté est le « chevron Libyen »qui est en train d’ébouillir depuis quelques années et Dieu seul sait ce qu’il va en sortir. C’est l’une des raisons qui fait que nous sommes préoccupés et demandons que des initiatives soient prises par le CEMOC pour palier à ce fléau.

Ailleurs, le Chef d’Etat-major Général des Armées, le Président du Comité d’Etat-Major Opérationnel Conjoint, le Général Dacko a fait savoir que c’est le lieu de remercier tous les Chefs d’état-major des quatre pays d’avoir fait le déplacement pour accroitre la capacité opérationnel de nos différentes pays frontalière afin de lutter efficacement contre le terrorisme et la criminalité. La cérémonie a pris fin par un dîner gala à l’hôtel Salam.

MDL Aminata Konaté

EMPABB : Clôture du Stage pour le renforcement de Capacité des Commandants des Régions Militaires

Les Commandants des Régions Militaires ont participé du 24 au 29 Octobre 2016, à un stage de renforcement des capacités à l’école de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye. La cérémonie de clôture était présidée par le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le Colonel major Abdrahamane Baby qui avait à ses cotes le Directeur des études adjoint de l’école du Maintien de la Paix, le Colonel Issa Ousmane Coulibaly ainsi que d’autres personnalités militaires.

L’objectif de ce stage était de renforcer la capacité des cadres de l’Armée de Terre à commander et à faire face à leurs responsabilités au sein des différentes régions militaires.

Le Directeur des études adjoint de l’Ecole de Maintien de la Paix, le Colonel Issa Ousmane Coulibaly a souligné que c’est la première fois que l’Armée de Terre saisi l’occasion que l’école offre aux forces Armées pour effectuer ce stage dans ses locaux. Il a noté que l’opportunité, l’initiative et l’appropriation sont des points clés pour cette formation. Il a précisé que l’opportunité est offerte pour le renforcement de la qualité de nos textes et le niveau des formations à travers la force Barkhane, la MINUSMA ainsi que l’EUTM. Le Colonel Coulibaly indiquera qu’en termes d’initiatives chacun joue un rôle important en apportant sa contribution en complémentarité. En ce qui concerne l’appropriation, il s’agit du détachement de certains éléments à l’école de Maintien de la Paix pour une durée déterminée qui peut être source de complémentarité pour le renforcement des capacités de nos Officiers, a-t-il dit.

Le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le Colonel-major Abdrahamane Baby a affirmé que dans l’adresse du 18 juin il avait exprimé ce qu’il croyait fondamental. Selon lui, il s’agit d’un élément essentiel pour la compréhension du système militaire et de ceux dont ils voulaient faire à l’issu de l’appel du 18 Juin sur des questions spécifiques. Il a signalé que les Officiers Supérieurs ont opiné, « ils ont traduit tout sur des documents écrits qui nous ont été transmis et nous avons exploité tous ces documents à l’issu du séminaire du 14 au 15 juillet dernier, il y a eu la vision intermédiaire avec des décisions initiales qui articulaient notre objectif et stratégie globale sur les spécifiques ainsi que nos priorités ».

Il a noté que les oreilles retournent à l’instruction et à la formation « laissons l’oreille aillée », c’est dans ce cadre que cette série de stages est née, le plus haut est en cours dont nous pouvons citer entre autres : le stage des sous-chefs d’Etat-major, les commandants RM et assimilés. Selon lui, Il a déjà eu trois stages pour le Commandants d’Unité élémentaires, le stage pour les sous-Officiers Subalternes, le stage pour les Sous- Officiers Supérieurs de niveau SOA- Chef de Section ainsi que le stage de recyclage pour les nouveaux Sous-lieutenants et sergents sortant de l’école qui sont actuellement à Ségala.

Par ailleurs, le Chef d’Etat-major de l’armée de Terre a déclaré que dès ce lundi les différents Chef de Corps DOPS rentrent pour un stage d’une semaine, structuré autour du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion DDR. Pour le Colonel/major Baby, il s’agit d’amener plus de prise de conscience et de responsabilité dans l’exercice de commandement. Il a conclu en invitant les participants à s’engager pour la réussite de ce séminaire.

MDL Aminata Konaté

Ouverture d’un stage de renforcement des capacités des commandants des Régions Militaires à l’EMP L’armée de terre poursuit la préparation et la mise à niveau de ses cadres

Les sous chefs d’état-major de l’armée de terre ainsi que les commandants des régions militaires et assimilés participent depuis le 24 octobre et ce jusqu’au 29 octobre 2016 à un stage de renforcement des capacités à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye. Il s’agit d’un stage de recyclage couplé avec la réforme du secteur de la sécurité (RSS) et le désarmement démobilisation et réinsertion (DDR).

L’objectif est d’échanger pour harmoniser les points de vue et renforcer les capacités des sous chefs d’état-major et des commandants des 08 régions militaires du Mali. La cérémonie d’ouverture de ce stage était présidée par le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel-major Abdrahamane Baby.

Le directeur des études adjoint de l’école de maintien de la paix, le colonel Issa Ousmane Coulibaly a souhaité la bienvenue au chef d’état-major et aux participants avant de signaler qu’ils ont voulu ce cadre d’échanges pour le renforcement des capacités des officiers de l’Armée de terre par rapport à certaines thématiques que sont la RSS et le DDR vue que notre pays a déjà amorcé la sortie de crise. Il a noté que ces deux thématiques sont indispensables pour la fin de la crise et le développement. Selon lui, ce stage est d’une importance capitale pour les cadres de l’Armée de terre.

Prenant la parole pour l’ouverture de la séance, le chef d’état-major de l’Armée de terre, le colonel-major Abdrahamane Baby a remercié l’école de maintien de la paix pour l’organisation de ce stage. Il a remercié aussi les uns et les autres pour les efforts déployés au profit du Mali et des forces armées maliennes. Il a ajouté que chacun travaille dans son domaine de compétence et qu’il encourage chacun à persévérer davantage dans ce sens.

Selon le CEM-AT, notre pays vit une situation assez difficile et nous mesurons la gravité de cette situation qui se caractérise par deux facteurs fondamentaux. Le premier c’est une fragilité sécuritaire inédite marquée par des menaces, des attaques, des vulnérabilités et cela est une donnée qu’il faut prendre en compte aujourd’hui, c’est une réalité de tous les jours qu’il faut gérer dira le colonel major Abdrahamane Baby.

Il ajoutera aussi que parfois, ces vulnérabilités sont dans notre capacité à faire un certain nombre de missions, d’où la nécessité de se remettre en cause. Pour lui, le second facteur est le contexte caractérisé par des opportunités parce que la crise elle-même est une opportunité, surtout que la réforme de l’Armée et l’accord de paix sont aussi des opportunités, qui sont là pour nous permettre d’amorcer un virage et remettre nos forces armées en perspective. Il a expliqué que c’est pourquoi, il est important que les cadres, à un certain niveau soient suffisamment imprégnés des réalités pour que nous continuions à réfléchir et à travailler dans le bon sens pour faire avancer notre pays, particulièrement les forces armées.

Le colonel-major Baby a souligné que dans le contexte de cette fragilité et d’opportunité, le rôle de l’officier reste central et qu’il s’agit d’une contribution de conception en donnant une lisibilité aux choses. Il a précisé qu’au niveau de l’Armée de terre, ils ont redéfini les priorités avec les commandants des régions militaires lors d’un séminaire tenu les 14 et 15 juillet derniers. Il a rappelé que sur les 05 priorités définies, ils étaient convenus que 03 étaient permanentes à savoir le renforcement de la confiance et la cohésion, l’instruction et la préparation opérationnelle (la raison d’être de l’Armée de terre) ainsi que l’organisation, la structuration et la maitrise de nos éléments au niveau de la logistique et de l’administration.

Le CEM-AT a signalé que dans le cadre des objectifs spécifiques, il est question de formation et de renforcement continu des capacités au niveau de son état-major, c’est à ce titre que des programmes de stages ont été lancés à tous les niveaux. Il a cité entres autres la 3ème formation des commandants d’unités, le 1er stage de recyclage des sous-officiers subalternes, le stage des sous-officiers supérieurs, la formation de mise à niveau des nouveaux sous-lieutenants et sous-officiers sortants de l’ESO et le présent stage.

Le colonel-major Abdrahamane Baby a affirmé qu’ils doivent s’investir pour des stages pareils afin de renforcer les capacités et qu’ils ont besoin aujourd’hui de renforcer leurs connaissances. Il a invité tous militaires de l’Armée de terre à retourner à ces stages. Ils constituent un cadre inédit d’échanger et d’aplanir les connaissances de certaines réalités et d’harmoniser les points de vue afin d’avancer. Selon le colonel-major, aujourd’hui, la tâche est rude et elle ne trouvera une solution que sur le long terme, d’où la nécessité de convenir sur des points de vue partagés et d’associer les mesures dans une cohérence afin d’établir des liens de générations.

A/C Nadege Dakouo

1er Symposium Annuel des Forces Armées de Terre Faire de l’Armée de Terre un rempart de la Défense Nationale

dsc_2300« Quelle analyse holistique pour observer la pertinence de ses options stratégiques retenues et envisagées dans le cadre de la restructuration de l’Armée de Terre en cours, en vue de s’ériger assurément en un véritable rempart confiant de la défense nationale à l’horizon 2025-2030 », tel était le thème du 1er Symposium organisé du 02 au 03 novembre 2016 au Mess des Officiers par l’armée de terre. La cérémonie d’ouverture était présidée par le Chef d’Etat-major général Adjoint des Armée, le Général Bemba Moussa Keïta qui avait à ses côtés le Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre, le Colonel-major Abdrahamane Baby, et plusieurs autres responsables de l’Armée.

En effet, depuis la crise sécuritaire et institutionnelle de 2012, l’Armée malienne s’est engagée dans une restructuration en profondeur visant à redéfinir le cadre législatif et règlementaire pour mieux s’inscrire dans une dynamique d’adaptation de nos forces, non seulement au besoin de Défense et de Sécurité de la Nation malienne, mais aussi à la configuration géostratégique globale.

Pour cette année, le symposium a été une occasion pour les participants d’évaluer les 05 objectifs que s’est fixé le chef d’état-major de l’Armée de Terre à sa prise de commandement. Ils sont entre autres, Réfléchir sur les aptitudes, les moyens et la capacité opérationnelle des armes de l’Armée de Terre ; Evaluer les formations et entrainements des armes et autres spécialités de l’A.T ; Cultiver et inculquer au sein de l’A.T une grande maitrise dans les spécialités et approches interarmes et enfin Mettre chaque année à la disposition de l’A.T un rapport pertinent sur les armes de l’Armée de Terre.

Le CEMAT, dans son allocution, a souligné que le SAFAT est un cadre de réflexion et d’échange sur les Armes, des formations, l’instruction, l’entrainement, la préparation et l’évaluation au niveau de l’Armée de Terre.

L’Armée de Terre est chargée de préserver l’intégrité du territoire nationale, de concourir à la Défense opérationnelle du territoire, de participer aux actions en faveur de la Paix, de l’assistance humanitaire et de participer à l’effort de développement économique social culturel de notre pays.

La loi d’orientation et de la programmation militaire 2015-2019, adoptée par la plus haute autorité politique en Mars 2015, et en cours d’exécution, est certainement une opportunité stratégique à optimiser. Cette loi offre une occasion réelle pour s’engager sur l’incontournable voix de processus de changement salvateur.

Déjà le 18 juin 2016, lors de la prise de commandement à Kati, il était question de leadership de l’Armée de Terre. Le Chef d’Etat-major, le Colonel-major Baby a encore ajouté que l’objectif globale était de réussir sur le réarmement morale et la réorganisation de l’AT en vue de disposer de dispositifs de combat plus opérationnels afin d’avoir des militaires et leurs familles vivant dans un cadre de vie amélioré. Il a affirmé que l’Armée de Terre compte des régiments mixtes désormais opérationnels et quelques régiments d’armes localisés presque partout sur le territoire national, certains de ces régiments ont leur liberté d’action encadrée par la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation dans notre pays.

A la clôture des travaux, le CEMAT a mis l’accent sur les 6 points essentiels, à savoir : l’effectif, la formation, l’Inadéquation formation-emploi, l’entrainement, le matériel et le leadership.

Le CEMAT a fait des suggestions portant sur le nivellement des effectifs en fonction du DUO, la reprise de l’instruction (DAPO- PAPO), l’appel du 18 juin du CEMAT, les différentes décisions du CEMAT, l’emploi des hommes selon leurs spécialités, l’évaluation par les structures de contrôle à travers les exercices, les manœuvres.

Enfin, le CEMAT a remercié tous les participants ayant fait le déplacement, avant de terminer par cette pensée d’un Philosophe qui disait « c’est de la discussion que jaillie la lumière ». Chaque homme a sa force en lui, a-t-il conclu.

MDL Aminata Konaté

L’EUTM Mali dispense des cours et du conseil aux FAMa à Kati.

image-0-02-05-e565b167d69dc9cee9a0009167e66f763f02f80d89c69cfd96b9f46198bc5ece-1vA la demande des Forces Armées Maliennes (FAMa), les instructeurs de la mission d’entraînement de l’Union Européenne au Mali (EUTM Mali) se sont rendus à Kati du 17 octobre au 16 décembre 2016 afin de dispenser formations et conseils à deux sous-groupements tactiques interarmes (SGTIA) des FAMa.

La grande majorité des formations sont habituellement données au centre d’entraînement de Koulikoro. Le troisième mandat de la mission d’entraînement de l’Union Européenne (mai 2016 – mai 2018) prévoit de décentraliser de plus en plus les formations vers les différentes régions militaires du Mali.

Cette nouvelle formation décentralisée appelée CMATT pour Combined Mobile Advisory and Training Teams (Equipes conjointes de conseil et d’entraînement mobiles) est façonnée spécifiquement aux besoins exprimés par les FAMa mais aussi par la Gendarmerie et la Garde Nationale.

Le but de ce CMATT est d’améliorer les capacités militaires de la troisième Région Militaire de Kati en fournissant du conseil spécialisé et de l’entraînement adapté avec un accent particulier sur les fonctions d’Etat-Major, l’organisation d’un poste de commandement et le leadership des cadres officiers et sous-officiers. Toute une série d’autres formations sont également au programme, notamment les tactiques et techniques utilisées par l’infanterie, la cavalerie, l’artillerie ou le génie mais également des cours plus spécifiques comme les premiers soins en opération, la neutralisation d’engins explosifs ou encore le droit humanitaire et des conflits armés.

Une autre priorité du CMATT est la formation qualitative des futurs instructeurs maliens pour qu’à terme toutes ces formations soient organisées, gérées et dispensées par des membres des FAMa à leurs compatriotes. Une vingtaine d’instructeurs maliens confirmés se chargeront d’ailleurs déjà de certaines formations pendant ce CMATT.

Au total plus de 350 membres des Forces Maliennes seront formés et conseillés par près de 40 instructeurs européens afin d’être encore plus autonomes.

Visite des députes de la commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale au MDAC La Loi d’orientation et de Programmation militaire au menu des échanges

dsc_0582Le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Abdoulaye Idrissa Maiga a reçu en audience, mardi 18 octobre 2016, les honorables députés de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale pour faire le point sur la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire.

A sa sortie d’audience, le Président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale, l’honorable Karim Keita a déclaré qu’ils étaient venus voir le nouveau ministre de la Défense pour faire le point sur la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire et échanger sur les urgences de cette loi. Ils ont aussi parlé du vecteur aérien et les différentes recommandations que la Commission Défense a eu à faire il y a un an concernant la LOPM et la création d’une direction de lutte contre le terrorisme. Selon l’honorable Keïta, quelques jours après le vote de la LOPM à l’Assemblée Nationale il y a eu l’attentat de ‘’la Terasse’’ à Bamako. C’est dire qu’il est urgent que l’armée se dote d’un centre d’études stratégiques permettant aux responsables militaires d’évaluer et analyser les situations géopolitiques qui entourent le Mali ou toute la sous-région et pouvoir anticiper les évènements.

L’honorable Keïta a ajouté que les députés ont aussi posé des questions concernant les attaques qui se sont déroulées au Mali et dans les pays frontaliers comme le Niger et le Burkina Faso. Selon le Président de la Commission Défense, la situation actuelle est bonne. Mais il faut rappeler qu’il y a une multiplication de tensions sur notre territoire. ‘’ L’Armée malienne que nous connaissons il y a 05 ans n’est plus celle d’aujourd’hui, elle est à pied d’œuvre. Elle est à saluer et à encourager. La situation n’est pas facile mais quand la motivation est là, il y a de l’espoir’’, a-t-il déclaré.

Il ajouta que la lutte contre le terrorisme n’est pas une chose facile surtout là où la France et les USA peuvent trébucher. C’est un fléau global et le Mali est un Etat en construction, une armée à restructurer, mais dans les grandes villes le terrorisme est presque éradiquer.

Cette rencontre s’est déroulée en présence entre autres de l’Inspecteur général des armées et service, le Général Gabriel Poudiougou, le chef d’Etat-major de l’armée de l’Air, le colonel-major Souleymane Bamba, du directeur de la DMHTA, le colonel major Moustapha Drabo, du directeur des Finances, le colonel major Nouhoum Dabitao.

Sgt Aly I. Maiga

Journée de l’Armée de Terre à Tombouctou: La zone de défense n°5 célèbre le 1er octobre

image-0-02-05-c930b383b755004e705213a592687eb049722d65b53a9e2e842f5c390d9f0b37-vA l’instar des autres régions militaires du pays, la Zone de défense N°5 de Tombouctou a fêté le 1er octobre consacré, journée de l’armée de Terre (JAT).

La commémoration a débuté par la revue de troupes par le commandant de zone de Tombouctou, le colonel André KONE suivi par celle du gouverneur de la région de Tombouctou, Adama Kanssaye. L’événement a réuni les autorités politiques, administratives, militaires et coutumières de la ville, ainsi qu’une foule nombreuse venue pour assister à l’événement. C’était dans l’enceinte du camp Fort cheik sidi Bekaye.

Le programme commémorant cette journée a portée sur la montée de couleurs, le dépôt de gerbes de fleurs au monument des morts, la lecture de la liste des militaires tombés sur le champ de l’honneur dans le secteur N°3 depuis la reconquête jusqu’à nos jours et la visite des stands ou quelques armes ont été exposés à la population.

Selon le Commandant de zone de Tombouctou, le Colonel André Koné, la journée du 1er Octobre symbolise la date de création de l’Armée de Terre.

Il a rappelé que ce jour est important car, c’est ce jour que les colons français ont évacué les bases militaires de Bamako, Kati, Gao et Tessalit, qu’ils occupaient du fait des accords franco-maliens signés à Paris le 22 juin 1960. Ceci a conduit à la mise en place d’une Armée de Terre dont le 1er Chef d’Etat-major fût le Capitaine Sékou TRAORE, a-t-il poursuivi.

Il a en outre expliqué qu’après sa création, l’armée a été déployée sur toute l’étendue du territoire avec la construction de camps et de forts militaires, dont Tombouctou en bénéficiant du camp Sidi Bekaye.

Le colonel André Koné a ajouté qu’actuellement, l’Armée de Terre est en pleine restructuration avec le soutien et l’assistance de la France, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Union Européenne à travers l’entrainement des GTIA à Koulikoro avant leur déploiement sur les théâtres des opérations. Puis de poursuivre que l’armée acquiert aujourd’hui de nouveaux matériels et augmente ses effectifs pour faire face aux nouveaux défis sécuritaires.

Cependant, son secteur est confronté à des actes de banditismes résiduels et à des cas de terrorisme avérés. ‘’Nous promettons de sécuriser les populations civiles et assister les personnes vulnérables dans la Région de Tombouctou. En revanche, nous demandons à tous les maliens de nous soutenir contre les ennemis du peuple’’ a-t-il rassuré

S’adressant aux militaires du secteur N°3, il les a exhortés à plus d’engagement et de détermination pour être à hauteur de souhaits des missions assignées.

Aux forces internationales présentes à Tombouctou, il les a remerciés pour leur sincère collaboration.

Cal Alhassane ALDJOUMATI

Célébration de la journée internationale de la Prévention des catastrophes à la Direction générale de la Protection Civile: Vers un plan cohérent de gestion stratégique des catastrophes?

dsc_0149Le 13 octobre consacré journée internationale de prévention des catastrophes a été commémorée cette année avec succès à la Direction Générale de la Protection Civile, et ce, à travers la remise officielle du Schéma National d’Analyse et de Couverture de risque (SNACR) au Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile

Placée sous la présidence du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Général Salif Traoré, cette importante journée a également enregistré la présence du représentant de l’Ambassade de France au Mali, attaché de sécurité intérieure adjoint, le Colonel Gilles LE BRAS ainsi que de différents représentants et directeurs de services chargés de la protection des personnes et leurs biens.

La Direction Générale de la Protection Civile étant le secrétariat permanent de la plateforme nationale pour la gestion des risques et catastrophes, est chargé de la coordination de l’ensemble des actions de prévention de catastrophes avec les autres partenaires techniques. C’est dans ce cadre qu’elle a sollicité et obtenu auprès de l’ambassade de France un appui conséquent, financier et technique pour l’élaboration du document intitulé Schéma National d’Analyse et de Couverture de risque (SNAC).

Ledit document, qui a été officiellement remis au Ministre Traoré par le représentant de l’Ambassade de France au Mali, le Colonel Gilles LE BRAS, donne essentiellement la photographie de l’ensemble de risques sur le territoire national, mais permet également de connaitre les moyens disponibles à tous les niveaux sectorielles notamment le gouvernement et les partenaires intervenants dans la résilience et d’identifier entre autres les risques naturelles mais aussi épidémiologiques.

Le Directeur Général de la Protection Civile, le Colonel Seydou Doumbia a soutenu que le SCNACR est un document capital dans la gestion des catastrophes. Il a noté que c’est le fruit d’un travail de 2 ans ayant impliqués toutes les structures techniques concernées à savoir la météo, l’hydraulique, les statistiques et les communautés. Pour le Colonel Doumbia ce dit document permettra de connaitre à tous les niveaux les catastrophes susceptibles de subvenir dans notre pays afin que des dispositions puissent être prises. S’agissant des catastrophes auxquelles notre pays fait face, le Colonel Seydou Doumbia a précisé qu’il s’agit de cas d’inondations, d’accidents, d’invasions acridiennes et de sécheresse. Il notera que cette année a particulièrement été marquée par les cas d’inondations et d’accidents.

Selon le Point Focal national pour la réduction des catastrophes, le médecin Commandant Fantamady Koné, le SNACR est un outil extrêmement important tant de prévision qu’opérationnel. Le Commandant Koné a précisé que c’est le partage dudit document avec l’ensemble des acteurs qui prime pour que chacun joue sa partition. Il a également notifié qu’en termes de mesures préventives, la sensibilisation, l’information, la mise en place au plus bas niveau administratif d’un comité de veille et gestion de crise qui ont été privilégiés.

MDL/C Geneviève S. Diallo

Alima Berthé stagiaire

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Cérémonie de remise de motos à la gendarmerie Nationale : L’Ambassade de France renforce la capacité de mobilité des services de la gendarmerie Nationale

dsc_0295La coopération entre notre pays et la France se porte à merveille. Cette remise de dix (10) motos Djakarta en faveur de la Gendarmerie Nationale en est l’illustration parfaite. C’était le mercredi 21 septembre 2016 dans l’après-midi dans la cour de la Direction Nationale de la Gendarmerie. Cette cérémonie était présidée par le Magistrat Colonel-major Satigui dit Moro Sidibé Directeur général de la gendarmerie, du lieutenant-colonel Fréderic Cost du bureau de coopération militaire de l’Ambassade de France au Mali et de nombreux Officiers de la Gendarmerie.

Dans son intervention, le Directeur Général de la Gendarmerie le Colonel-major Satigui dit Moro Sidibé a tenu à remercier la France en général mais surtout la coopération française en particulier pour son acte. ‘’Le geste est modeste mais très réconfortant et très porteur de résultats pour nous. La plupart des motos seront remises à la Division Synthèse et Renseignement (DSR) pour plus de résultat’’, a précisé le patron de la Gendarmerie.

Il estime que ce don permettra de combler les attentes de la hiérarchie en matière de recueil et de traitement de renseignement. Tout en reconnaissant que les motos ne suffisent pas mais permettront quand même de surmonter quelques difficultés. ‘’Cette donation va nous pousser à fournir des efforts exceptionnels’’, a-t-il laissé entendre.

Il se dit aussi prêt à chercher des motos auprès des partenaires pour doter les brigades de recherche de Bamako et de Kati. Tout en précisant que les autres services de recueil et de traitement de renseignement de l’intérieur ne seront pas oubliés. Le Magistrat Colonel-major Satigui dit Moro Sidibé a en outre rassuré les donateurs que les matériels seront judicieusement utilisés.

Pour sa part, le lieutenant-colonel Fréderic Cost a soutenu qu’il est convaincu que ces dix (10) motos seront utiles pour la division de renseignement de la Gendarmerie. Au nom de l’ambassade de France, il se dit très heureux de remettre ces matériels pour des causes légitimes. Il se dit également convaincu qu’au regard de l’excellente collaboration qui existe entre son pays et le Mali, que d’autres appuis viendront surement dans les jours ou les mois à venir.

MDL Dramane Dembélé

Coopération Mali-Espagne Le Ministre espagnol de la Défense l’Espagne insufflent du neuf dans leur coopération

dsc_0188Le ministre de la Défense Espagnole M. Pedro Morenès EULATE, accompagné d’une forte délégation en visite au Mali a été reçu en audience par son homologue malien Abdoulaye Idrissa Maïga le 18 octobre 2016.

Son vol est atterri vers 11h sur le tarmac de l’aéroport international Modibo Keïta. A sa descente d’avion, il a été accueilli par l’ambassadeur de l’Espagne au Mali, M. José Matres Manjo. Le ministre de la Défense espagnole a eu un entretien avec le ministre de la Défense malienne, M. Abdoulaye Idrissa Maïga.

L’objectif de cette visite de M. Pedro est entre autres d’appuyer le Mali dans le cadre de la stabilité de la situation sécuritaire, renforcer la présence de l’Union Européenne et pour soutenir notre effort du Gouvernement dans le processus de retour de la paix.

Au cours de son séjour, M. Pedro a rendu visite aux troupes espagnoles déployées au sein de la MINUSMA pour s’enquérir de leurs conditions de vie et de travail. Il a également saisi l’occasion pour féliciter le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Abdoulaye Idrissa Maïga pour sa nomination à la tête dudit ministère. Après les deux personnalités ont échangé des cadeaux.

Rappelons que c’est la 7ème fois que le ministre de la Défense espagnole, Pedro Morenès EULATE vient au Mali. C’est une chose qui, sans nul doute, permettra de renforcer la coopération.

Sgt M. TANGARA

MDL/ A. KONATE

Formation UNPOL à Tombouctou: La MINUSMA renforce les capacités des forces de sécurité malienne en protection rapprochée et escorte de convoi

image-0-02-05-e565b167d69dc9cee9a0009167e66f763f02f80d89c69cfd96b9f46198bc5ece-vLa police de la MINUSMA de Tombouctou a bouclé le vendredi 30 septembre 2016, une formation de deux semaines sur la protection rapprochée et l’escorte de convoi au profit des forces de sécurité malienne. Démarrée le 19 septembre 2016, cette formation a regroupé 24 éléments des Forces de Sécurité Malienne de Tombouctou à savoir, 2 de la police, 06 de la Gendarmerie, 05 de la garde Nationale, 05 de la protection civile, 05 de l’administration Pénitentiaire et 01 du stupéfiants.

L’objectif était de permettre aux stagiaires d’être capable de maitriser les méthodes et techniques en matière de protection rapprochée et escorte de convoi et d’acquérir des connaissances et d’expertise en la matière.

Cette formation permettra, selon les partenaires des forces de Sécurité malienne, d’acquérir des connaissances et d’expertise en protection rapprochée et escorte de convoi et de fournir à leur hiérarchie une protection de qualité. Selon eux, les techniques enseignées, notamment le triangle et triangle embarqué, permettront aux stagiaires de jouer pleinement leur rôle dans leurs missions de sécurisation.

La première technique (triangle) consiste pour les gardes de corps de former une ceinture de sécurité et en cas de menace, un garde de corps protège le chef pendant que les autres neutralisent l’ennemi.

S’agissant du technique triangle embarqué, elle consiste a embarqué le chef dans un véhicule lorsqu’une menace se manifeste. Ici, le garde de corps principal se précipite vers le véhicule avec le chef qui décolle automatiquement pendant que les autres essayent d’éradiquer la menace. C’est pourquoi aux dires des encadreurs, le chef sort toujours de la menace avec moins un garde de corps

Ainsi, le commandant de l’UNPOL MINUSMA de Tombouctou, le colonel Cherif Sami a souligné qu’il était important de former des agents en protection rapprochée surtout en ce moment de crise où l’insécurité demeure.

Quant au représentant des stagiaires, l’Adjudant Mamadou Diawara, il a remercié la MINUSMA et plus particulièrement l’UNPOL pour cette formation dont ils viennent de bénéficier, et promet que bon usage sera fait des connaissances acquises. Selon lui ils sont désormais bien outillés pour mener avec succès les missions qui leur seront assignées.

Pour le gouverneur de la région de Tombouctou, Adama Kanssaye, il a declaré que c’est le lieu de remercier les formateurs et principalement le chef de l’UNPOL qui ne cesse de développer des initiatives pour accroitre les capacités opérationnelles nos forces de sécurité.

Cal Alhassane ALDJOUMATI
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